Archive pour la catégorie 'Chiite'

Antoine Sfeïr fait le lien entre les derniers attentats de Bombay, la crise financière et le 11 septembre

La présence d’Antoine Sfeïr au Forum du journal arabophone « El-Chorouk », à Alger, le 28 novembre dernier a coïncidé avec les attentats de Bombay, en Inde. Ses interlocuteurs l’ont interrogé sur sa lecture des événements.

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Une volonté délibérée de déstabiliser l’Inde

Dans sa réponse, Antoine Sfeïr n’exclut pas un lien entre les attentats de Bombay et la crise financière et économique mondiale.  Il souligne en effet que « le terrorisme n’est pas un phénomène nouveau. L’Europe l’a connu dans le 19ème et 20ème siècle. Ce fut un terrorisme nationaliste ou idéologique, puis un terrorisme identitaire et culturel. Aujourd’hui, des Puissances occidentales ont inventé ce qu’elles appellent terrorisme islamique, dont les objectifs sont sournois. Car jusque-là, personne ne parlait de terrorisme catholique ou terrorisme religieux. Pourquoi lie-t-on aujourd’hui le terrorisme à l’islam ? Moi je refuse catégoriquement l’utilisation de ce terme, et personne n’a le droit de tuer des innocents au nom de Dieu ou de la religion. A-t-on identifié les terroristes ? Sait-on d’où viennent-ils ? Quelles sont leurs revendications ? L’Inde est devenue un pays puissant, avec une population qui dépasse le milliard d’individus, et a réalisé des bonds économiques importants. Cette puissance peut désormais rivaliser avec les Puissances économiques mondiales ».

Antoine Sfeïr  affirme que « la crise a débuté dans le secteur bancaire américain en septembre 2007. Pendant un an, les Américains n’ont rien fait pour la résoudre. Courant l’été 2008, la crise a éclaté. Les grandes banques américaines, avaient beaucoup d’intérêts en Inde, en Chine et dans les pays du Golfe depuis 2001. Avec la crise, ces banques risquent l’effondrement, et ont été rachetées par les banques de second rang. Ce qui menace les fonds indiens, chinois et arabes investis ».

« l’Inde est sur le point de signer un accord nucléaire avec les Etats-Unis. Ce facteur doit être pris en compte pour comprendre les attentats de Bombay. A ces nombreuses questions, je n’ai pas de réponse , mais je pense qu’il y a une volonté délibérée de déstabiliser l’Inde, pour l’empêcher de devenir une Puissance régionale économique, humaine, et nucléaire, qui menace l’Empire américain, lequel cherche à mettre la main sur l’ensemble du monde, économiquement, stratégiquement et militairement ».

L’Iran ne veut pas d’une bombe nucléaire ou des armes de destruction massive

A propos de l’Iran, Antoine Sfeïr indique que « la première chose que ferait le président américain Barack Obama, après sa prise de fonction en janvier prochain, serait de négocier avec Téhéran. Les deux pays ont des intérêts communs. L’Iran est entouré de pays sunnites et est contraint de trouver une protection contre ce danger grâce à un accord avec Washington ». Il ajoute également, que « l’Iran ne veut pas d’une bombe nucléaire ou des armes de destruction massive. Les Iraniens sont conscients que l’accès à ces armes conduit inévitablement à une course nucléaire avec l’Arabie saoudite et l’Egypte, soutenus par leur allié américain. Pendant la guerre Iran-Irak, le monde entier a soutenu Saddam Hussein, à l’exception d’Israël. Les Arabes sont victimes, depuis 50 ans, d’alliances stratégiques qui se sont nouées dans leur dos ».

Quant au conflit israélo-arabe, il est clos selon Antoine Sfeïr. Les Palestiniens ont été forcés d’accepter une solution à minima. Le conférencier est convaincu que « la stratégie des Etats-Unis vise à détourner l’attention vers l’Asie du Sud-est. Le conflit israélo-palestinien, malgré son importance, est sur le point d’être fermé. Ce qui explique que les médias occidentaux tendent à minimiser délibérément ce qui se passe dans l’arène palestinienne. Les massacres commis contre les palestiniens sont devenus des faits divers. »

La suite sur le nouveau site de Mecanopolis

Grande Messe judéo chrétienne contre le monde musulman

En ce mois de Mai 2008 en Israël, c’est la “grand’messe judéo-chrétienne”, à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de la création d’Israël.

Une grand’messe rassemblant le gotha de l’Organisation sioniste mondiale ainsi que les parrains et complices occidentaux de l’Etat sioniste, les Etats-Unis en tête.

Une grand’messe qui a les allures d’un véritable défi, lancé à plus de un milliard et demi d’hommes formant la grande Communauté des peuples musulmans à travers le monde. Un défi doublé d’une véritable forfaiture de la conscience morale, quand on pense qu’à quelques dizaines de kilomètres de là – à Gaza -, plus de un million et demi de palestiniens croupissent depuis des mois, dans le dénuement et la faim, dans la maladie et la misère, sous le blocus infâme d’une armée d’occupation criminelle, encouragée dans ces exactions quotidiennes par une indifférence internationale quasi-totale, qui se nourrit en premier chef, de la lâcheté inqualifiable des dirigeants politiques de nos pays arabes.
Des dirigeants politiques félons et corrompus, plus soucieux de préserver la pérennité sans gloire de leur pouvoir illégitime que de défendre leur dignité vis-à-vis des jugements sans appel de l’Histoire.

A commencer par l’exemple inqualifiable des dirigeants égyptiens qui ont lâchement fermé leur frontière aux palestiniens en se soumettant honteusement aux injonctions de leurs maîtres, les Etats-Unis et Israël.

Dans de telles conditions, comment ose-t-on encore parler ici ou là, de cette comédie des “négociations de paix” israélo-palestiniennes quand chacun sait qu’Israël est sourd à toute offre de paix depuis plus de trente ans, en prenant pour point de départ l’offre solennelle de paix exprimée en Avril 1974 par le défunt président palestinien M. Arafat – alors leader incontesté de la résistance palestinienne -, dans son mémorable discours prononcé du haut de la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Une comédie des négociations donc, qui a aujourd’hui sa propre partition: les pseudo “Accords d’Oslo”. Qui a son livret musical: “la feuille de route”. Et qui a même son “quartet”, en l’occurrence les Etats-Unis, l’Europe, la Russie et les Nations Unies….Une comédie des négociations en vérité, dont les paroles inavouables et les objectifs non écrits n’ont jamais fait de doute pour personne, à savoir:

1) donner bonne conscience aux gouvernements occidentaux, vis-à-vis de leur propre
opinion publique en escamotant leur complicité avec l’Etat sioniste;
2) tromper l’opinion publique internationale afin de la détourner de la tragédie vécue au
quotidien parle peuple palestinien;

3) donner le temps nécessaire à l’occupation israélienne pour lui permettre de consolider
ses extensions territoriales à travers l’implantation acharnée de nouvelles colonies de
peuplement en territoire occupé, afin de rendre totalement impossible l’édification
d’un Etat palestinien sur une multitude de bantoustans séparés par le serpentin du
mur de la honte et de l’apartheid;

4) casser la Résistance palestinienne et la discréditer aux yeux de son peuple, en lui
faisant porter la responsabilité des opérations criminelles lancées quasi
quotidiennement par l’armée sioniste à coup de bombardements aveugles, aériens et
terrestres, contre des populations civiles, tuant sans distinction, hommes femmes et
enfants.

C’est assez dire, qu’en dehors des crétins et des niais – et ils sont légion hélas -, il ne se trouvera pas un seul homme sensé, pour accorder le moindre crédit à cette farce des négociations dont les “parrains” – sans jeu de mots -, sont autant de courtiers patentés, au service d’Israël.
Il suffit de rappeler que Mme Rice, la Secrétaire d’Etat US, vient d’effectuer récemment son 15ème et tout aussi vain voyage dans la région, pour continuer à donner l’illusion – y compris à cette pauvre chose qu’on appelle “autorité palestinienne” -, qu’il y a encore quelque chose à négocier. Pas plus qu’il ne faille accorder la moindre importance, ni à cette baudruche qu’on appelle “initiative de paix arabe”, proposée par le quasi protectorat des Etats-Unis qu’est l’Arabie Saoudite, ni aux gesticulations simiesques des représentants d’une Ligue Arabe qui n’a même pas la dignité de protester, même pour le principe du geste, contre cette commémoration en grande pompe – et quasi internationale -, du 60ème anniversaire de la création de l’Etat juif.
Un Etat dont la raison d’être originelle a été – et demeure toujours -, de constituer dans cette région géostratégique du monde à plus d’un titre, qu’est le Moyen-Orient arabe, une zone d’instabilité permanente, dont les buts les plus évidents sont:

1.) Fragmenter les populations grâce au précepte éprouvé, “diviser pour régner” pour empêcher toute évolution socio politique et encore moins, tout processus institutionnel pouvant conduire à terme les pays arabes à une quelconque union politico économique – à l’image de l’Union Européenne par exemple -, malgré l’atout des puissants facteurs d’unité spirituelle et d’homogénéité linguistique et culturelle que représentent pour ces pays, l’Islam et l’Arabité;

2.) Favoriser l’accès de l’Occident, en tant que partenaire léonin, aux immenses ressources pétrolifères – 60% des réserves mondiales aujourd’hui -, ainsi que son contrôle sur les grandes voies géostratégiques d’approvisionnements maritimes – Détroit de Gibraltar, Canal de Suez et Détroit d’Ormuz entre autres – qui passent toutes par des pays arabes, de l’Atlantique à l’Océan Indien, via la Méditerranée et la Mer Rouge.

Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’Histoire en effet, on est toujours sûr de marcher sur les traces en rouge et en noir, d’un Occident belliqueux et conquérant. Une Histoire qui, depuis les interminables Croisades contre le monde musulman en Orient (1096 – 1270) est parsemée de conquêtes, de crimes et de massacres collectifs de populations innocentes. Il en a été ainsi pour les dizaines de millions d’Amérindiens exterminés dans les deux Amériques; il en a été ainsi pour les millions d’esclaves noirs de l’Afrique, morts d’épuisement sous leurs chaînes dans les plantations du Nouveau Monde; il en a été ainsi pour les millions d’autochtones massacrés tout au long des 5 siècles de la nuit coloniale en Afrique, en Asie ou en Australie.

Il suffit de rappeler les crimes de la colonisation française en Algérie.
Un Occident disions-nous, qui en moins d’un siècle de sionisme, de mensonges et de propagande, s’est découvert comme par enchantement, “judéo-chrétien” au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et à la veille de la spoliation de la Palestine. Comme pour effacer de l’Histoire, les crimes de cet Occident “très chrétien”, celui des Inquisitions et des pogroms contre les “juifs déicides”.

Comme pour faire oublier les camps d’extermination nazis et les chambres à gaz qui n’étaient pas le fait des Arabes et/ou Musulmans, mais des crimes commis par de bons chrétiens germaniques et autres européens, blancs aux yeux bleus…..Et c’est le peuple arabe de Palestine, soumis à la terreur, aux massacres et à l’exil, qui va servir de compensation expiatoire, non seulement gratuite mais “utile” pour un Occident impérialiste et cynique, qui n’a aucun état d’âme, en commettant une infamie pour réparer une autre infamie.

Un Occident dont la conscience – à supposer qu’il lui en reste -, doit probablement le torturer, devant la dignité exemplaire et la résistance inflexible du peuple palestinien toujours debout – 60 ans après la “nakba” -, malgré l’oppression et les crimes quasi quotidiens de l’armée d’occupation sioniste. Une dignité et une résistance qui forcent l’admiration, le respect et la fierté de toutes nos populations arabes, en suscitant chez elles une profonde aspiration à la dignité, à la liberté et une formidable stimulation de leur volonté de résister à toutes les formes d’arbitraire, de tyrannie et d’oppression, avec en prime, un ressentiment légitime qui va grandissant, aussi bien contre le sionisme et ses suppôts de l’Occident que contre nos propres régimes politiques, définitivement discrédités.

Des régimes arabes dont le silence lâche et la félonie manifeste, aussi bien à l’égard de la cause palestinienne qu’à l’égard des guerres en Irak, en Afghanistan ou au Liban, ont fini par encourager une poignée de gourous éthyliques, mués en prêtres du sionisme chrétien et néoconservateur, officiant dans les officines de Washington ou de Londres, de Tel Aviv ou de Paris; à concocter des projets qui prétendent redessiner à leur manière, les cartes de “leur Grand Moyen-Orient” à la gloire d’Israël, mais aussi – et probablement surtout -, à la gloire des “majors” des grandes multinationales du pétrole et des industries des canons et de la mort. Le tout, soigneusement emballé dans cette hallucinante théorie messianique et eschatologique du sionisme chrétien.

Oubliés bien sûr, “les juifs déicides” de la catéchèse d’antan, la haine – doublée de crainte – de la renaissance de l’Islam aidant.
Même ce pauvre président français M. Sarkozy y est allé de sa propre nouvelle carte, en proposant lui, un projet d’Union Méditerranéenne, manifestement destiné à faire diversion, en créant de fausses attentes et de fausses “négociations” sur du vide sidéral….
Se laissant même aller l’autre jour, jusqu’à étaler publiquement à Tunis, les ratés de la grande intelligence qu’on lui prête, en se livrant au jeu favori du coq gaulois juché sur un tas de fumier et chantant sur le mode “les français n’ont pas de pétrole mais ont des idées”….Navrante attitude insultante, de la part d’un Chef d’Etat – même s’il est coutumier de la chose -, une attitude qui laisse en tout cas planer de sérieux doutes sur la qualité de cette “intelligence française” que M. Sarkozy se propose de troquer contre la main d’œuvre maghrébine, de ce coté-ci de la Méditerranée. Comme quoi, ce cher George Bernard Saw avait bien raison de noter dans l’une de ses “Maxims for Révolutionists”:

“On ne naît pas roi. On le devient par une hallucination collective”….

Mais revenons plutôt à cette magnifique Résistance de ce peuple palestinien qui refuse de désespérer de reconquérir tôt ou tard, ses droits légitimes sur ses territoires spoliés. Tant il est vrai qu’Israël n’est ni plus ni moins qu’un fait colonial.

Même en considérant que nous avons affaire ici à un fait colonial spécifique, dans le sens où cet Etat – greffon pratique une espèce de colonisation mercenaire, c’est à dire “par procuration”, pour le compte de l’Occident et de ses intérêts stratégiques, en entretenant un état permanent de crises et de désordres socio politiques dans la région.

A charge bien entendu pour ses commanditaires occidentaux, de lui assurer la couverture stratégique – à l’exemple de l’aide française à l’armement nucléaire d’Israël -, ainsi que le potentiel militaire avec sa logistique, en plus des aides économiques et financières de toutes sortes et dont les Etats-Unis fournissent plus des trois quarts et les pays de l’Union Européenne le reste. Le tout se montant selon certaines revues spécialisées, à plus de 13 milliards de Dollars (moyenne annuelle depuis l’année 2002), mis à part les aides non déclarées.

C’est assez dire qu’il ne s’agit pas ici de spéculations. Nous sommes réellement en présence du déroulement d’un véritable projet de domination géopolitique et stratégique de longue main préparé.
Il suffit de convoquer l’Histoire en rappelant en effet, comment en 1907, le Président du Conseil Britannique Camille Bitterman a constitué une Commission officielle dont les membres étaient d’éminents historiens et sociologues européens.
Cette Commission avait pour mission d’étudier les moyens susceptibles de perpétuer la prépondérance impérialiste britannique dans le monde. Lors de la première réunion de cette Commission, Bitterman prononça une allocution. Il y déclara notamment ceci:

“Les empires se forment, s’agrandissent et se stabilisent un tant soit peu, avant de se désagréger et de disparaître….Avons-nous un moyen d’empêcher cette chute, cet effondrement ? Nous est-il possible de freiner le destin du colonialisme européen actuellement à son point critique ? En fait, l’Europe est devenue un vieux continent aux ressources épuisées et aux intérêts émoussés, alors que le reste du monde encore en pleine jeunesse, aspire à plus de science, d’organisation et de bonheur….” (”Le conflit israélo-arabe” in – Numéro Spécial de la Revue Les Temps Moderne n°253 Bis, page 225 – Juin 1967).

En réponse à cette question qui exprimait clairement les craintes des impérialistes britanniques quant à leur avenir, la Commission élabora un important rapport. Celui-ci soulignait

“la nécessité de lutter contre l’union des masses populaires dans la région arabe ou l’établissement de tout lien intellectuel, spirituel ou historique entre elles” (ibid) – et préconisait – “la recherche de tous les moyens pratiques pour les diviser autant que possible”.(ibid).
Comme moyen d’y parvenir, le rapport suggérait:

“l’édification d’une barrière humaine puissante et étrangère à la région – pont reliant l’Asie à l’Afrique – de façon à créer dans cette partie du monde, à proximité du canal de Suez, une force amie de l’impérialisme et hostile aux habitants de la région.”
(ibid)

Plus tard, à l’issue de la deuxième Guerre Mondiale, c’est Winston Churchill, apôtre de l’impérialisme britannique – qui venait de passer le témoin aux Etats-Unis -, qui devait déclarer de son coté:

“Si nous avions la chance d’assister de notre vivant à la naissance d’un Etat juif, non seulement en Palestine, mais sur les deux rives du Jourdain, nous verrions se produire un évènement absolument conforme aux intérêts réels de l’Empire.” (ibid)
Bien entendu ce vœu aura été largement exaucé depuis….Car, si le Nouvel Empire n’est plus britannique à présent mais américain, ses intérêts et ses objectifs restent les mêmes et sont aujourd’hui d’autant plus clairement affichés que l’ère de “la guerre froide” née de la bipolarité idéologique et géostratégique d’antan, a laissé place à un quasi monopole de superpuissance aux Etats-Unis dont la propension impérialiste naturelle a été exacerbée avec la prise du pouvoir politique suprême par cette véritable secte des néoconservateurs.
Une prise du pouvoir à la hussarde, par suite du mémorable coup de force institutionnel et procédurier qui a gravement entaché la crédibilité morale des élections présidentielles américaines de novembre 2000, qui allaient faire George W. Bush le Président qui allait inaugurer le 21ème Siècle. C’était comme si les gourous du clan des néoconservateurs avaient quelque rendez-vous impératif et secret, d’ordre éminemment eschatologique avec l’Histoire….Du moins l’ont-ils laissé accroire.

Et en fait d’Histoire, il y a eu les attentats du 11 Septembre 2001, qui allaient donner le signal du déclenchement de cette nouvelle ère des Croisades qu’on appelle commodément aujourd’hui, “la guerre contre le terrorisme” – avec ou sans qualificatif d’islamiste ou d’international, selon les besoins du moment…..Une espèce de “slogan-argument” qui n’en finit pas de faire recette depuis.

Un slogan-argument qui n’en finit de justifier en effet, toutes les horreurs des guerres de l’Occident en Afghanistan ou en Irak, au Liban ou en Somalie et au Darfour.
Un slogan-argument qui n’en finit pas de justifier toutes les violations des Droits de l’Homme et toutes les tortures physiques et morales comme dans le Camp de Concentration de Guantanamo ou dans la prison d’Abou Ghraïb.
Mais aussi hélas, dans tous les centres de détention et autres lieux de torture implantés dans nos propres pays arabes..

Un slogan-argument qui n’en finit pas d’être invoqué par l’armée d’occupation sioniste en Palestine pour se livrer quasi quotidiennement à des assassinats programmés, ciblant les leaders et les résistants palestiniens, ainsi qu’à des crimes de guerre caractérisés, contre les populations civiles innocentes, y compris des femmes et des enfants.
Un slogan-argument enfin, qui constitue du pain béni pour nos régimes dictatoriaux et mafieux qui – jouant contre leurs propres peuples, de l’appui implicite de leurs protecteurs occidentaux -, n’hésitent plus aujourd’hui, à lancer l’anathème de terrorisme contre tout opposant sérieux, contre toute tentative citoyenne de constituer dans nos pays, de vrais mouvements démocratiques et d’authentiques partis d’opposition qui ne soient pas des partis godillots, à la solde du pouvoir, comme dans notre propre pays, l’Algérie.

Impérialismes mafieux et dictatures corrompues du monde entier, unissez-vous contre les peuples ! Tel semble être aujourd’hui le credo de l’idéologie dominante….

Cependant, et contrairement à l’impression de pessimisme qui pourrait se dégager d’une telle analyse de la situation d’injustices et de violences, prévalant aujourd’hui dans le monde, on a confusément le sentiment que “çà ne peut plus durer”

Et que ni les lamentations et les pleurs des centaines de palestiniennes penchées sur les cadavres de leurs enfants – voire de leurs bébés -, déchiquetés par des obus de chars ou des roquettes d’avions; ni les corps blessés et meurtris dans les camps de la torture, en Israël ou en Europe, à Guantanamo ou en Irak, ni les enlèvements massifs suivis d’exécutions extra judiciaires par des brigades de la mort, sévissant dans la plupart de nos propres pays; ni les attentats préfabriqués tuant aveuglément des centaines d’innocents; ni tant d’autres infamies qui semblent s’acharner contre les faibles de ce monde…ne pourront rester sans expiation historique.

Il y aura nécessairement à travers le monde – et en tout cas dans nos régions -, des bouleversements socio politiques radicaux dont nul ne peut prévoir, ni l’ampleur, ni l’intensité, ni la durée. Mais une chose est sûre, ces bouleversements socio politiques seront à la mesure des injustices, de l’arbitraire et des infamies à réparer. C’est ce qu’on appelle la Justice Immanente. Et cette Justice-là, passera.

C’est une nécessité incontournable qui n’a jamais été démentie par les enseignements de l’Histoire.

>Liban : Encore un coup manqué pour les Américano-sionistes et leurs complices libanais

Ce qui vient de se passer à Beyrouth fait partie d’un plan fomenté par les américano sionistes et leurs complices au sein du gouvernement illégal de la Bande des 4, Saniora, Saad Hariri, Samir Geagea et Walid Jumblatt, pour plonger le Liban dans une nouvelle guerre civile. Les américano sionistes n’ont pas digéré la défaite de l’armée israélienne l’été dernier, contrecarrant sérieusement leur plan hégémonique au Moyen Orient et ont redoublé d’efforts depuis pour déstabiliser le Liban, car pour Tel Aviv comme pour Washington, la route de Téhéran passe toujours par Beyrouth et Damas.

D’abord il y a eu l’assassinat par le Mossad de l’un des principaux dirigeants du Hezbollah, le commandant en chef Imad Moghniyeh, en Syrie début 2008, avec notamment la complicité d’un dirigeant libanais qui, selon l’ancien chef des services secrets israéliens, Aaron Zeevi Farkash, leur a fourni une photo du vrai visage de Moghniyeh (ce dernier était connu pour adopter, par mesure de sécurité afin de déjouer toute tentative d’assassinat, de multiples déguisements et maquillages). Le garde du corps de ce dirigeant libanais avait été formé par Moghniyeh. Lorsqu’on a demandé à Farkash si c’était Jumblatt, il a répondu « pas de commentaire ». Pourtant plusieurs analystes israéliens ont parlé du rôle joué par Jumblatt dans cet assassinat, disant qu’il avait fourni à Israël des informations sur les déplacements de Moghniyeh, via un officier libanais, un de ses fidèles, employé dans un service de sécurité. Le commentateur TV israélien, expert sur le Moyen Orient, Ehud Yaari, a corroboré ce qu’a sous entendu Farkash en disant : «un parti anti-Hezbollah libanais, ainsi que le chef des forces de protection de Walid Jumblatt, Hisham Nasreddine, ont joué un rôle dans l’assassinat du commandant en chef de la Résistance libanaise, Imad Moghniyeh, Jumblatt attaquant verbalement ce dernier, 3 jours avant son assassinat par le Mossad ». Un autre expert israélien pour le Moyen Orient, Benhas Anbar, a confirmé cette information en disant : « il n’y a pas l’ombre d’un doute, le Mossad a assassiné Moghniyeh grâce à une vaste coopération de certains groupes libanais qui ont des intérêts qui rejoignent les intérêts israéliens, dont Walid Jumblatt, qui a violemment attaqué Moghniyeh. »

Ensuite, en avril 2008, plus précisément le 25 avril 2008, les Sionistes avaient prévu d’assassiner le Secrétaire Général du Hezbollah, Sayyed Hasan Nasrallah, mais cette opération, impliquant des forces spéciales libanaises et des services secrets étrangers, a été annulée à la dernière minute. Ces forces spéciales libanaises avaient pour mission de traquer et diriger des tirs israéliens aériens sur la « cible «. Un officier de haut rang israélien a confirmé que les forces aériennes de même que des unités navales anti missiles avaient reçu des ordres d’état d’alerte maximum ce 25 avril. Cette information vient confirmer ce que la chaîne de TV israélienne TV10 a révélé. Elle a dit qu’Israël a annulé au dernier moment une opération extrêmement secrète, seulement connue d’un nombre très restreint de responsables de l’armée et des services secrets. L’expert militaire israélien, Shai Hazkani, a dit à TV 10 que le Hezbollah avait eu vent de l’opération via des écoutes téléphoniques, ce qui a poussé ensuite l’armée israélienne à interdire l’utilisation de téléphones portables par les officiers et soldats israéliens. Farkash, interrogé sur l’annulation de cette opération visant à assassiner le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hasan Nasrallah, a répondu « je ne sais pas pourquoi, mais tuer Nasrallah n’était pas impossible, étant donné la présence de milliers d’informateurs libanais travaillant pour les Américains. Tout est perdu maintenant. 3 ans d’efforts par des groupes internationaux et arabes pour collecter des renseignements ont été anéantis en une nuit. La plupart des agents de renseignements ont quitté Beyrouth, et les Libanais ne sont plus en mesure de se déplacer sous couvert de leurs activités quotidiennes, chacun selon son rang, dans les services de sécurité. L’Occident a perdu énormément quand le Hezbollah a surpris leurs alliés.

Walid Jumblatt et Samir Geagea se sont rendus récemment aux Etats-Unis, ce dernier ayant été reçu en grande pompe par le lobby pro sioniste juif américain. Les « Forces Libanaises » de Geagea – qui a un long passé fasciste, lui et ses Phalanges Chrétiennes, de collaboration avec les Sionistes pendant la guerre du Liban 1982-2000, et notamment dans les massacres de Sabra et Shatila -ont été formées par l’armée israélienne, comme l’a dit l’ancien chef des renseignements israéliens Farkash, annonçant d’ailleurs ce qui s’est passé ces derniers jours « Israël a fourni aux hommes des forces Libanaises (de Samir Geagea) le meilleur entraînement qu’il soit et ils apparaîtront dans les confrontations futures. Les combattants des Forces Libanaises tiendront le plus longtemps possible face au Hezbollah, mais elles seront finalement vaincues ». Walid Jumblatt quant à lui, a participé à des rencontres secrètes à Washington avec le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, et Moshe Kaplinski, sous chef d’état major. Lors de ces rencontres, Jumblatt s’est plaint auprès des Israéliens qu’ils n’aient pas réussi à écraser le Hezbollah lors de la guerre de l’été 2006.

Walid Jumblatt rend d’énormes services aux renseignements israéliens

Jumblatt est à la tête du parti druze libanais, le Parti Socialiste Progressif, ce qui explique le soutien dont il bénéficie de la part de l’Internationale Socialiste et des socialistes français qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez en matière de politique étrangère en ce qui concerne le Liban, comme on la vu avec les déclarations récentes de soutien à Jumblatt de Bertrand Delanoé.

Jumblatt a souvent publiquement fourni des informations sensibles concernant la Résistance Libanaise à Israël, par médias interposés. Ses discours constituent depuis longtemps une forme de collaboration ouverte avec le renseignement israélien, tant sur le plan politique que sur le plan militaire. L’étincelle qui a provoqué l’embrasement de ces derniers jours, c’est lui qui l’a allumée. Jumblatt quelques jours avant les violents accrochages à Beyrouth, a accusé la semaine dernière le Hezbollah d’avoir crée un réseau parallèle de communications, livrant des détails de ce réseau. « Des communications relient Beyrouth au Sud Liban à la Bekaa à l’Ouest et à la région de Jizzeen de même qu’à Baalbek et Hermel ». « La chose la plus dangereuse c’est que le ministre des télécommunication libanais a découvert que le Hezbollah a étendu son réseau de communications à travers le Liban pour protéger le Hezbollah des écoutes US et israélienne. » a révélé l’expert israélien sur le Moyen Orient, Oded Granot, en écho aux déclarations de Jumblatt.

Le Hezbollah considère ce réseau de communications comme une protection contre des attaques américano sionistes, notamment contre ses cadres, et comme une stratégie indispensable à la Résistance Libanaise, ce qui lui a d’ailleurs été particulièrement utile l’année dernière lors de l’attaque israélienne contre le Liban. C’est la décision du gouvernement fantoche de Saniora de déclarer ce réseau illégal, et d’exiger son démantèlement qui a déclanché les affrontements, le Secrétaire Général du Hezbollah répondant qu’il s’agissait là d’une déclaration de guerre. Le provocateur c’est bel et bien Jumblatt, c’est lui qui, en jetant de l’huile sur le feu, a suscité la réaction de ce gouvernement dont lui et Geagea tirent les ficelles en coulisse pour le compte des américano sionistes.

Une autre information que Jumblatt a fourni aux israéliens sur un plateau d’argent, concernait l’acheminement d’armes à la Résistance libanaise, via la Syrie, Jumblatt exigeant que le contrôle de la frontière entre la Syrie et le Liban passe sous contrôle international. Au cours de l’une de ses nombreuses interviews, Jumblatt s’est interrogé tout haut : « hier, quelques 20 camions remplis d’armes sont entrés au Liban. Pourquoi ses armes et munitions sont-elles envoyées au Liban via la frontière libano syrienne ? » Bien sûr les israéliens n’ont pas manqué de se saisir de cette information pour envoyer des avions de reconnaissance, un prétexte pour violer une nième fois la souveraineté aérienne du Liban, et en écho aux déclarations de Jumblatt, d’exiger plus de fermeté de la part du CSONU.

La rhétorique détaillée utilisée par Jumblatt sert de base aux discussions stratégiques militaires entre l’armée sioniste et américaine. Ainsi Jumblatt a-t-il évoqué des zones de sécurité et des points de passage entre la Bekaa et le Sud : «Le Sud est une zone, Baalbek-Hermel en est une autre, et c’est la même chose pour Jizzeen et le Mont Liban ». Le ministre des transport israélien, Shaul Mofaz, qui a été ministre de la Défense sous Ariel Sharon et avant cela chef d’état major de l’armée israélienne, a utilisé ces informations au cours de sa récente visite à Washington pour ses entretiens avec les militaires américains dans le cadre des rencontres dites de « dialogue stratégiques » qui ont lieu régulièrement.

C’est aussi Jumblatt qui a le premier attirer l’attention sur l’aéroport de Beyrouth, accusant le Hezbollah d’avoir place une caméra pour espionner la piste d’envol utilisée par les jets privés de hauts responsables, et de contrôler ainsi le trafic aérien sur cette piste, insinuant qu’il pourrait s’y produire des incidents sécuritaires voire des assassinats. Samir Geagea avait fait les mêmes allusions auparavant. Ces prophéties semble plutôt une indication que les forces étrangères avec la complicité de certains collaborateurs libanais sont de nouveau à l’œuvre pour planifier de tels actes et les exécuter en pointant un doigt accusateur en direction du Hezbollah, qui visé, pourrait être traduit devant le Tribunal International prévu pour juger l’affaire Hariri et d’autres affaires d’assassinat au Liban. Cette accusation de Jumblatt a conduit le gouvernement fantoche de Saniora à demander la révocation du brigadier général à la tête de la sécurité de l’aéroport, Wafiq Shqeir, réputé proche du Hezbollah. C’est la deuxième étincelle qui a mis le feu aux poudres et provoqué les affrontements.

Les médias ont accusé le Hezbollah d’être à l’origine de ces affrontements relayant la propagande américano sioniste, mais, si on suit la chaîne des évènements et discours des agents provocateurs libanais, Geagea et Jumblatt, et les complicités dont ils bénéficient chez leurs partenaires de la Coalition actuelle au pouvoir dite du 14 mars, Saniora et Saad Hariri, on voit qui sont les vrais responsables et coupables. Mais comme l’a dit Farkash : « nous avons conseillé la CIA de ne pas compter sur Walid Jumblatt ou Saad Hariri, parce que nous les avons testé en 2006, et ils se sont révélés incapables face au Hezbollah ». Et c’est effectivement ce qui s’est passé ces derniers jours, leur tentative pour déclancher une deuxième guerre civile au Liban, en accusant le Hezbollah d’en être responsable, a échoué.

Ce qui s’est joué sur le terrain se résume ainsi: mercredi des manifestations pour protester contre l’augmentation des prix ont dégénéré en affrontements entre factions des différents partis. Le gouvernement de Saniora en a profité pour prendre ces décisions hostiles au Hezbollah (illégalité du système téléphonique, ordre de démantèlement, et révocation du brigadier général Wafiq Shqeir). Le secrétaire général du Hezbollah a aussitôt répondu en disant qu’il s’agissait d’une déclaration de guerre. La Coalition au pouvoir du 14 mars a essayé de donner à ses affrontements un caractère ethnique, alors que les affrontements ont eu lieu principalement entre les forces armées de Saad Hariri, celles de Geagea et Jumblatt, et les combattants du Hezbollah qui ont vite pris le dessus, plus vite même que ce qu’avait prévu Farkash, laissant ensuite l’armée libanaise occuper les endroits nettoyés dans Beyrouth Ouest.

Ce « coup » raté est un échec cuisant pour le gouvernement fantoche de Saniora, incapable de diriger le Liban, seulement d’organiser des coups foireux pour obéir à ses commanditaires américano sionistes. Cela rappelle le coup raté de Mohammed Dahlan et Mahmoud Abbas de l’OLP, contre le Hamas l’année dernière à Gaza, les planificateurs étant les mêmes.

Saniora vient d’ordonner à l’armée de se déployer et de rétablir l’ordre, ce que celle-ci avait déjà entrepris de faire. L’armée libanaise, sous les ordres du général Suleiman, qui devrait normalement être élu comme président du Liban si les américano sionistes n’avaient pas jusqu’à présent empêché cette élection, a donné l’ordre aux groupes armés d’évacuer les rues et s’est déployée dans les endroits sensibles. L’armée Libanaise a révoqué les deux mesures prises par le gouvernement illégal de Saniora, rétablissant dans ses fonctions le brigadier général Wafiq Shqeir, et assurant la Résistance libanaise que son réseau de communication ne serait pas démantelé. Le général Michel Aoun, à la tête du Free Patriotic Movement, a déclaré que « ce qui s’était passé est une victoire pour le Liban et sa Constitution ». Il assuré les Libanais que personne ne serait visé «mais que certains responsables devront faire face à leurs responsabilités politiques ».

Echec américano sioniste

Ces affrontements ont eu lieu à quelques jours de la visite du président US George W. Bush au Moyen Orient. L’un des objectifs de Bush dans la région c’était de « stabiliser » la Liban. Ces deux dernières années, l’Administration Bush a dépensé 1.3 billions de dollars pour soutenir le gouvernement Saniora, dont 400 millions destinés à renforcer les forces de sécurité libanaises. Bush devait rencontrer Saniora au Caire à la fin de sa visite, mais ce n’est pas certain que cette rencontre puisse avoir lieu, Saniora n’étant pas assuré de pouvoir quitter Beyrouth, toujours pour l’instant retranché dans le « Grand Sérail ». Incapable de faire progresser la résolution du conflit israélo palestinien parce que se refusant à faire pression sur Israël, confronté à son échec en Irak, et ce « coup » raté au Liban, avec en plus un pétrole à 126 dollars le baril, c’est un échec cuisant pour l’Administration Bush.

Côté israélien, le premier ministre Ehud Olmert est sur le point d’être inculpé pour des malversations financières, il est peut probable que des élections anticipées puissent avoir lieu, car les différents partis au pouvoir et dans l’opposition ne sont pas prêts à affronter le verdict des urnes.

Les deux administrations, américaine et israélienne, sont aux abois, donc dangereuses, car elles peuvent choisir la fuite en avant en s’engageant dans une guerre avec l’Iran qui embraserait toute la région et aurait des conséquences mondiales. Les médias avertissent déjà les opinions publiques mondiales en pronostiquant un baril de pétrole à 200 dollars, simple mise en condition mentale.

Le Magazine Américan Conservative vient de publier un cours article de Philip Giraldi intitulé « la guerre contre l’Iran pourrait être plus proche que ce que vous pensez » et avertit que le Conseil de Sécurité Nationale US a donné son accord de principe pour mettre à exécution un plan d’attaque d’un camp iranien dirigé par les forces armées iraniennes Al Qods, près de Téhéran. Le seul haut responsable US à s’être opposé à cette décision dans l’immédiat c’est l’actuel secrétaire à la défense US, Robert Gates. Selon cet article, la décision de lancer cette attaque serait liée à la dégradation de la situation au Liban, l’Administration Bush craignant que le Hezbollah ait main mise sur la situation politique suite aux évènements de ces derniers jours. Cette attaque devrait être aussi ciblée et précise que possible, visant essentiellement Al Qods. La décision d’exécution du plan d’attaque n’est pas définitive, le président doit encore en donner l’ordre, après la fin de tous les préparatifs.

La presse israélienne (Jérusalem Post), elle, fait état du feu vert donné par George Bush au gouvernement israélien, pour lancer une grande offensive contre le Hamas à Gaza, une fois son voyage au Moyen Orient terminé.

Planete non-violence

Secondes réponses du Dr. Ayman al-Zawahiri de l’Open Meeting coordonné par al-Fajr et as-Sahab (PDF)

En décembre 2007, Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida a sollicité les internautes. Les réponses ont été publiées le 2 avril sur le site du mouvement Al-Sahab media en arabe et en anglais. Ce texte permet de mieux cerner la pensée (et les contradictions) d’Al-Qaida et aussi les sujets qui préoccupent ceux qui posaient des questions (au total 1888).

Sans prétendre faire le tour de tous les problèmes, je donne ci-dessous la substance des réponses sur les principaux sujets abordés :

Sur la mort d’innocents (dans les attentats)

« Nous n’avons pas tué d’innocents, ni à Bagdad, ni au Maroc, ni en Algérie, ni nulle part ailleurs. Et si des innocents ont été tués dans des opérations des moudjahidin, c’est ou par erreur ou en cas de nécessité. » (Par nécessité, il entend que les innocents sont des « boucliers humains » au milieu de l’ennemi.)

Concernant les attentats d’Alger du 11 décembre qui ont frappé le siège des Nations unies, de l’Assemblée constitutionnelle et de l’académie de police :

« Les Nations unies sont un ennemi déclaré de l’islam : c’est elle qui a légitimé la création de l’Etat d’Israël sur des terres musulmanes. C’est elle qui considère la Tchtchénie comme une partie intégrante de la Russie des croisés ; c’est elle qui considère Ceuta et Mellila comme une partie intégrante de l’Espagne des croisés. Et c’est elle qui a légitimé la présence des croisés en Afghanistan et en Irak (…), qui a légitimé l’indépendance de Timor de l’Indonésie, alors qu’elle ne reconnaît pas ce droit à la Tchétchénie, ni aux musulmans du Caucase, du Cachemire, de Ceuta et Mellila ou de Bosnie. »

Revenant sur la condamnation des attentats en Algérie par le cheikh Youssef Al-Qaradwi, Zawahiri affirme :

« Qaradawi croit les principaux criminels et accuse les moudjahidin de mentir. Il est revenu dans sa fatwa sur ce qui s’était passé dans les villes de Batna et de Dellys, présentant les événements comme le meurtre d’innocents et comme une acceptation de la légalité de faire couler le sang des innocents. Ainsi, il répète les mensonges du régime criminel algérien. L’opération à Dellys visait une base navale et non une école. Quant à celle de Batna, elle visait à tuer le président criminel qui a tué des milliers de civils innocents, qui combat l’islam, refuse d’appliquer la charia, est loyal à l’Amérique et à la France, et reconnaît Israël – par son appartenance aux Nations unies et son soutien à l’initiative arabe de capitulation » (le plan de paix arabe pour le conflit israélo-arabe)

Il accuse ensuite Qaradawi d’avoir publié une fatwa déclarant qu’il était légale pour un Américain musulman de se battre dans l’armée américaine en Afghanistan.

Sur la Palestine et le Hamas

Il accuse Al-Qaradawi de ne pas avoir d’objection à la reconnaissance d’Israël si un Etat palestinien est créé. « Je mets en garde, poursuit-il, contre une orientation qui se répand dans la direction d’un groupe musulman bien connu (il vise les Frères musulmans, rappelons que Qaradawi est considéré comme un de leurs leader spirituels) et dans la direction de groupes islamistes en Palestine, une orientation qui appelle à la création d’un Etat palestinien sur les territoires qui ont été occupés en 1967 et oubliant les parties de la Palestine qui ont été volées avant. Le masque est tombé avec les accords de la Mecque qui ont abandonné les quatre cinquièmes de la Palestine ».

Al-Zawahiri revient ensuite sur le Hamas :

« J’ai adopté une approche graduelle à l’égard du Hamas. D’abord un soutien puis des conseils répétés puis des mises en garde et, enfin, une critique générale. Quand ils ont signé les accords de la Mecque, cette critique était indispensable. J’ai adopté une approche graduelle à leur égard, mais ils n’ont pas répondu aux conseils de leurs frères et ont continué sur la même voie, de la participation aux élections (de janvier 2005) dans le cadre d’une constitution laïque, à leur abandon de leurs frères en Tchétchénie, finissant par leur abandon des quatre cinquièmes de la Palestine. »

Zawahiri continue en affirmant qu’il fait la différence entre la direction politique du Hamas et les moudjahidin (les brigades Ezzedine Al-Qassam), qu’il appelle les musulmans à soutenir (un appel destiné spécialement, dit-il, aux « tribus du Sinaï »).

Dans un autre développement, Zawahiri explique :

« Il est du devoir des moudjahidin des brigades Al-Qassam de conseiller leurs dirigeants et de leur demander de retourner à une ligne correcte, et de leur expliquer tout cela. Et si ces dirigeants ne répondent pas, alors la loyauté à Allah et à son messager doit être plus forte que la loyauté à l’égard de leurs dirigeants. »

Répondant à la question de savoir si on peut qualifier les dirigeants du Hamas d’incroyants :

« Je ne suis pas d’accord avec ceux qui mettent un signe d’égalité entre le Fatah et le Hamas. Le Hamas affirme son affiliation à l’islam alors que le Fatah est un mouvement laïque. Et je ne pense pas que l’on puisse dénoncer les dirigeants du Hamas comme incroyants. Déclarer que des individus sont des incroyants est une affaire très sérieuse (…). »

A plusieurs reprises, Zawahiri accuse les Frères musulmans égyptiens, leur reproche leur participation aux élections et accuse les Frères musulmans en Irak et en Afghanistan de participer au pouvoir.

Plusieurs questions portent sur le fait qu’A-Qaida ne mène pas le combat en Palestine. Dans une réponse, Al-Zawahiri explique que l’organisation a mené des attaque contre les juifs à Djerba (Tunisie), contre des touristes israéliens à Mombasa (Kenya). Il explique ensuite que Ben Laden, dans son dernier discours, a affirmé que les moudjahidin, après avoir libéré l’Irak, se dirigeront vers Jérusalem. Ailleurs, il précise : « Je veux assurer notre peuple, particulièrement en Palestine, que nous étendrons notre djihad, si Dieu le veut, et que nous ne reconnaîtrons jamais les frontières issues des accords Sykes-Picot (accords de partage du Proche-Orient entre la France et le Royaume-Uni signés durant la première guerre mondiale) ni les dirigeants que le colonialisme a mis en place. Nous, par Dieu, ne vous avons pas oubliés après les événéments du 11 (septembre), car un homme peut-il oublier sa famille ? Mais, à la suite de ces raids bénis (du 11-Septembre) qui ont frappé la tête et le coeur du siège mondial de l’incroyance et l’allié principal de l’entité sioniste, l’Amérique, nous sommes occupés à l’attaquer et à la combattre ainsi que ses agents, d’abord en Irak, en Afghanistan, dans le Maghreb islamique et en Somalie. Et si elle et ses agents sont battus, avec l’aide de Dieu, il ne se passera pas beaucoup de temps avant les moudjahidin mettent en place des brigades de Bagdad, d’Al-Anbar, de Mossoul, de Diyala et de Salahaddine pour nous ramener, avec l’aide de Dieu, à Hittin. » (Victoire de Saladin contre les Croisé en 1187 qui permit la reconquête par les musulmans de Jérusalem.)

Sur l’Iran, le chiisme et le Hezbollah

Pour l’essentiel, Zawahiri élude les questions sur l’Iran. Il renvoie à d’autres déclarations qu’il a faites. Rappelons que certains des internautes accusent Al-Qaida de ne rien dire sur l’Iran car certains de ses dirigeants seraient emprisonnés dans ce pays.

Toutefois, en réponse à une question sur les chiites, il écrit :

« Ceux qui ont participé avec leurs leaders à la coopération avec les Croisés et aux attaques contre les musulmans rejoignent le statut de ceux qui sortent des lois de l’islam. Quant aux croyants de base (laity) qui n’ont pas participé à une agression contre les musulmans ni à la croisade mondiale, nous les invitons (au dialogue) et nous leur expliquons les faits, et nous leur dévoilons l’étendue des crimes commis par leurs dirigeants contre l’islam et les musulmans, et comment ils ont coopéré avec les croisés dans l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak (il vise ici, bien évidemment, la direction iranienne) (…) et comment ils ont prétendu que leur but est la libération de la Palestine, mais Hassan Nasrallah a salué les forces croisées qui ont occupé le Liban (il fait allusion à la Finul) (…). Sans parler des déclarations de Rafsandjani affirmant que son but n’est pas l’élimination d’Israël, et le fait que l’Iran est membre des Nations unies comme Israël, et que la charte des Nations unies oblige tous ses membres à respecter l’unité et la sécurité et la souveraineté de tous les membres de l’organisation. »

Sur le camp de Nahr El-Bared

Sur le siège du camp palestinien de Nahr El-Bared au Liban, Zawahiri explique qu’il a eu beaucoup de question pour savoir pourquoi il n’avait pas parlé de ces événements. Il affirme qu’il n’en a parlé qu’indirectement « parce que les frère du Fatah Al-Islam étaient accusés par les agents de l’Amérique d’être une branche d’Al-Qaida, ce qu’ils niaient et j’avais peur que si je les soutenais ouvertement je leur créerai des difficultés à un moment où nous étions incapable de les aider. Maintenant, toutefois, je déclare que les frères du Fatah Al-Islam sont des héros. (…) Et ce qui leur est arrivé à eux et aux musulmans à Nahr Al-Bared est un crime que nous n’oublierons jamais »

Combating Terrorism Center de West Point (centre qui s’inscrit tout à fait dans l’idéologie de la guerre mondiale contre le terrorisme) publie The Power of Truth ? Questions for Ayman al-Zawahiri, publie une analyse des questions posées par les internautes et des réponses du numéro 2 d’Al-Qaida. L’étude a été faite par Jerret Brachman, Brian Fishman et Joseph Felter.

Certains éléments quantitatifs sont intéressants. Le Centre a recensé un total de 1188 questions. 93 questions (4,9%) portaient sur le Hamas, seulement 5 questions portaient sur Qaradawi et 23 sur les Frères musulmans (alors qu’Al-Zawahiri a accordé aux deux une grande place dans ses réponses ; 78 questions portaient sur le Fatah Al-Islam, 6% portaient sur l’Irak et sur l’Etat islamique d’Irak ; 78 questions portaient sur l’Iran (4,2%).

Voici les quatre conclusions que les auteurs tirent de cette recherche :

- Zawahiri est inquiet du mécontentement croissant parmi les djihadistes, notamment par les actions qui tuent des civils ;

- Zawahiri a révélé des informations sur la tactique de propagande d’Al-Qaida reconnaissant de facto que le dirigeant de l’Etat islamique d’Irak Abou Omar Al-Baghdadi n’existait sans doute pas ;

- le conflit avec le Hamas va grandissant, de même que l’intérêt d’Al-Qaida pour le Liban ;

- Al-Qaida continue de considérer les Frères musulmans comme un de ses plus importants adversaires.

OpenMeetingZawahiri_pdf

Le FBI s’installe à Alger

Certains journalistes algériens, dont on ne comprend pas très bien les motivations, bien qu’on en connaisse les mentors, nous ont présenté l’ouverture du Bureau du FBI à Alger et le dispositif « stratégique » américain qui se met doucement en place dans notre région, presque comme une bénédiction pour l’Algérie.

Enfin, nous disent-ils, avec une vraie emphase, les Américains arrivent. Ils vont régler définitivement et radicalement le problème des islamistes dans notre pays. Et ils poussent même le bouchon jusqu’à nous dire que les Américains sont là pour pallier à l’inaptitude du régime algérien.

Sachant que ce régime, dont ils ont d’ailleurs couvert les crimes tout le long de la décennie rouge, a mené contre les islamistes, et même contre tous les civils, une guerre sans règles, avec des méthodes d’extermination de subversion et de manipulation qui relèvent du crime contre l’humanité, et qu’ils ont réussi à réduire au silence le courant islamiste, nous serions tentés de demander à ces admirateurs d’américains, ce que ces derniers pourraient bien faire plus que nos « services de sécurité ». Lâcher une bombe atomique sur nous ?

En fait, ce travail d’ « information » sur la capacité des Américains à vaincre l’islamisme, s’appelle de la propagande. Ces journalistes ont été chargés de déblayer le terrain pour le bulldozer qui arrive.

La stratégie américaine qui consiste à se redéployer au nord de la méditerranée et de s’implanter solidement en Afrique du Nord, au Sahel et en Afrique noire, est entrée dans sa phase de mise en œuvre, depuis des mois déjà.

Ils ont déjà mis en place tout le support logistique et politique qui doit préparer leur installation et la prise en main des politiques régionales. L’allégeance du GSPC à la Qaeda, les rébellions touarègues au sud de l’Algérie, la réactivation du terrorisme dans le Maghreb, les intrusions de l’ambassadeur américain dans les affaires du régime, l’instruction de militaires algériens par l’armée américaine, les manœuvres communes en méditerranée, l’installation d’une base d’écoute dans le Sahara, la construction de la base dont les travaux ont été arrêtés pour le moment, et le bureau du FBI à Alger, tout cela procède d’une même démarche. Les Américains s’installent chez nous !

Certains pourraient penser que rien ne pourrait nous arriver de plus grave que ce que nous endurons déjà. D’autres, épouvantés par la « menace islamiste » y voient même une protection totale contre ce péril qui menace leur vision d’une Algérie « démocratique ».

Pourtant, il suffit d’observer les pays, sous développés et dont les régimes sont despotiques, comme le nôtre, où les américains ont jeté leur dévolu ! Là où il passe, l’ « empire du bien », ne laisse que mort et dévastation.

Les Américains ne vont que là où se trouvent leurs intérêts. Tous leurs discours sur les droits de l’homme et la liberté sont des bobards. Les palestiniens le savent bien, eux !.

En Afghanistan qu’ils ont utilisé à outrance contre l’ex URSS, et où ils ont recouru sans vergogne ni retenue, au Djihad islamique pour chasser l’occupant communiste athée, ils ont battu le rappel de tous les prêcheurs les plus excessifs pour prôner ce Djihad, ils ont financé et doté les Moudjahiddines des équipements les plus sophistiqués, dont les fameux lance-missiles Stinger, ils ont prié leurs amis et associés Saoudiens, dont Ben Laden, de financer le Djihad, et ils ont mis en place, dans tout le monde musulman, un vaste réseau de sergents recruteurs, pour envoyer dans les camps d’entraînement de Peshawar, qu’ils encadraient, tous les jeunes musulmans du monde entier, qui se laissaient embarquer dans leur stratégie.

Nos propres services, et nos propres mouvements islamistes, ont puissamment contribué à cet « effort de guerre » . Je connais un haut responsable du MSP qui sillonnait le pays et qui dépensait une salive abondante pour envoyer des jeunes en Afghanistan.

Le même dit aujourd’hui, à qui veut l’entendre, que ce sont des gens dangereux et qu’il faut les surveiller, voire les interner. Ce que font systématiquement nos « services de sécurité », lorsqu’ils ne peuvent pas les retourner.

Il se passa ce qu’on sait en Afghanistan, et les Américains obtinrent le démantèlement de l’URSS. L’Afghanistan est dans une situation pire que tout ce qu’il a enduré jusque là!

Dès lors, les Américains n’avaient donc plus aucun besoin de tous ces islamistes. Ils allaient pourtant leur trouver un usage. La dynamique islamiste armée, prise en main par des illuminés sans envergure, infiltrés jusqu’au sommet par la CIA et le MOSSAD, disposant de milliers de combattants aguerris et motivés, rêvant de la restauration d’un Califat musulman idéal qui n’a jamais existé, allait pouvoir encore servir.

Les néo cons américains, dans toutes leurs obédiences, sionistes chrétiens, détenteurs de gros capitaux, et divers lobbies, avaient de leur position sur la planète, une vision mégalomaniaque. Ils avaient décidé de devenir l’Empire ! Et tous les moyens étaient bons pour y parvenir. D’autant que la Chine pointait son nez.

La violence islamiste allait servir d’épouvantail et de cheval de Troie. La menace djihadiste contre les valeurs occidentales allait servir pour rallier les plus sceptiques du camp occidental, et ouvrir des perspectives dans toutes les régions où la Qaeda jouerait le rôle qu’on attendait d’elle. Quitte à lui donner un coup de main, au besoin.

Ils déstabilisèrent l’Irak, après l’avoir utilisé contre l’Iran. Beaucoup de gens croient qu’ils ont échoué en Irak. C’est faux ! Ils sont arrivés exactement où ils voulaient. Leur prochain objectif est de détacher le Kurdistan du reste du pays, après lui avoir adjoint le maximum de champs pétrolifères et en avoir fait le principal allié d’Israël dans la sous région. Le reste sera partagé entre deux états, chiite et sunnite, vassaux des américains. Ce n’est pas fortuit, si aujourd’hui l’exploitation hydrocarbure et la « reconstruction » du pays a été raflée par des groupes appartenant à des néo cons, comme Dick Cheney.

Le nombre de morts américains, environ 4000, n’à aucune sorte d’importance dans la stratégie, si ce n’est le petit impact médiatique, très modéré par les médias acquis. D’autant que le plus grand nombre de tués, est d’origine hispanique, noire, ou d’immigrants clandestins qui s’engagent pour obtenir la Green card.

L’installation dans notre région obéit à la même démarche et ce sont les mêmes ressorts qui la sous tendent.

L’ouverture du bureau du FBI à Alger se situe dans la même logique.

Ceux qui voient dans le FBI, une sorte d’institution du bien et un moyen efficace pour lutter contre le terrorisme se trompent lourdement.

Le FBI est un outil, très efficace en effet, entre les mains de ceux qui ne nous veulent pas du bien, qui sont décidés à nous mettre sous leur contrôle et à piller nos richesses.

En Irak, dans l’affaire du massacre de populations civiles, 17 morts, en septembre dernier, par les mercenaires de BlakWater, une enquête préliminaire et de nombreux témoignages établirent que les mercenaires n’avaient pas tiré pour se défendre, mais délibérément, pour tuer des civils. C’est un réflexe sadique de tir aux pigeons. Dans une autre affaire,une vidéo filmé par le tireur lui-même, montre un mercenaire en train de tirer, depuis son véhicule, sur des automobilistes irakiens, en chantant à tue tête.

Sur l’insistance du gouvernement irakien, pourtant à la solde des américains, les contrats de Black Water furent suspendus, en attendant les conclusions d’une enquête officielle confiée au …FBI..

Celui-ci devait rendre son rapport avant une décision définitive sur BlakWater. A ma connaissance, le rapport n’a pas été rendu public. Parce que l’implication de BlackWater dans un carnage délibéré ne fait aucun doute. Sinon le FBI se serait empressé de rendre ses conclusions. Pourtant, malgré cela, BlackWater s’est réinstallée en Irak, avec les mêmes mercenaires, et a signé de nouveaux contrats qui se comptent en dizaines de millions de dollars. Récemment, un mercenaire irakien, Ala Mohamed Ali, qui s’était rendu coupable d’une agression au couteau sur un de ses collègues, a défrayé la chronique des journaux américains. Son cas est monté jusqu’aux plus hautes sphères américaines, et il a été décidé de le traduire devant une juridiction militaire américaine. On ne badine pas avec la discipline.

Surtout lorsqu’on est irakien.

Mais des massacres quotidiens de BlackWater, nul n’a cure.

Le FBI a joué le jeu.

C’est ce FBI là, qui s’installe à Alger.

Djamaledine Benchenouf pour TAHIA BLADI

Imad Moughnieh assassiné par le Mossad (VIDEO)

Un homme clé des opérations de résistance du Hezbollah libanais, Imad Moughnieh, recherché par Interpol et les Etats-Unis, a été assassiné mardi à Damas, a indiqué le puissant mouvement de la résistance lbanaise qui a pointé du doigt Israël.

Le gouvernement israélien a démenti toute implication dans l’assassinat de Moughnieh, dans la clandestinité depuis la fin des années 1980, et les autorités syriennes ont seulement fait état d’un mort non identifié dans l’explosion d’une voiture à Damas.

Selon un responsable du Hezbollah, Moughnieh, la cinquantaine, a été tué dans l’explosion d’une voiture piégée dans la capitale syrienne.

La télévision du Hezbollah, Al-Manar, a annoncé l’assassinat mais sans préciser le lieu du meurtre. “Un grand jihadiste de la résistance islamique au Liban a rejoint les grands martyrs. Le leader Imad Moughnieh est mort en martyr assassiné par les Israéliens sionistes”, a-t-elle indiqué.

Moughnieh, l’un des fondateurs en 1983 du bras armé du Hezbollah, la Résistance islamique, face à Israël qui occupait à l’époque le sud du Liban, “était la cible des sionistes depuis 20 ans”.

“Israël rejette une quelconque implication dans cette affaire. Nous n’avons rien d’autre à ajouter”, a déclaré le bureau d’Ehud Olmert dans un communiqué.

Mais des anciens de la communauté du renseignement et des ministres israéliens n’ont pas caché leur satisfaction après la mort de Moughnieh. Dany Yatom, ex-patron des services secrets, a affirmé “ne pas savoir qui a liquidé Moughnieh. Mais c’est un succès pour la communauté du renseignement. C’était un des plus grands terroristes du monde au même titre qu’Oussama ben Laden”, chef du réseau Al-Qaïda.

Les médias israéliens ont considéré dans leur ensemble que le Hezbollah risque de vouloir se venger. Dans le village natal d’Imad Moughniyeh, à Tayr Dibba, dans le sud du Liban, toute activité a cessé et les habitants se sont rassemblés pour suivre les informations à la télévision. Sa maison est désertée depuis qu’il a pris le maquis.

Le maire de la ville, Hussein Saad, a déclaré à l’AFP avoir “reçu des appels (l’) informant que Imad Moughnieh a été assassiné à Damas dans une voiture piégée. Il appartenait à une grande famille, très religieuse”.

Le Hezbollah a annoncé que ses obsèques se tiendraient jeudi 14 février, journée qui coïncide avec la commémoration de l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri il y a trois ans, pour laquelle la majorité parlementaire organise un rassemblement au centre de Beyrouth.

L’assassinat de Moughnieh intervient dans un climat politique et sécuritaire très tendu au Liban, un pays sans chef d’Etat et plongé dans sa plus grave crise depuis la guerre civile (1975-1990), la majorité et l’opposition ne pouvant s’entendre sur le partage du pouvoir.

Inscrit sur la liste “des terroristes les plus dangereux” recherchés par les Etats-Unis, Moughnieh est accusé d’avoir dirigé la plupart des enlèvements d’otages occidentaux dans les années 1980 au Liban.

Il est soupçonné d’avoir été l’auteur du rapt en 1984 de William Buckley, chef de l’antenne de la CIA à Beyrouth qui a été tué et du détournement à Beyrouth d’un avion de la TWA en 1985.

Il est aussi recherché par Interpol pour sa participation présumée à un attentat contre l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA) qui avait fait 85 morts en 1994 à Buenos Aires.

A Damas, la télévision d’Etat syrienne a indiqué, citant une source au ministère de l’Intérieur, qu’une voiture avait explosé mardi soir dans le quartier résidentiel de Kafar Soussé dans la capitale syrienne, faisant un mort. Elle n’a donné aucune autre précision.

Selon des témoins, l’arrière de la voiture, une Mitsubishi Pajero grise métallique, a été entièrement soufflée par l’explosion qui s’est produite vers 23HOO locales (21H00 GMT).

Les mouvements palestiniens, Hamas et le Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG, de Ahmad Jibril) ont aussi accusé Israël de l’attentat.

Une démonstration de force du Hezbollah, avec Hassan Nasrallah en public, pour la première fois depuis deux ans (Vidéo)

Pour la première fois depuis la guerre des 33 jours entre le Hezbollah et Israël (été 2006), le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, fait son apparition publique. Il a participé à la célébration de la fête chiite de Achoura, à la tête d’une géante manifestation rassemblant des centaines de milliers de fidèles déchaînés, mobilisés autour du slogan « mort à l’Amérique, mort à Israël »…

Au-delà de la symbolique de cette fête, qui commémore la mort du petit-fils du Prophète Mahomet, Hussein, trahi par les siens lors de la bataille de Karbala (Irak), la célébration cette année prend un goût différent et très particulier au Liban.

Alors que le pays est dans une impasse politique, le Hezbollah, qui a pris la tête de l’opposition, entend exploiter politiquement une fête religieuse en la transformant en démonstration de force. Il cherche à exhiber sa capacité à mobiliser pour « terroriser » la majorité dans le but de lui arracher des concessions. L’autre objectif est de « confirmer le leadership de Hassan Nasrallah sur la communauté chiite », alors que plusieurs médias proches de la majorité font état de profondes divergences entre Nasrallah et son N° 2 Naïm Kassem. Selon ces informations [lire notamment dans « Al Shiraa »], « Kassem, soutenu par le bureau des Gardiens de la Révolution iranienne à Damas, par Imad Maghnieh et par Wafik Safa, chef de la sécurité du Hezbollah, s’opposent catégoriquement à la solution politique proposée par la Ligue arabe ».

Ces informations vont plus loin et évoquent une tentative menée par le second rang du Hezbollah (Kassem, Maghnieh, Safa) pour encercler Nasrallah et l’affaiblir, ce dernier étant accusé de vouloir accepter la médiation arabe. Pour ce faire, Naïm Kassem, en déplacement à Damas la semaine dernière, a obtenu la nomination du général Michel Aoun, l’outil chrétien de la politique syrienne, comme unique négociateur avec Amr Moussa. Aoun, pour rappel, coordonne avec l’autre allié chrétien Sleiman Frangié, l’une des plus virulentes campagnes contre le Patriarche maronite. Aoun et Frangié qualifient le chef de l’Eglise Nasrallah Sfeïr de « vieux dégénéré » et demande à le remplacer par un évêque qui leur soit proche. Ces manœuvres visent, à ne pas en douter, à étouffer la médiation arabe dans l’œuf.

« Al Shiraa » évoque également un conflit financier entre Nasrallah et le cheïkh Mohammed Yazbek, responsable du Hezbollah de la région de Baalbek (Békaa). Yazbek est accusé de détourner de l’argent envoyé par l’Iran, et de préparer une dissidence. Nasrallah lui reproche d’envoyer des jeunes issus de sa région dans des camps d’entraînement à l’étranger, à Damas et à Téhéran (dont certains seraient morts lors des entraînements), sans se référer à la direction du parti.

Ainsi, pour démentir ces informations, et pour confirmer son statut de chef suprême incontesté du Hezbollah, Hassan Nasrallah a pris le risque d’apparaître en public, bravant les menaces sécuritaires. Pour emporter son bras de fer engagé avec ses seconds, le chef du Hezbollah est condamné à radicaliser ses positions, entraînant avec lui la radicalisation de toute la communauté et compliquant davantage la crise politique au Liban.

En effet, dans son discours, Nasrallah a fait un parallèle entre « l’humiliation subie par les Chiites à Karbala, en l’an 61 du Hégire (assassinat de Hussein), et l’humiliation que veulent infliger George Bush et l’ennemi sioniste aux Chiites et aux Palestiniens »… Il a évoqué « le refus de cette humiliation qui a conduit à la victoire de la Résistance en 2000, puis au terme de la guerre des 33 jours en 2006 », avant d’appeler la Nation islamique à riposter à la visite de George Bush dans la région en se mobilisant contre « l’unique ennemi qui est l’Etat sioniste, le cancer qui mine la Nation et qui poursuit ses massacres contre nos frères à Gaza ».

Nasrallah a appelé les peuples arabes et musulmans à se révolter contre leurs régimes et à voler au secours des Palestiniens. « Les dirigeants arabes composent avec l’agression sioniste pour sauver leurs pouvoirs », dit en substance Nasrallah, avant d’évoquer la question des prisonniers détenus en Israël. A ce sujet, il a réitéré son engagement à les libérer, accusant Israël de tergiverser, « car l’ennemi sioniste est impuissant et n’a pas le courage de payer le prix de l’échange des prisonniers. L’armée israélienne ne veut pas procéder à l’échange de prisonniers contre des dépouilles de soldats israéliens laissés au Liban en 2006. Nous détenons des têtes, des bras, des jambes de beaucoup de militaires israéliens, mais l’armée sioniste ne veut et ne peut le reconnaître, au risque de détruire ce qui reste de son image d’invincibilité », affirme Nasrallah. Enfin, le secrétaire général du Hezbollah menace : « en cas de nouvelle guerre contre le Liban, nous leur réservons des surprises qui modifient fondamentalement le cours de l’histoire et le paysage de la région tout entière… ».

Vidéo de l’intégralité du discours de Hassan Nasrallah

 

 


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