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>Liban : Encore un coup manqué pour les Américano-sionistes et leurs complices libanais

Ce qui vient de se passer à Beyrouth fait partie d’un plan fomenté par les américano sionistes et leurs complices au sein du gouvernement illégal de la Bande des 4, Saniora, Saad Hariri, Samir Geagea et Walid Jumblatt, pour plonger le Liban dans une nouvelle guerre civile. Les américano sionistes n’ont pas digéré la défaite de l’armée israélienne l’été dernier, contrecarrant sérieusement leur plan hégémonique au Moyen Orient et ont redoublé d’efforts depuis pour déstabiliser le Liban, car pour Tel Aviv comme pour Washington, la route de Téhéran passe toujours par Beyrouth et Damas.

D’abord il y a eu l’assassinat par le Mossad de l’un des principaux dirigeants du Hezbollah, le commandant en chef Imad Moghniyeh, en Syrie début 2008, avec notamment la complicité d’un dirigeant libanais qui, selon l’ancien chef des services secrets israéliens, Aaron Zeevi Farkash, leur a fourni une photo du vrai visage de Moghniyeh (ce dernier était connu pour adopter, par mesure de sécurité afin de déjouer toute tentative d’assassinat, de multiples déguisements et maquillages). Le garde du corps de ce dirigeant libanais avait été formé par Moghniyeh. Lorsqu’on a demandé à Farkash si c’était Jumblatt, il a répondu « pas de commentaire ». Pourtant plusieurs analystes israéliens ont parlé du rôle joué par Jumblatt dans cet assassinat, disant qu’il avait fourni à Israël des informations sur les déplacements de Moghniyeh, via un officier libanais, un de ses fidèles, employé dans un service de sécurité. Le commentateur TV israélien, expert sur le Moyen Orient, Ehud Yaari, a corroboré ce qu’a sous entendu Farkash en disant : «un parti anti-Hezbollah libanais, ainsi que le chef des forces de protection de Walid Jumblatt, Hisham Nasreddine, ont joué un rôle dans l’assassinat du commandant en chef de la Résistance libanaise, Imad Moghniyeh, Jumblatt attaquant verbalement ce dernier, 3 jours avant son assassinat par le Mossad ». Un autre expert israélien pour le Moyen Orient, Benhas Anbar, a confirmé cette information en disant : « il n’y a pas l’ombre d’un doute, le Mossad a assassiné Moghniyeh grâce à une vaste coopération de certains groupes libanais qui ont des intérêts qui rejoignent les intérêts israéliens, dont Walid Jumblatt, qui a violemment attaqué Moghniyeh. »

Ensuite, en avril 2008, plus précisément le 25 avril 2008, les Sionistes avaient prévu d’assassiner le Secrétaire Général du Hezbollah, Sayyed Hasan Nasrallah, mais cette opération, impliquant des forces spéciales libanaises et des services secrets étrangers, a été annulée à la dernière minute. Ces forces spéciales libanaises avaient pour mission de traquer et diriger des tirs israéliens aériens sur la « cible «. Un officier de haut rang israélien a confirmé que les forces aériennes de même que des unités navales anti missiles avaient reçu des ordres d’état d’alerte maximum ce 25 avril. Cette information vient confirmer ce que la chaîne de TV israélienne TV10 a révélé. Elle a dit qu’Israël a annulé au dernier moment une opération extrêmement secrète, seulement connue d’un nombre très restreint de responsables de l’armée et des services secrets. L’expert militaire israélien, Shai Hazkani, a dit à TV 10 que le Hezbollah avait eu vent de l’opération via des écoutes téléphoniques, ce qui a poussé ensuite l’armée israélienne à interdire l’utilisation de téléphones portables par les officiers et soldats israéliens. Farkash, interrogé sur l’annulation de cette opération visant à assassiner le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hasan Nasrallah, a répondu « je ne sais pas pourquoi, mais tuer Nasrallah n’était pas impossible, étant donné la présence de milliers d’informateurs libanais travaillant pour les Américains. Tout est perdu maintenant. 3 ans d’efforts par des groupes internationaux et arabes pour collecter des renseignements ont été anéantis en une nuit. La plupart des agents de renseignements ont quitté Beyrouth, et les Libanais ne sont plus en mesure de se déplacer sous couvert de leurs activités quotidiennes, chacun selon son rang, dans les services de sécurité. L’Occident a perdu énormément quand le Hezbollah a surpris leurs alliés.

Walid Jumblatt et Samir Geagea se sont rendus récemment aux Etats-Unis, ce dernier ayant été reçu en grande pompe par le lobby pro sioniste juif américain. Les « Forces Libanaises » de Geagea – qui a un long passé fasciste, lui et ses Phalanges Chrétiennes, de collaboration avec les Sionistes pendant la guerre du Liban 1982-2000, et notamment dans les massacres de Sabra et Shatila -ont été formées par l’armée israélienne, comme l’a dit l’ancien chef des renseignements israéliens Farkash, annonçant d’ailleurs ce qui s’est passé ces derniers jours « Israël a fourni aux hommes des forces Libanaises (de Samir Geagea) le meilleur entraînement qu’il soit et ils apparaîtront dans les confrontations futures. Les combattants des Forces Libanaises tiendront le plus longtemps possible face au Hezbollah, mais elles seront finalement vaincues ». Walid Jumblatt quant à lui, a participé à des rencontres secrètes à Washington avec le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, et Moshe Kaplinski, sous chef d’état major. Lors de ces rencontres, Jumblatt s’est plaint auprès des Israéliens qu’ils n’aient pas réussi à écraser le Hezbollah lors de la guerre de l’été 2006.

Walid Jumblatt rend d’énormes services aux renseignements israéliens

Jumblatt est à la tête du parti druze libanais, le Parti Socialiste Progressif, ce qui explique le soutien dont il bénéficie de la part de l’Internationale Socialiste et des socialistes français qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez en matière de politique étrangère en ce qui concerne le Liban, comme on la vu avec les déclarations récentes de soutien à Jumblatt de Bertrand Delanoé.

Jumblatt a souvent publiquement fourni des informations sensibles concernant la Résistance Libanaise à Israël, par médias interposés. Ses discours constituent depuis longtemps une forme de collaboration ouverte avec le renseignement israélien, tant sur le plan politique que sur le plan militaire. L’étincelle qui a provoqué l’embrasement de ces derniers jours, c’est lui qui l’a allumée. Jumblatt quelques jours avant les violents accrochages à Beyrouth, a accusé la semaine dernière le Hezbollah d’avoir crée un réseau parallèle de communications, livrant des détails de ce réseau. « Des communications relient Beyrouth au Sud Liban à la Bekaa à l’Ouest et à la région de Jizzeen de même qu’à Baalbek et Hermel ». « La chose la plus dangereuse c’est que le ministre des télécommunication libanais a découvert que le Hezbollah a étendu son réseau de communications à travers le Liban pour protéger le Hezbollah des écoutes US et israélienne. » a révélé l’expert israélien sur le Moyen Orient, Oded Granot, en écho aux déclarations de Jumblatt.

Le Hezbollah considère ce réseau de communications comme une protection contre des attaques américano sionistes, notamment contre ses cadres, et comme une stratégie indispensable à la Résistance Libanaise, ce qui lui a d’ailleurs été particulièrement utile l’année dernière lors de l’attaque israélienne contre le Liban. C’est la décision du gouvernement fantoche de Saniora de déclarer ce réseau illégal, et d’exiger son démantèlement qui a déclanché les affrontements, le Secrétaire Général du Hezbollah répondant qu’il s’agissait là d’une déclaration de guerre. Le provocateur c’est bel et bien Jumblatt, c’est lui qui, en jetant de l’huile sur le feu, a suscité la réaction de ce gouvernement dont lui et Geagea tirent les ficelles en coulisse pour le compte des américano sionistes.

Une autre information que Jumblatt a fourni aux israéliens sur un plateau d’argent, concernait l’acheminement d’armes à la Résistance libanaise, via la Syrie, Jumblatt exigeant que le contrôle de la frontière entre la Syrie et le Liban passe sous contrôle international. Au cours de l’une de ses nombreuses interviews, Jumblatt s’est interrogé tout haut : « hier, quelques 20 camions remplis d’armes sont entrés au Liban. Pourquoi ses armes et munitions sont-elles envoyées au Liban via la frontière libano syrienne ? » Bien sûr les israéliens n’ont pas manqué de se saisir de cette information pour envoyer des avions de reconnaissance, un prétexte pour violer une nième fois la souveraineté aérienne du Liban, et en écho aux déclarations de Jumblatt, d’exiger plus de fermeté de la part du CSONU.

La rhétorique détaillée utilisée par Jumblatt sert de base aux discussions stratégiques militaires entre l’armée sioniste et américaine. Ainsi Jumblatt a-t-il évoqué des zones de sécurité et des points de passage entre la Bekaa et le Sud : «Le Sud est une zone, Baalbek-Hermel en est une autre, et c’est la même chose pour Jizzeen et le Mont Liban ». Le ministre des transport israélien, Shaul Mofaz, qui a été ministre de la Défense sous Ariel Sharon et avant cela chef d’état major de l’armée israélienne, a utilisé ces informations au cours de sa récente visite à Washington pour ses entretiens avec les militaires américains dans le cadre des rencontres dites de « dialogue stratégiques » qui ont lieu régulièrement.

C’est aussi Jumblatt qui a le premier attirer l’attention sur l’aéroport de Beyrouth, accusant le Hezbollah d’avoir place une caméra pour espionner la piste d’envol utilisée par les jets privés de hauts responsables, et de contrôler ainsi le trafic aérien sur cette piste, insinuant qu’il pourrait s’y produire des incidents sécuritaires voire des assassinats. Samir Geagea avait fait les mêmes allusions auparavant. Ces prophéties semble plutôt une indication que les forces étrangères avec la complicité de certains collaborateurs libanais sont de nouveau à l’œuvre pour planifier de tels actes et les exécuter en pointant un doigt accusateur en direction du Hezbollah, qui visé, pourrait être traduit devant le Tribunal International prévu pour juger l’affaire Hariri et d’autres affaires d’assassinat au Liban. Cette accusation de Jumblatt a conduit le gouvernement fantoche de Saniora à demander la révocation du brigadier général à la tête de la sécurité de l’aéroport, Wafiq Shqeir, réputé proche du Hezbollah. C’est la deuxième étincelle qui a mis le feu aux poudres et provoqué les affrontements.

Les médias ont accusé le Hezbollah d’être à l’origine de ces affrontements relayant la propagande américano sioniste, mais, si on suit la chaîne des évènements et discours des agents provocateurs libanais, Geagea et Jumblatt, et les complicités dont ils bénéficient chez leurs partenaires de la Coalition actuelle au pouvoir dite du 14 mars, Saniora et Saad Hariri, on voit qui sont les vrais responsables et coupables. Mais comme l’a dit Farkash : « nous avons conseillé la CIA de ne pas compter sur Walid Jumblatt ou Saad Hariri, parce que nous les avons testé en 2006, et ils se sont révélés incapables face au Hezbollah ». Et c’est effectivement ce qui s’est passé ces derniers jours, leur tentative pour déclancher une deuxième guerre civile au Liban, en accusant le Hezbollah d’en être responsable, a échoué.

Ce qui s’est joué sur le terrain se résume ainsi: mercredi des manifestations pour protester contre l’augmentation des prix ont dégénéré en affrontements entre factions des différents partis. Le gouvernement de Saniora en a profité pour prendre ces décisions hostiles au Hezbollah (illégalité du système téléphonique, ordre de démantèlement, et révocation du brigadier général Wafiq Shqeir). Le secrétaire général du Hezbollah a aussitôt répondu en disant qu’il s’agissait d’une déclaration de guerre. La Coalition au pouvoir du 14 mars a essayé de donner à ses affrontements un caractère ethnique, alors que les affrontements ont eu lieu principalement entre les forces armées de Saad Hariri, celles de Geagea et Jumblatt, et les combattants du Hezbollah qui ont vite pris le dessus, plus vite même que ce qu’avait prévu Farkash, laissant ensuite l’armée libanaise occuper les endroits nettoyés dans Beyrouth Ouest.

Ce « coup » raté est un échec cuisant pour le gouvernement fantoche de Saniora, incapable de diriger le Liban, seulement d’organiser des coups foireux pour obéir à ses commanditaires américano sionistes. Cela rappelle le coup raté de Mohammed Dahlan et Mahmoud Abbas de l’OLP, contre le Hamas l’année dernière à Gaza, les planificateurs étant les mêmes.

Saniora vient d’ordonner à l’armée de se déployer et de rétablir l’ordre, ce que celle-ci avait déjà entrepris de faire. L’armée libanaise, sous les ordres du général Suleiman, qui devrait normalement être élu comme président du Liban si les américano sionistes n’avaient pas jusqu’à présent empêché cette élection, a donné l’ordre aux groupes armés d’évacuer les rues et s’est déployée dans les endroits sensibles. L’armée Libanaise a révoqué les deux mesures prises par le gouvernement illégal de Saniora, rétablissant dans ses fonctions le brigadier général Wafiq Shqeir, et assurant la Résistance libanaise que son réseau de communication ne serait pas démantelé. Le général Michel Aoun, à la tête du Free Patriotic Movement, a déclaré que « ce qui s’était passé est une victoire pour le Liban et sa Constitution ». Il assuré les Libanais que personne ne serait visé «mais que certains responsables devront faire face à leurs responsabilités politiques ».

Echec américano sioniste

Ces affrontements ont eu lieu à quelques jours de la visite du président US George W. Bush au Moyen Orient. L’un des objectifs de Bush dans la région c’était de « stabiliser » la Liban. Ces deux dernières années, l’Administration Bush a dépensé 1.3 billions de dollars pour soutenir le gouvernement Saniora, dont 400 millions destinés à renforcer les forces de sécurité libanaises. Bush devait rencontrer Saniora au Caire à la fin de sa visite, mais ce n’est pas certain que cette rencontre puisse avoir lieu, Saniora n’étant pas assuré de pouvoir quitter Beyrouth, toujours pour l’instant retranché dans le « Grand Sérail ». Incapable de faire progresser la résolution du conflit israélo palestinien parce que se refusant à faire pression sur Israël, confronté à son échec en Irak, et ce « coup » raté au Liban, avec en plus un pétrole à 126 dollars le baril, c’est un échec cuisant pour l’Administration Bush.

Côté israélien, le premier ministre Ehud Olmert est sur le point d’être inculpé pour des malversations financières, il est peut probable que des élections anticipées puissent avoir lieu, car les différents partis au pouvoir et dans l’opposition ne sont pas prêts à affronter le verdict des urnes.

Les deux administrations, américaine et israélienne, sont aux abois, donc dangereuses, car elles peuvent choisir la fuite en avant en s’engageant dans une guerre avec l’Iran qui embraserait toute la région et aurait des conséquences mondiales. Les médias avertissent déjà les opinions publiques mondiales en pronostiquant un baril de pétrole à 200 dollars, simple mise en condition mentale.

Le Magazine Américan Conservative vient de publier un cours article de Philip Giraldi intitulé « la guerre contre l’Iran pourrait être plus proche que ce que vous pensez » et avertit que le Conseil de Sécurité Nationale US a donné son accord de principe pour mettre à exécution un plan d’attaque d’un camp iranien dirigé par les forces armées iraniennes Al Qods, près de Téhéran. Le seul haut responsable US à s’être opposé à cette décision dans l’immédiat c’est l’actuel secrétaire à la défense US, Robert Gates. Selon cet article, la décision de lancer cette attaque serait liée à la dégradation de la situation au Liban, l’Administration Bush craignant que le Hezbollah ait main mise sur la situation politique suite aux évènements de ces derniers jours. Cette attaque devrait être aussi ciblée et précise que possible, visant essentiellement Al Qods. La décision d’exécution du plan d’attaque n’est pas définitive, le président doit encore en donner l’ordre, après la fin de tous les préparatifs.

La presse israélienne (Jérusalem Post), elle, fait état du feu vert donné par George Bush au gouvernement israélien, pour lancer une grande offensive contre le Hamas à Gaza, une fois son voyage au Moyen Orient terminé.

Planete non-violence

Proche-Orient: Abbas suspend les négociations de paix avec Israël

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a décidé de suspendre les négociations de paix avec Israël après la mort de 61 Palestiniens samedi dans des attaques. A sa demande, le Conseil de sécurité de l’ONU a entamé une réunion d’urgence sur la situation à Gaza.

Le président palestinien a annulé une rencontre prévue cette semaine avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert, a indiqué son bureau. Il a annulé également des entretiens entre les équipes de négociateurs israéliens et palestiniens.

“Il est impensable que la réaction israélienne à des tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable”, a déclaré M. Abbas.

En riposte aux tirs de roquettes palestiniennes, l’armée israélienne mène depuis mercredi une offensive dans la bande de Gaza qui a fait près de 100 morts, dont des femmes et des enfants.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes ont été relancées, après plusieurs années d’impasse, à la fin du mois de novembre lors de la conférence d’Annapolis, aux Etats-Unis.

Parallèlement, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation à Gaza a débuté à New York. A huis clos, elle a commencé quelques heures après que M. Abbas a “officiellement demandé au Conseil de sécurité de se réunir d’urgence pour discuter des agressions israéliennes à Gaza”.

Pour leur part, les Etats-Unis ont lancé un appel à la fin des violences dans le conflit israélo-palestinien tout en affirmant le droit d’Israël à se défendre, a indiqué un porte-parole du Conseil national de Sécurité.

(ats / 02 mars 2008 02:36)

Appel au Peuple algérien

Algériens, Algériennes,

Notre pays va mal. Notre avenir est en danger, celui de nos enfants risque d’être irrémédiablement compromis.

Un demi-siècle après une indépendance qui était censée fonder un Etat algérien social et démocratique, souverain, dans le cadre des principes islamiques, l’Algérie est aujourd’hui rongée par le despotisme, la corruption, l’injustice, la misère et le désespoir.

La racine principale du mal est connue : la confiscation du pouvoir et des richesses du pays par une poignée de généraux. Le bilan du régime en place n’est plus à faire : étouffement des libertés, exclusion politique, instrumentalisation du droit, régression économique, dislocation sociale et crise identitaire. Même sur le plan sécuritaire la situation demeure précaire, contrairement au discours officiel. Les événements tragiques que continue de connaître notre pays nous le rappellent quotidiennement, hélas, de façon sanglante.

Jusqu’à quand continuerons-nous à compter nos morts, nos disparus, nos jeunes rejetés par la mer, nos suicidés, nos drogués, nos écoliers exclus et sans avenir, nos milliards dilapidés, nos émeutes quotidiennes ?

Peuple algérien,
Le salut de notre pays exige un changement radical responsable, à la hauteur de tes convictions, aspirations et ambitions légitimes. Tu as le droit de vivre libre et digne dans un pays prospère, dans un pays de justice, un pays pour tous ses enfants.
La situation que tu vis n’est pas une fatalité. Le changement est possible. Il requiert ton adhésion et ton engagement dans un effort collectif à ta portée. Aujourd’hui tous les peuples du monde prennent leur destin en main et se libèrent de la dictature. Tu es en mesure d’en faire de même. Tes valeurs, ton histoire et ta fierté t’en rendent capable.

Peuple algérien,

Le Mouvement Rachad est né. Il sera ton instrument pour le changement que tu attends.

Rachad n’est pas un parti politique, mais une force de rassemblement visant l’établissement, par les voies non violentes, d’un Etat de droit d’où seront bannis pour toujours l’arbitraire, l’injustice et l’exclusion.
Ce Mouvement est le tien. Tu es appelé à réfléchir sur le projet de plateforme qu’il te soumet, à le débattre, l’enrichir et enfin le mettre en application.

Peuple algérien,

Œuvrer pour un changement de cette importance nécessite l’adhésion de tous et Rachad est ouvert à toute initiative qui vise à jeter des ponts entre les acteurs politiques, syndicats et personnalités d’horizons divers, à bâtir des relations de confiance entre eux et à contribuer à leur rassemblement.
Rachad appelle les agents de l’Etat algérien, civils et militaires, à se mettre au service de leur Peuple qui aspire à l’émancipation. Rachad leur tend la main dans la voie du changement qui sera pour le bien de tous. Rachad n’a d’autre ennemi que les ennemis de l’Algérie !

Peuple algérien,

Encore une fois tu as rendez-vous avec l’Histoire. Prends ton destin en main ! Rachad fait le serment de te servir, et de t’offrir un cadre de rassemblement où s’exprimeront tes griefs, tes douleurs, tes espoirs, tes ambitions et tes actions légitimes.

Peuple algérien,

Ta victoire, celle d’une Algérie digne et juste, est possible. Lève-toi, et tu seras libre ! Lève-toi et Dieu t’aidera ! Qu’Il nous aide tous à accomplir cette mission !

Secrétariat du mouvement RACHAD, pour le changement radical et responsable en Algérie

A. Aroua, M. Dhina, R. Mesli, M. Samraoui, M. L. Zitout

Les drapeaux du Hamas flottent sur les camps du Liban

L’entrée du camp de réfugiés palestiniens de Baddawi, au nord du Liban, a un nouveau look. Accrochés au-dessus de l’homme de garde armé, il y a des portraits du Sheikh Ahmed Yassin, chef spirituel du Hamas tombé au champ d’honneur, et d’autres de combattants des groupes de guérilla palestiniens. Tout près, une impressionnante bannière du Hamas recouvre le côté d’une maison, tout le long de la rue flottent au vent des drapeaux du Hamas.

 

Il y a seulement quelques mois, de tels bannières et portraits auraient été retirés et arrachés par les partisans du parti rival, le Fatah. Mais beaucoup d’habitants ici disent qu’ils ressentent une désillusion croissante à l’égard du Fatah (connu au Liban sous le nom de Fatah Abu Ammar) depuis sa défaite à Gaza en juin et sa gestion de la crise dans le camp de réfugiés voisin, Nahr al-Bared.

 

Quand les militants islamiques ont ouvert le feu sur les forces de sécurité libanaise en mai dernier, l’armée libanaise a pénétré à Nahr al-Bared en dépit d’un accord très ancien qui autorise les groupes palestiniens à faire eux-mêmes la police dans les camps. La bataille qui en a suivi entre l’armée et les militants a complètement anéanti le camp, faisant déplacer des milliers de Palestiniens.

 

Les dirigeants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) au Liban, dirigée par le parti du Fatah, se sont mis du côté de l’armée malgré ce que beaucoup ici ont perçu comme un bombardement aveugle de Nahr al-Bared. Dimanche, l’armée libanaise s’est déclarée victorieuse après plus de trois mois de combats et partout les Libanais brandissent des drapeaux, soutenus par un concert de klaxons. Mais au lieu de se réjouir, nombre de Palestiniens sont furieux contre le Fatah et l’OLP pour n’avoir pas su protéger les civils.

 

« Ces politiciens ont permis à l’armée libanaise de détruire tout le camp » dit un ancien habitant de Nahr al-Bared, Abdel Salaam Khader, qui a perdu son frère dans le conflit. « Nous avons été beaucoup exposés, et souvent à des bombes israélienne, mais même les Israéliens ne détruisaient que des parties du camp, pas tout le camp. »

 

Et d’ajouter : « Ils auraient pu régler avec les combattants autrement que par une manière militaire. Les dirigeants palestiniens ont conclu un accord avec le gouvernement qui nous a fait perdre nos maisons et tout ce qu’on possédait. »

 

Quand les combats ont commencé et que la première vague de Palestiniens déplacés est arrivée au camp de Baddawi, les dirigeants du Fatah ont promis des fonds pour la reconstruction et l’indemnisation des victimes des violences, et de discuter avec l’armée pour s’assurer que le camp ne serait pas détruit. Mais pour de nombreuses personnes déplacées, la direction palestinienne n’a pas respecté beaucoup de ses promesses. Les gens d’ici accusent aussi le Fatah et les autres dirigeants de l’OLP de n’avoir rien fait pour empêcher l’armée d’arrêter et de torturer des Palestiniens qui fuyaient la violence.

 

« Le Fatah Abu Ammar n’a pas protégé les civils et, au contraire, il a apporté à l’armée et au gouvernement libanais toute l’aide dont ils avaient besoin », dit un autre ancien habitant de Nahr al-Bared qui a demandé à ne pas être nommé. « Jusqu’ici, nous n’avons pas de calendrier clair pour l’avenir, la reconstruction de notre camp, la date de notre retour, ou pour ce que va devenir Nahr al-Bared. Le Fatah Abu Ammar ne nous a apporté aucune aide ; ils sont seulement allés à la télévision et ils ont fait de grandes promesses. Ils ont donné de l’argent uniquement à leurs membres. Mais le Fatah Abu Ammar ne nous a rien donné. » Samer Diad, autre résident, ajoute : « Quand Abu Ammar (Yasser Arafat) était vivant, nous les appelions Fatah Abu Ammar. Maintenant, nous les appelons le Fatah de voleurs. »

 

Les camps de réfugiés palestiniens au Liban hébergent plus de 400 000 Palestiniens et une diversité de groupements politiques. Beaucoup de factions se sont regroupées dans l’OLP, avec le Fatah comme parti principal. La direction du Fatah et les autres factions de l’OLP sont venues au Liban au début des années 70. Vers la fin de cette décennie, le Fatah est devenu une force puissante dans la politique libanaise et dans la vie des Palestiniens.

 

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30 août 1982, l’OLP quitte le Liban, l’armée française escorte Afafat. (AFP)

 

Pour les réfugiés palestiniens, le Fatah représentait les services sociaux, l’emploi, la protection, il était la force dirigeante dans le combat contre Israël. Après que l’armée israélienne ait envahi le Liban et expulsé la direction de l’OLP en 1982, le déclin progressif de l’OLP a commencé et avec le début de la Première Intifada en 1987, la première ligne du combat palestinien s’est déplacée vers la bande de Gaza et la Cisjordanie.

 

Cependant, malgré son déclin, l’OLP a toujours eu une assise forte au Liban. Mais avec l’ascendant du Hamas dans les territoires occupés, les négociations du Fatah avec Washington et Tel Aviv et le siège de Nahr al-Bared, nombre d’analystes estiment que le soutien au Fatah dans les camps du Liban est à son point le plus bas.

 

Ashraf Ibrahim, analyste et responsable du centre de loisirs de Njaz à Baddawi, insiste sur le fait que beaucoup de gens voyaient le Fatah comme le représentant du peuple palestinien à Gaza et à Nahr al-Bared, mais dans l’un et l’autre cas, il a échoué.

 

« Le Fatah Abu Ammar veut être l’unique force dans tous les camps », dit-il. « Il veut écraser les autres groupes et devenir l’unique représentant des réfugiés. Il entretient, par conséquent, de bonnes relations avec le gouvernement mais il ne discute pas des droits des Palestiniens ».

 

L’OLP a récemment réorganisé sa structure de commandement au Liban. Selon certains articles locaux, l’OLP se restructure pour renforcer sa position au Liban dans un effort pour contrecarrer la popularité grandissante du Hamas et d’autres groupes.

 

Le Dr Kassim Subiyeh, représentant du Fatah au Liban, dit : « Mon impression est que la réaction des gens après Nahr al-Bared est passagère. Ils s’attendaient à plus et ils n’ont pas obtenu ce à quoi ils s’attendaient. D’autres mouvements et factions s’en servent contre le Fatah. Mais je suis certain qu’avec un peu de temps, les gens vont commencer à se servir de leur tête et non plus réagir avec leurs émotions. »

 

Le représentant de la direction de l’OLP au Liban et chef du Fatah, Munir Maqdah, a déclaré à IPS que « [Nahr al-Bared] n’était pas une erreur du Fatah. Les gens font confiance au Fatah de plus en plus. Le Fatah est un mouvement pour tous les Palestiniens. Il est sorti du ventre de la nation palestinienne, personne ne peut le supprimer. »

 

Cependant, beaucoup de Palestiniens, ici dans d’anciens fiefs du Fatah, se tournent vers le Hamas. « Le Hamas est en train de gagner en influence ici », dit Ashraf, « parce que dès le début, il a pris la position juste. Le Hamas dit, nous sommes contre l’agression de l’armée. Il dit, nous ferons pression sur les politiciens pour aider nos déplacés et œuvrer au retour de tous dans leur maison. »

 

De plus, la prise de pouvoir du Hamas en juin et son insistance pour exiger le droit au retour des réfugiés dans les territoires occupés ont vraiment renforcé sa position aux yeux de beaucoup dans les camps. Quand on l’interroge sur le droit au retour des réfugiés, le représentant du Fatah, Subiyeh, répond à IPS : « Ils sont là pour des centaines d’années. »

Electronic Libanon – publié par The Electronic Intifada
traduction :  Spencer Delane

Quand les nains font de grandes ombres…

« Quand les nains font de grandes ombres, c’est signe que le soleil décline » Proverbe chinois.

L’Autorité Palestinienne (AP) a démenti énergiquement des rapports de la presse israélienne alléguant que des entretiens secrets entre des négociateurs palestiniens et israéliens étaient sur le point d’aboutir à un « document pour un accord » montrant à quoi ressemblerait un accord final entre les deux bords.

 

Des officiels de l’AP ont déclaré à Al-Ahram Weekly que la direction palestinienne attendait toujours de savoir si l’état israélien avait pris « la décision stratégique de mettre un terme à son occupation des Territoires Palestiniens Occupés, ou s’il s’accrochait juste à la même vieille politique de tergiversation et de tromperie. »

 

Plus tôt cette semaine, un journal israélien avait affirmé qu’Abbas et Olmert discutaient un protocole d’accord couvrant la plupart des questions au coeur du conflit Israélo-Arabe telles que Jérusalem, les réfugiés et les frontières. Le document, selon l’article, serait présenté avant la conférence régionale de paix sponsorisée par les Etats-Unis et prévue pour novembre.

 

Cependant, toujours selon des officiels de l’AP, alors que les deux côtés ont trouvé un accord général concernant le principe d’un état palestinien, il n’y a aucune entente sur la forme d’un tel état, ses frontières et sa souveraineté.

 

« Nous essayons toujours de savoir si le gouvernement israélien est sérieux quant à la paix. J’espère que les perspectives générales seront plus claires dans quelques semaines », a dit Ahmed Subh, le fonctionnaire de rang le plus élevé au ministère palestinien des affaires étrangères basé à Ramallah. Subh a indiqué à Al-Ahram Weekly qu’il n’y avait toujours aucune « réponse claire » sur toutes les questions qui entouraient la conférence régionale en projet.

 

« Nous ne savons pas quand elle se tiendra exactement, nous ne savons où elle aura lieu, qui y participera, et nous connaissons encore moins la base politique sur laquelle la conférence s’appuiera. » L’incertitude palestinienne concernant cette conférence qui est vue par beaucoup d’observateurs comme le dernier espoir pour la paix pour beaucoup d’années à venir, est tout à fait justifiée.

 

Israël voudrait conclure avec le régime basé à Ramallah un accord restant vague, général et non-contraignant, accord qui avant tout maintiendrait ou même perpétuerait le statu quo pour beaucoup d’années et apportant en contrepartie « une amélioration importante » dans les conditions de vie des Palestiniens.

 

De son côté la direction palestinienne espère que la communauté internationale, avec en particulier les Etats-Unis, fera pression sur Israël pour convenir d’un calendrier pour en finir avec l’occupation israélienne commencée en 1967.

 

Selon la presse israélienne, les directives pour des négociations avec les Palestiniens sont limitées aux questions (considérées comme apolitiques) « locales » avec comme objectif immédiat « l’affaiblissement du Hamas » en resserrant encore sur la bande de Gaza le blocus déjà très éprouvant. Dans le même temps, Israël cherchera une normalisation sans cérémonie avec les états arabes afin de former un « plus large contexte diplomatique » qui faciliterait « des développements plus positifs » dans l’arène israélo-palestinienne.

 

Pour sa part, Olmert, tout en essayant de maintenir autant que possible le fossé existant entre le Hamas et le Fatah afin d’affaiblir la position palestinienne générale vis-à-vis d’Israël, est néanmoins dans une situation inconfortable voyant certaines cartes qu’il utilisait pour faire diversion et faire peur — le Hamas, ou « le terrorisme » — lui glisser des doigts.

 

Selon les israéliens, leur premier ministre cherchera à convaincre les américains et les européens que la communauté internationale doit d’abord aider l’AP à créer une base économique saine sans laquelle n’importe quel accord de paix s’avérerait précaire. Israël aurait proposé que l’occident et les riches états arabes pétroliers aident l’AP à mettre en place « un système étendu d’assistance sociale » en Cisjordanie afin de gagner plus d’appui populaire que le Hamas et ainsi remporter des élections.

 

Ce plan, récemment remis aux principaux responsables de l’AP lors d’une conférence tenue portes closes à l’institut pro-israélien de Washington pour la politique proche-orientale [Washington Institute for Near East Policy], envisage l’adoption par l’AP des méthodes de gestion du Hamas en distribuant directement l’aide à ceux qui en ont besoin, afin de retourner l’opinion publique en faveur du Fatah.

 

Inutile de dire que l’AP, tout en étant disposée à écouter, n’est pas vraiment enthousiaste vis à vis de ces manoeuvres, sa conviction étant que l’occupation israélienne est la principale sinon l’unique raison de la détérioration et de la situation économique et de la pauvreté dans les territoires occupés.

 

En outre, un rétablissement économique à longue terme en Cisjordanie et laissant de côté la bande de Gaza demanderait beaucoup d’années pendant lesquelles Israël est susceptible de créer encore plus de colonies, d’étendre celles qui existent déjà et de finaliser la judaïsation de Jérusalem-est. Et enfin, vu l’expérience passée, aucune future administration américaine républicaine ou démocrate ne sera disposée ou même simplement capable de forcer Israël à respecter le moindre accord.

 

Les fonctionnaires de l’AP se rendent compte de la tactique d’Olmert pour gagner du temps et des problèmes auxquels il fait face dans sa faible coalition politique aussi bien que dans l’opinion publique israélienne. Abed Rabbo, officiel de l’OLP [Organisation de Libération de la Palestine] a indiqué au journal Al-Hayat édité en langue arabe à Londres : « si Israël persiste dans son refus de débattre des questions centrales, la conférence de paix échouera. »

 

Certains observateurs pourraient être tentés d’accorder à Olmert le bénéfice du doute, estimant qu’il peut vouloir entrer dans l’histoire comme premier ministre de paix et non comme premier ministre de guerre. Il est évident cependant qu’il y a très peu d’éléments justifiant dans l’avenir un retournement israélien vis-à-vis des Palestiniens.

 

Ghassan Al-Khatib est un ancien ministre palestinien du travail. Il explique que le gouvernement israélien d’Olmert n’est aucunement en position de conclure une véritable paix avec les Palestiniens. « Ils essayent d’éluder les vraies questions autant que possible. Par conséquent l’Autorité Palestinienne ne devrait jamais accepter un arrangement ou accord qui laisserait les questions fondamentales sans solution parce que cela signifierait que l’occupation demeurerait intacte », a-t-il déclaré à Al-Ahram Weekly.

 

Interrogé pour savoir comment selon lui le possible échec de la conférence régionale affecterait la situation politique dans la région, Khatib est d’avis que « les joueurs impliqués » essayeront de donner à cette conférence l’apparence de la réussite. « Vous savez que la plupart des politiciens sont des menteurs et des escrocs ; ils essayeront probablement de donner [à cette conférénece] l’apparence du succès. Cependant la chose importante n’est pas l’apparence, mais l’impact sur la réalité. En bref, si la conférence échoue aux yeux des peuples, elle échouera même si elle parait réussir aux yeux des gouvernements. »

 

Une des raisons principales de ce manque d’optimisme est le fait qu’Ehud Barak, ministre israélien de la défense et dernier mais implacable associé politique d’Olmert, n’est aucunement disposé à des entretiens avec les Palestiniens pour déterminer un statut final. Barak est persuadé qu’Israël n’a aucun associé pour un accord de paix définitif et il estime avoir besoin d’au moins de cinq ans pour remettre l’armée israélienne sur pied après la guerre de l’an passé contre le Hezbollah.

 

La conclusion, selon Yoel Markus, un vieux commentateur israélien, est que « le pays est entré dans l’ère d’une direction politique minable en ce qui concerne sa qualité, sa motivation et sa capacité à mettre un terme à l’occupation. » Écrivant dans Haaretz daté du 21 août, Markus a résumé comment il voyait Olmert en citant un proverbe chinois : « Quand les nains font de grandes ombres, c’est signe que le soleil décline. »

Al-Ahram Weekly

Traduction : Spencer Delane

Version anglaise :

Puny politicians with big shadows

The sun is setting on the much-touted autumn peace conference, says Khaled Amayreh

The Palestinian Authority (PA) has strongly denied Israeli press reports alleging that secret talks between Palestinian and Israeli negotiators are about to yield a “document of understanding ” as to what a prospective final-status solution between the two sides would look like.PA officials told Al-Ahram Weekly that the Palestinian leadership is still waiting to find out if Israel has taken “a strategic decision to end its occupation of the occupied Palestinian territories, or is just clinging to the same old policy of prevarication and equivocation.”Earlier this week, an Israeli newspaper claimed that Abbas and Olmert were discussing a memorandum of understanding covering most of the core issues of the Arab-Israeli conflict, such as Jerusalem, the refugees, and borders. The document, the paper said, would be presented before the American-sponsored regional peace conference slated to take place in November.

However, according to PA officials, while the two sides have a general agreement pertaining to the issue of Palestinian statehood, there is no agreement at all on the shape of such a state, its borders and its sovereignty.

“We are still trying to find out if the Israeli government is serious about peace. I hope that the general outlook will be clearer in a few weeks,” said Ahmed Subh, the highest-ranking official at the Palestinian Foreign Ministry in Ramallah. Subh told the Weekly that there still were no “clear answers” to all the questions surrounding the putative regional conference.

“We don’t know when exactly it will be held, we don’t know its venue, who will participate, and we certainly don’t know the political reference by which the conference will be bound.” Palestinian incertitude regarding the conference, dubbed by many observers as the last hope for peace for many years to come, is clearly justified.

Israel would like to reach a vague, general and open- ended agreement with the Ramallah-based regime which would very much maintain or even perpetuate the status quo for many years to come in return for a “dramatic improvement” in Palestinian living conditions.

On the other hand, the Palestinian leadership hopes that the world community, especially the United States, will pressure Israel to agree on a timetable for ending the Israeli occupation that began in 1967.

According to the Israeli press, the guidelines for negotiations with the Palestinians are restricted to “local” (presumably non-political) issues, with the immediate goal being “weakening Hamas” by way of tightening the already tight blockade on the Gaza Strip. Moreover, Israel will seek informal normalisation with Arab states for the purpose of forming a “broader diplomatic context” which would facilitate “more positive developments” in the Israeli-Palestinian arena.

On his part, Olmert, while trying to perpetuate the Hamas-Fatah rift for as long as possible in order to weaken the overall Palestinian position vis-à-vis Israel, is nonetheless uncomfortable seeing the Hamas and terror cards, which he was addicted to using as diversionary and red-herring tactics, slipping through his fingers. He is resorting to so-called prioritisation tactics.

According to Israeli officials the Israeli premier will seek to convince the Americans and Europeans that the world community must first help the PA create a sound economic base, without which any peace settlement would prove to be precarious. Israel reportedly has proposed that the West and oil-rich Arab states help the PA create a “strong welfare system” in the West Bank to win elections and gain more support than Hamas.

The plan, which was recently handed to senior PA officials during a closed conference at the pro-Israeli Washington Institute for Near East Policy, envisages the adoption by the PA of Hamas’s economic methods of distributing assistance directly to the needy, in order to influence public opinion in Fatah’s favour.

Needless to say, the PA, while willing to listen, is not really enthusiastic about these tactics, given its principled conviction that the Israeli occupation is the main, if not sole reason for economic deterioration and poverty in the occupied territories.

Moreover, a long-range economic recovery in the West Bank, let alone the Gaza Strip, would take many years during which Israel is likely to create more settlements, expand existing ones and complete the Judaisation of East Jerusalem. In addition, no future American administration, whether republican or democrat, would be willing or even able to force Israel to abide by any agreement, given past experience.

PA officials are aware of Olmert’s stalling tactics and the problems he is facing within his own weak coalition as well as in the larger public arena in Israel. PLO official Yasser Abed Rabbo told the London- based Arabic newspaper Al-Hayat that, “if Israel continues to refuse to discuss the core issues, the peace conference will fail.”

Some observers might be tempted to give Olmert the benefit of the doubt, arguing that he may want to go down in history as a peace prime minister and not as a war prime minister. However, it is obvious that there is very little if anything that would justify an Israeli turnabout vis-à-vis the Palestinians in the foreseeable future.

Ghassan Al-Khatib is a former Palestinian minister of labour. He argues that the Israeli government of Olmert was in no position to make a genuine peace with the Palestinians. “They are trying to evade the real issues as much as possible. Hence, the Palestinian Authority must never accept any arrangement or agreement that would leave the fundamental issues unresolved because then the occupation would remain intact,” he told the Weekly.

Asked how he thought the possible failure of the regional conference would affect the overall political situation in the region, Khatib opined that the “involved players” would try to make it look successful. “You know most politicians are liars and deceitful, so they probably would try to make it look successful. But the important thing is not the show, but the impact in reality. In short, if the conference fails by the people’s standards, it will fail even if it succeeds by the governments’ standards.”

One of the key reasons for the absence of optimism is the fact that Israeli defence minister and Olmert’s junior but implacable political partner Ehud Barak is in no mode for final status talks with the Palestinians. Barak believes that Israel has no peace partner for a permanent status agreement and needs at least five years to get the Israeli army back on its feet following the war with Hizbullah last year.

The conclusion, according to Yoel Markus, a veteran Israeli commentator, is that “the country has entered an era of poor leadership, with respect to its quality, its motivation and its ability to put an end to the occupation.” Writing in Haaretz 21 August, Markus encapsulated his view of Olmert by citing a Chinese proverb: “When little people cast a big shadow, it is a sign that the sun is setting.”

 


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