La guerre menée par le terrorisme islamiste, telle qu’elle est présentée par les responsables gouvernementaux, par les médias, par les forces de polices et par les terroristes eux-mêmes contre leurs adversaires déclarés, est tout à fait invraisemblable.
L’exaltation idéologique peut conduire à toutes sortes de crimes, et l’héroïsme individuel comme les assassinats en série appartiennent à toutes les sociétés humaines. Ces sortes de passions ont contribué depuis toujours à construire l’histoire de l’humanité à travers ses guerres, ses révolutions, ses contre-révolutions. On ne peut donc être surpris qu’un mitrailleur, un kamikaze ou un martyre commettent des actes dont les résultats politiques seront exactement opposés à ceux qu’ils prétendent rechercher, car ces individus ne sont pas ceux qui négocient sur le marché des armes, organisent des complots, effectuent minutieusement des opérations secrètes sans se faire connaître ni appréhendés avant l’heure du crime.
Quoiqu’elle veuille s’en donner l’allure, l’action terroriste ne choisit pas au hasard ses périodes d’activités, ni selon son bon plaisir ses victimes. On constate inévitablement une strate périphérique de petits terroristes islamistes, dont il est toujours aisé de manipuler la foi ou le désir de vengeance, et qui est, momentanément, tolérée comme un vivier dans lequel on peut toujours pécher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau : mais la « force de frappe » déterminante des interventions centrales ne peut-être composée que de professionnels ; ce que confirme chaque détails de leur style.
L’incompétence proclamée de la police et des services de renseignements, leurs mea-culpa récurrent, les raisons invoquées de leurs échecs, fondées sur l’insuffisance dramatique de crédits ou de coordination, ne devraient convaincre personne : la tâche la première et la plus évidente d’un service de renseignements est de faire savoir qu’il n’existe pas ou, du moins, qu’il est très incompétent, et qu’il n’y a pas lieu de tenir compte de son existence tout à fait secondaire. Pourtant, ces services sont mieux équipés techniquement aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été.
Tout individu notoirement ennemi de l’organisation sociale ou politique de son pays, et, d’avantage encore, tout groupe d’individus contraint de se déclarer dans cette catégorie est connu de plusieurs services de renseignements. De tels groupes sont constamment sous surveillance. Leurs communications internes et externes sont connues. Ils sont rapidement infiltrés par un ou plusieurs agents, parfois au plus haut niveau de décision, et dans ce cas aisément manipulable. Cette sorte de surveillance implique que n’importe quel attentat terroriste ait été pour le moins permis par les services chargés de la surveillance du groupe qui le revendique, parfois encore facilité ou aidé techniquement lorsque son exécution exige des moyens hors d’atteinte des terroristes, ou même franchement décidé et organisé par ces services eux-mêmes. Une telle complaisance est ici tout à fait logique, eu égard aux effets politiques et aux réactions prévisibles de ces attentats criminels.
Le siècle dernier, l’histoire du terrorisme a démontré qu’il s’agit toujours, pour une faction politique, de manipuler des groupes terroristes en vue de provoquer un revirement avantageux de l’opinion publique dont le but peut être de renforcer des dispositifs policiers pour contrer une agitation sociale, présente ou prévisible, ou de déclancher une opération militaire offensive, et son cortège d’intérêts économiques, à laquelle s’oppose la majorité de la nation.
Allemagne 1933 : Hitler
Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier d’Allemagne et chef du pouvoir exécutif. Pourtant, deux adversaire potentiels sont encore devant lui : le Reichstag, qui vote les lois, arrête le budget et décide la guerre, ainsi que le parti communiste allemand, qui, dans le marasme économique de l’époque, pouvait se relever inopinément et constituer un dangereux concurrent. Le 22 février, Goering, alors président du Reichstag attribue aux SD (Sicherheitsdienst : Service de renseignements de sûreté) des fonctions de police auxiliaire. Le 23, la police perquisitionne au siège du parti communiste et y « découvre » un plan d’insurrection armée avec prises d’otages, multiples attentats et empoisonnements collectifs. Le 27 février, un militant gauchiste s’introduit sans difficultés dans le Reichstag et, avec quelques allumettes, y provoque un incendie. Le feu s’étend si rapidement que le bâtiment est détruit. Tous les experts, techniciens et pompiers, ont témoigné qu’un tel incendie ne pouvait être l’œuvre d’un seul homme. Bien après la guerre, d’anciens nazis confirmeront le rôle des SD dans cet attentat. Dès le lendemain de l’incendie, plusieurs milliers d’élu et de militants communistes sont arrêtés, l’état d’urgence décrété, le parti communiste interdit. Quinze jours plus tard les nazis remportent les élections au Reichstag, Hitler obtient les pleins pouvoirs et, dès juillet 1933, interdit tous les autres partis.
Italie 1970 : les Brigades rouge
Au cours des années septante, l’Italie était au bord d’une révolution sociale. Grèves, occupations d’usines, sabotage de la production, remise en question de l’organisation sociale et de l’Etat lui-même ne semblaient plus pouvoir être jugulé par les méthodes habituelle de la propagande et de la force policière. C’est alors que des attentats terroristes, destinés à provoquer de nombreuses victimes, et attribués à un groupe « révolutionnaire », les Brigades Rouges, sont venu bouleverser l’opinion publique italienne. L’émotion populaire permit au gouvernement de prendre diverses mesures législatives et policières : des libertés furent supprimées sans résistance, et de nombreuses personnes, parmi les plus actives du mouvement révolutionnaire, furent arrêtées : l’agitation sociale était enfin maîtrisée. Aujourd’hui, les tribunaux eux-mêmes reconnaissent que la CIA était impliquée, de même que les services secrets italiens, et que l’Etat était derrière ces actes terroristes.
USA 1995 : Timothy Mc Veigh
Le 19 avril 1995, un vétéran de la première guerre du Golfe, Timothy Mc Veigh, lance contre un bâtiment du FBI, à Oklahoma City, un camion chargé d’engrais et d’essence. Le bâtiment s’effondre et fait cent soixante-huit victimes. Au cours de l’instruction, Mc Veigh a déclaré avoir été scandalisé par l’assaut donné par le FBI, deux ans plus tôt, à une secte d’adventiste à Wacco, dans le Texas. Assaut au cours duquel périrent plus de quatre-vingt membres de la secte, dont vingt-sept enfants. Révolté par ce crime, Mc Veigh était donc parti en guerre, seul, contre le FBI. Et au terme de son procès, largement médiatisé, il a été exécuté, seul, par une injection mortelle, devant les caméras américaines.
Après l’attentat, 58 % des Américains se sont trouvés d’accord pour renoncer à certaine de leur liberté afin de faire barrage au terrorisme. Et dans l’effervescence populaire entretenue par les médias, le président Clinton du signer le consternant antiterrorism Act autorisant la police à commettre de multiples infractions à la constitution américaine.
Au vu des ravages causés par l’attentat, Samuel Cohen, le père de la bombe à neutrons, avait affirmé : « Il est absolument impossible, et contre les lois de la physique, qu’un simple camion remplis d’engrais et d’essence fassent s’effondrer ce bâtiment. » Deux experts du Pentagone étaient même venu préciser que cette destruction avait été « provoquée par cinq bombes distinctes », et avaient conclu que le rôle de Mc Veigh dans cet attentat était celui de « l’idiot de service ».
Au cours de son procès, Mc Veigh a reconnu avoir été approché par des membres d’un « groupe de force spéciales impliquées dans des activités criminelles ». Le FBI ne les a ni retrouvé, ni recherchés. Mais dans cette affaire, la police fédérale a dissimulé tant d’information à la justice qu’au cours de l’enquête, l’ancien sénateur Danforth a menacé le directeur du FBI d’un mandat de perquisition, mandat qu’il n’a pu malheureusement obtenir. L’écrivain Gore Vidal affirme, dans son livre La fin de la liberté : vers un nouveau totalitarisme, sans hésiter : « Il existe des preuves accablantes qu’il y a eu un complot impliquant des milices et des agents infiltrés du gouvernement afin de faire signer à Clinton l’antiterrorism Act ».
USA : 11/9
La situation mondiale exige l’ouverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver l’énergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle en croissance constante. Les immenses réserve des pays arabes, et la possibilité des se les approprier, d’acheminer cette énergie à travers des zones contrôlées, font désormais l’objet de conflits entre les USA, décidés à asseoir leur hégémonie, et les autres pays d’Europe et d’Asie. S’emparer de telles réserves aux dépends du reste du monde exige une suprématie militaire absolue et d’abord une augmentation considérable du budget de la défense. Mesures que la population américaine n’était, il y a quelques années encore, aucunement disposée à entériner. Le 11 janvier 2001, la commission Rumsfeld évoquait qu’un « nouveau Pearl Harbour constituera l’évènement qui tirera la nation de sa léthargie et poussera le gouvernement américain à l’action.»
Les services de renseignements américains, qui prétendaient tout ignorer de l’attentat du 11 septembre, étaient si bien averti dans les heures qui ont suivi, qu’ils pouvaient nommer les responsables, diffuser des comptes rendus de communications téléphonique, des numéros de carte de crédit, et même retrouver inopinément le passeport intact d’un des pilotes terroristes dans les ruines fumantes des deux tours, permettant ainsi de l’identifier ainsi que ses présumés complices. La version des autorités américaines, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’a pas été un seul instant croyable. Son intention n’était d’ailleurs pas d’être crue, mais d’être la seule en vitrine.
Le pouvoir est devenu si mystérieux qu’après cet attentat qu’on a pu se demander qui commandait vraiment aux Etats-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique. Et donc, par extension, on peut se demander également qui peut bien commander le monde démocratique ?
Mecanopolis





Le terrorisme en Algérie a été soutenu et nié par l’ocident.Ce qui a été visé, c’est l’Algérie de Novembre 1954.Beaucoup n’ont pas encore compris cela. Comme par hasard,ce sont les mêmes médias qui ont été coordonné pour nier un authentique terrorisme, avec le “qui tue qui?” , qui sont monté également au créneau pour défendre un false flag(9/11).Et à chaque fois, en dépit des faits. Libération, Canal sioniste, éditions la Découverte, Figaro,Le Monde.@mecanopolis: tes articles sur ton blog au sujet de l’Algérie,c’est du n’importe quoi. Encore une fois, interroge toi pourquoi ce sont les me^mes médias qui ont nié le vrai terrorisme en Algérie, en accusant le bouclier de la Nation de commettre des crimes, qui défendent les théories officielles du 9/11 en s’interdisant de penser que les tous puissants pouvoirs en seraient incapables.
Tu devrais mieux te renseigner sur qui est Rivoire, quels sont les liens de Gèze avec Mitterrand et avec le boulevard Mortier aka la Piscine.
Analyser le 9/11 est relativement facile.
Analyser la subversion en Algérie est difficile du fait de l’imposition par les médias dominants de nombreuses intoxications, qui ont perduré.
On peut distinguer 3 grandes dates de la propagande à l’encontre de la république Algérienne Démocratique et Populaire.
La première visait à légitimer les haloufs harkis terroristes. Les services et les politiques occidentaux les appelaient “groupes armés d’opposition”.
Lorsque il a été compris que les protégés ne prendraient pas le pouvoir, la sémantique a switché, en particulier après l’échec de l’organisation de San Egidio, où chaque service à ramené les supplétifs. Même Haddam a fait le voyage dans l’avion du secrétariat d’état.
Après l’échec de San Egidio, ils ont choisit la négation : “qui tue qui?” avec si possible, une gêne envers les services de sécurité, d’où une fausse question tournée en accusation contre les Patriotes.
Troisème step, c’est celui qui vient après le 9/11.
Afin de ne pas se déjuger, tout en évitant de saboter leur “war on terror”, à savoir, une série guerres coloniales basées sur le mensonge, ils ont décrété que le terrorisme d’une infime minorité de porcs appostats ( “Voter pour nous,c’est voter pour Dieu, voter contre nous,c’est voter contre Dieu”)et traître à la Nation Algérienne était en fait ..une “guerre civile” !!!!
Bouteflika qui n comme Chadli, avait un niveau de patriotisme au niveau des pâquerettes, a bien compris qu’il était plus facile de marcher dans les pas de cette définition mensongère, que de la combattre. Cela permettait d’avoir le sphoto sur le perron de l’Elysée, et cela permettait surtout de se débarraser de l’Institution Républicaine par définition, la digne héritière de l’ALN : l’ANP. Il se retrouve les coudées franches et rebellote.
Chadli a suivi Mitterand et les occidentaux, en pensant qu’avec le FIS, il allait se construire une base populaire. Il a également mené 3 vagues d’amnisties des haloufs terroristes dans les années 80. bouteflika fait de même.
Par pitié, quand vous ne connaissez pas une situation, fonctionnez de manière factuelle et interrogez vous un petit peu sur le pourquoi du comment. Y’a pas de hasard. Si les médias ont switché à l’unisson, comme les compagnons de la chanson, d’une grille de lecture à une autre, ce n’est pas le fait du hasard. tout cela est coordonnée et répond à une politique.
Malheureusement,ce qui a été évité par les armes et en train de se passer par un entrisme insidieux.
J’espère vivement que les forces patriotiques vont remettre les choses en place.
PS: Avant de publier des choses, check les. Hocine Malti est un conard. C’est l’ANP qui a bloqué , Dieu merci, la privatisation de Sonatrach. Replonge toi dans les archives, reprend les annonces depuis des année,s et regarde combien de fois Bouteflika a voulu imposer cela. Tu postes des choses sans les avoir vérifié, sans savoir d’où cela vient.
Je dis que c’est un conard, et je le prouve. Si tu reprends ses torchons, tu y liras par exemple que l’Algérie est en osmose avec les USA au sujet de l’occupation de l’Iraq.
Et bien, procures toi si tu le peux les compte rendu des conférences de la ligue arabe.
L’Algérie est le seul pays avec la Libye a maintenir sa position : la seule solution envisageable pour l’Iraq est le retrait immédiat des troupes d’occupation.
Je dis bien que c’est avec la Libye, le seul pays arabe à avoir une position aussi claire.
Voilà pourquoi je te dis check tes articles avant de publier.
Tu te fais vecteur d’intoxication sans le savoir, juste parce que tu penses combattre une situation qui te parait injuste mais dont la manière dont cela t’apparaît est complètement biaisé.
Ce que tu publie sur ton blog au sujet de l’Algérie,c’est des choses qui n’obéissent qu’à une seule logique : comment saboter un pays qui leur a fait baver, un pays qui a été leader de la lutte contre le colonialisme, un pays qui a été leader dans le combat contre l’Afrique du Sud de l’Apartheid ( d’où l’aide de nos amis sud africains, qui ont reconnu notre rôle et non pas ce que tu as posté. Car contrairement à la France, en particulier socialiste, sioncaliste, ou à d’autres puissances, qui ont traficoté avec le régime de la honte, l’Algérie l’a combattu et c’est un fait), un pays où la déclaration de l’état Palestinien a été faite, un pays qui continue de se battre pour le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, comme le Sahara occidental, colonisé par le Maroc, pays satellite des impérialistes français et consorts. D’ailleurs, constatons. l’Algérie est plus riche que le Maroc, où il règne une injustice incroyable.
le Roi se déclare être le commandeur des croyants( ce qui constitue une apostasie). Et en dépit de cela, tu y as vu beaucoup de terrorisme?
Non, car le Maroc est chasse gardée.
C’est l’Algérie qui ne se met pas à genou et qu’il faut donc déstabiliser.
Dieu merci, tant qu’il restera des hommes en Algérie, tant que l’ANP sera fidèle comme elle est aux idéaux de Novembre, l’Algérie ne pliera jamais l’échine.
Vive l’Algérie
Vive l’ANP
Quand les services secrets jouent du terrorisme
D’ordinaire, les professeurs d’université n’aiment pas trop s’aventurer sur les terrains chauds de la politique internationale. L’un d’eux fait exception: Daniele Ganser, 36 ans, aujourd’hui professeur d’histoire à Bâle. Après avoir étudié à Londres et à Amsterdam, travaillé au “Center for Securities Studies de l’ETH à Zürich, il se taille une stature de spécialiste des questions de sécurité de 1945 à nos jours. Sa grande préoccupation: “le terrorisme manipulé”. Autrement dit: l’implication de certains services secrets dans des opérations qui avaient pour but de créer la peur et le trouble à des fins politiques.
Suite : http://pilet.typepad.com/jacques_pilet/2008/09/quand-les-services-secrets-jouent-du-terrorisme.html
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