
Commençons par la fin. Le gouvernement algérien retire les accréditations des deux correspondants de Reuters et de l’AFP. La mesure est certes excessive. Mais le gouvernement algérien joue sur du velours. Cela ne fait pas de pli. Ces deux correspondants ont rapporté des informations erronées, qui ont été relayées par l’ensemble de la presse mondiale, et qui sont passées en boucle, en prime time des journaux télévisés de toutes les télévisions du monde.
Le correspondant de l’AFP a indiqué dans sa dépêche sur l’attentat de Beni Amrane, dimanche soir, qui a coûté la vie à un ingénieur français et son chauffeur, que le bilan était de treize morts et de nombreux blessés. Le gouvernement, contrairement à son habitude, de revoir les chiffres à la baisse, ou de démentir, ne réagit pas et laisse le temps aux médias mondiaux de relayer l’information de l’AFP.
Le lendemain, lundi, aux environs de 15heures, encore sous l’effet de l’attentat de la veille, le correspondant de Reuters envoie une dépêche dans laquelle il rapporte qu’un autre attentat à la bombe a eu lieu à Bouira, dans la gare routière, que le bilan est de 20 morts et de nombreux blessés. L’information commence à être relayée, et des correspondants des chaînes de télévision occidentales commencent à faire des commentaires sur l’information. Ils interviennent en temps réel pour « chauffer » l’information.
Côté algérien, il n’y a aucune réaction. Le gouvernement laisse l’information enfler. Pendant des heures. Ce n’est que vers qu’en fin d’après midi que d’autres correspondants commencent à émettre des doutes sur la véracité de l’attentat. Ce n’est qu’ensuite que la radio algérienne passe un communiqué, sans citer de sources officielles, où elle nie qu’un attentat a eu lieu.
Et ce n’est que le lendemain qu’un communiqué officiel, émanant du …Ministère de la Défense, pourquoi la défense, dément catégoriquement qu’il y ait eu 13 morts dans l’attentat de Beni Amrane. Sans faire de commentaire sur le faux attentat de Bouira.
La surenchère a été orchestrée, gérée. De main de maître!
De toute évidence, le gouvernement algérien, qui aurait pu faire un démenti officiel immédiatement après la parution de la dépêche, a laissé l’information se propager. Il a reçu l’instruction de n’en rien faire et de ne pas contrer une “opération” en cours.
Pourquoi ?
Qui a piloté cette opération de désinformation ?
Maintenant remontons au début de l’affaire. Les correspondants de l’AFP et de Reuters sont des professionnels. Il est totalement exclu qu’ils aient pu se faire berner par des islamistes pour semer le trouble, comme l’a suggéré un journal algérien à grand tirage.
Le premier correspondant, celui de l’AFP s’est fait communiquer ce chiffre de 13 morts par une source habituelle, qu’il devait avoir testé pendant des mois. Aucun professionnel de ce niveau, et qui est employé, de surcroît, par une agence de l’importance de l’AFP, ne se serait risqué à émettre un tel bilan s’il ne l’avait reçu d’une source sûre, ou s’il ne l’avait constaté par lui-même.
Ceux qui l’ont intoxiqué, délibérément, ont pris soin de ne pas le démentir dans l’immédiat, parce que l’opération intox n’était pas finie, et que Reuters devait entrer das un scénario similaire dès le lendemain.
Lorsque le correspondant de Reuters a reçu « l’info », il n’a pas hésité une seconde et n’a même pas pris le temps de se rendre à Bouira pour vérifier, parce que, très vraisemblablement, la source qui lui avait communiqué l’information sur cet attentat de Bouira, et sur le nombre des victimes, était pour lui une source très sûre. Une source éprouvée, voire amie. Ce professionnel n’aurait jamais balancé une telle bombe, sans aucune vérification, s’il n’était absolument sûr de sa source. Et celle-ci ne pouvait être que sécuritaire, voire autorisée.
La meilleure preuve que cette opération était un coup tordu, est que les autorités ont laissé le temps, plusieurs heures, à l’information d’être relayée par les médias du monde entier, avant de la démentir. Le fait que ni le Ministre de l’Intérieur, ni le Chef du Gouvernement, ni le porte parole de celui-ci n’aient estimé devoir le faire, suppose que l’opération d’intox a été pilotée depuis le sommet des services spécialisés dans ce genre de manipulation. Le DRS bien évidement ! Qui d’autre ?
Cette manipulation des médias, car c’en est une, même si elle ne semble pas conforme au mode opératoire du DRS, procède d’une démarche inédite. Les milieux qui ont fait parvenir les intox aux deux correspondants se sont servis des sources de ces derniers. Parce qu’ils savaient que les correspondants n’allaient pas vérifier. Il est même possible qu’ils se soient servis de ces sources, pendant des mois, pour ferrer le poisson.
Jusque là, le DRS s’était toujours servi d’une presse aux ordres, dite indépendante, pour suggérer une certaine information aux médias occidentaux, et surtout pour mettre au crédit des islamistes armés toutes les atrocités commises contre les populations civiles, et dont une majeure partie se commettait sur son ordre. Or, depuis peu, les médias étrangers, et même la presse « indépendante » semblent se montrer moins dociles. La responsabilité des services de sécurité dans les crimes de masse, la torture, les enlèvements et toutes les exactions commises contre les civils, est évoquée, si ce n’est entre les lignes, par la presse algérienne, ouvertement par la presse occidentale. Il devenait urgent pour les Maîtres es subversion de décrédibiliser les journalistes étrangers qui s’intéressent de trop près à l’Algérie et aux scandales qui émaillent son actualité. De les échauder. D’où cette opération d’intox. Une opération menée avec brio. Avec la complicité, ou du moins le silence de l’Etat algérien dans son entièreté. Personne, y compris les chefs de l’Etat et du Gouvernement n’a pu intervenir pour démentir à temps. Ils ont tous sagement attendu que la chose se fasse. Et ainsi tout le monde peut comprendre qui pilote le pays. Quasiment sans partage.
Djamaledine Benchenouf, pour Tahia Bladi
(Le titre de l’article original a été modifié pour Mecanopolis)





Le but de cette manipulation n’est pas seulement de pouvoir retirer les accréditations des journalistes de Reuters et de l’AFP, ce qui en soit n’est qu’un plus pour le povoir algérien, mais surtout d’éliminer des voix qui pourraient dans un proche avenir êtrent discordantes par rapport aux versions officielles. Le référendum par voie administrative [élections avec des urnes, la TV et les médias] ou par la claque que représente la Chambre (très très) Basse du Parlement est l’évènement que notre Zerhouni national veut réussir. Pas d’objection permise lors de ce scrutin. Le 3eme mandat est en jeu et celui-ci est sérré. La DRS désinforme, déstabilise, dément et finalement détruit toute source d’information non-infiltrée. La course a déjà commencée…
Salaam,
Il y a du vrai la dedans, mais il n’empeche que les genenars sont en difficulte et qu’ils demandent indirectement l’intervention de la France pour diminuer la pression sur eux… une pression qui se base justement sur un encerclement des services francais allies des genenars afin de mieux les couper… quant aux medias occidentaux qui parlent de genocide et crimes en Algerie, l’AFP et Reuters n’en sont pas… ils agiessent pour faire pression sur des decisions que les americains ou francais jugent contraire a leurs interets, jamais au grand jamais l’AFP ou Reuters n’a juge bon d’enqueter sur la guerre civile algerienne, bien au contraire ils furent les allies des criminels de l’anp et leur soutien parisiens…
Sarkosy ne peut intervenir avec l’onu dans les pattes et des plaintes a Madrid, les attentats du 11 decembre 2007 ont fini de sceller le sort des harkis d’Alger… un piege qui a fonctionné… dont le personel de l’ONu demande encore des comptes… Quant aux elections et autres fantaisies, la junte n’a pas besoin de l’AFP ou Reuters pour valider le mensonge, ces agences reprennent en boucles les mensonges de la junte… ces agences ont ete discreditees bien avant ces operations, lors des attentats de 1995 ou la connivence entre services de renseignement occidentaux et journalistes a ete mise en evidence tellement les mensonges furent enormes…
Un attentat est un appel a laide des genenars, coupes du reste dumonde avec une europe divisee, affaiblie, tu peux avoir des centaines de milliards tu creveras.
Les genenars et leurs familles doivent payer, et la France qui les aident avec !