La démocratie, fut-elle expérimentée des siècles durant, est encore loin de mettre en échec les poussées racistes constatées ces derniers temps dans quelques capitales européennes. La profanation de tombes de musulmans, morts pour la France durant la Première Guerre mondiale, en est l’exemple de trop. Récit de l’évènement…
Alors que des associations de défense des sans-papiers marchaient, avant-hier, dans plusieurs villes de France, en signe de protestation contre « la xénophobie d’Etat et de gouvernement », des tombes musulmanes étaient profanées dans le nord de ce pays, devenu invivable pour l’étranger. Les associations marchaient contre la chasse à l’étranger notamment africain, après le décès d’un jeune Malien en situation irrégulière poursuivi par la police, qui s’est jeté dans la Marne à Joinville-Le-Pont (Val-de-Marne) pour échapper à un contrôle. L’homme est mort à l’hôpital où il avait été transporté. Pendant ce temps, des tombes musulmanes du cimetière militaire Notre-Dame de Lorette près d’Arras, dans le nord de la France, étaient visitées par les profanateurs pour la seconde fois en une année. Ils y avaient inscrit des graffitis nazis dégradant 52 tombes, rapportait hier, l’AFP, citant le conservateur du musée du cimetière : « Je ne sais pas le nombre de tombes profanées, mais il y en a plus que la dernière foi ».
« Uniquement des tombes musulmanes », a-t-il dit, ajoutant que les profanateurs « ont inscrit des lettres noires sur les tombes ». L’homme a jugé cet acte criminel « inadmissible » et « invraisemblable ». Il a précisé que « le cimetière n’était pas fermé » et qu’il n’y avait pas « besoin d’être courageux pour venir faire ça ». Comme tous les actes criminels, celui-là ne manque pas de lâcheté, d’autant que les auteurs s’en sont pris à des tombes de musulmans qui avaient pris part à la Première Guerre mondiale contribuant à la défense de la France. Il y a lieu de rappeler qu’en avril 2007, « 52 tombes du carré musulman avaient été couvertes d’inscriptions nazies, de croix gammées et celtiques, peintes en noir et rouge. Des inscriptions telles que « Heil Hitler » et « Skinhead is not dead » avaient aussi été retrouvées sur l’un des ossuaires du cimetière ». C’est là l’oeuvre de l’extrême droite française.
Hier, une centaine de gendarmes faisaient des relevés d’empreintes sur place. Le cimetière en question, situé dans la commune d’Ablain-Saint-Nazaire, est « la plus grande nécropole militaire de France ». Ce lieu « commémore les combats meurtriers de 1915, à l’un des endroits les plus disputés du front occidental au début de la Première Guerre mondiale », rappelle l’AFP. On voit d’ici les condamnations émanant des politiques français, notamment des membres du gouvernement. Seulement, ces condamnations n’arrêteront pas les profanateurs des tombes tant que la politique actuelle à l’endroit de l’étranger n’est pas changée de fond en comble. Lorsqu’on a décidé de reconduire aux frontières quelque 24.000 sans-papiers par an, que la discrimination à l’embauche est devenue une pratique courante, les extrémistes racistes ont encore de beaux jours devant eux, dans un pays qui se targue d’être un parangon dans la défense des libertés et des droits de l’homme.
Source : Jilel.info






À qui profite le crime ? On viole aussi des tombes chrétiennes : en parle-t-on ?
A qui profite le crime ? Tu sous-entends quoi ? Que les musulmans profanent leurs tombes pour jouer au victimes ? Ils n’en n’ont pas besoin, et d’ailleurs les auteurs de ce délit ont été interpellés aujourd’hui > http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/04/08/01001-20080408ARTFIG00445-profanation-cinq-jeunes-interpelles.php
D’une manière générale, ce sont plutôt les juifs qui ont tendance à victimiser, quand ils ne s’automutilent pas carrément, comme le Rabbin FARHI, pour ensuite accuser des… musulmans > http://www.gamerz.be/actualite/t-centre-social-juif-incendie-lauteur-presume-est-un-juif-99272.html