Depuis quelques jours, l’état-major israélien s’alarme des mouvements de troupes syriennes à la frontière nord du pays. Selon les services de renseignements israéliens, le régime de Bachar al-Assad aurait mobilisé plusieurs régiments de réservistes, pour les déployer le long de sa frontière avec Israël. Le gouvernement d’Ehoud Olmert redoute qu’il s’agisse d’un préambule à une opération du Hezbollah, visant à venger l’assassinat du chef de sa branche armée, Imad Moughnieh.
«Les Syriens sont tendus : soit ils sont informés d’une vengeance terroriste programmée contre Israël, soit ils en font partie. Et ils se préparent à une riposte israélienne qui pourrait les inclure», rapporte le Yedioth Ahronoth, citant les inquiétudes de l’état-major. Deux ans après la guerre avec le Hezbollah, cela pourrait entraîner une nouvelle conflagration. Signe que la tension est à son comble, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a annulé une visite à Berlin la semaine prochaine.
Le chef d’état-major adjoint, le général Dan Harel, affirme ne pas comprendre la brusque montée de tension. Israël, qui a prévu de conduire des exercices militaires et de défense civile de grande envergure, la semaine prochaine, afin de se préparer à une éventuelle attaque chimique et biologique, a transmis des messages d’apaisement à la Syrie. «Aucune des deux parties n’a intérêt à un affrontement militaire. Quiconque voudrait essayer d’attaquer Israël doit se souvenir que nous sommes le pays le plus puissant de la région. Notre réponse sera brutale et douloureuse», a cependant prévenu le général Harel.
Selon les services de renseignements israéliens, la Syrie s’apprêterait à publier un rapport sur les circonstances de l’assassinat de Moughnieh, qui mettrait en cause le Mossad.





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