Par Gilles Munier
L’invasion de l’Irak était illégale au regard du droit international. Les Etats-Unis et leurs alliés – en tant que puissances occupantes – n’avaient le droit ni d’organiser des élections, ni de promulguer une nouvelle constitution, ni de favoriser le sectarisme et la partition. Les conventions de La Haye, de 1907 et de Genève de 1949, sont très claires à ce sujet.
La légitimité de la résistance irakienne s’appuie sur la Charte de Nations unies et de nombreux textes fondamentaux. Selon la déclaration de Genève sur le terrorisme de 1987, le peuple irakien a le droit de lutter contre l’occupation étrangère et son combat ne peut être confondu avec des actes de terrorisme international.
La résistance irakienne veut être reconnue comme la continuité de l’Etat irakien. Si elle l’emporte, ceux qui ont collaboré avec l’occupant peuvent être arrêtés, jugés. Des plaintes pour crimes de guerre et contre l’humanité seront déposées contre les dirigeants de la coalition. L’Etat irakien pourrait alors réclamer des compensations pour les destructions et les victimes de guerre. Les contrats signés sous l’occupation – notamment dans le secteur pétrolier – seraient considérés comme illégaux, avec pour conséquence le remboursement des sommes perçues par les sociétés étrangères.
Dresser un tableau exhaustif de la résistance armée tient de la gageure car elle regroupe des organisations qui n’existent parfois que le temps d’une revendication, changent de nom, fusionnent, scissionnent.
On peut les classer par appartenance idéologique, quand elles ne la camouflent pas. Dans ce cas, elles sont baasistes, nationalistes arabes – baasistes dissidents, nassériens, aréfistes -, proches des Frères musulmans, panislamistes, ou communistes du PC-cadres.
Mieux vaut se garder de les étiqueter trop vite, leur couleur changeant parfois au gré de recrutements et d’évènements. En revanche, ce qui est certain, c’est que le gros des combattants n’a aucune filiation politique précise, n’est motivé que par la lutte de libération, et que le nombre des djihadistes étrangers – monté en épingle par les Américains – n’est pas déterminant. Il représente, au plus, 5% des moudjahidin.
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Des djihadistes français ont été arrêtés en Égypte.
Un réseau djihadiste international a-t-il été démantelé au Caire ? C’est ce qu’affirme le ministère de l’intérieur égyptien. Selon lui, ce réseau comprenait notamment neuf Français, mais aussi deux Belges et un Américain. Il cherchait « à recruter d’autres personnes pour les inciter à combattre en Irak ». Les Français, certains d’origine nord-africaine, d’autres convertis, ont été arrêtés il y a près de deux semaines pour « islamisme », alors qu’ils apprenaient l’arabe et suivaient un enseignement coranique au Caire. Selon le ministère, « ils possédaient des papiers (…) qui confirment l’existence de liens avec des organisations terroristes à l’étranger.
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