Pour la première fois depuis son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy s’est rendu samedi en Afghanistan, pour s’entretenir notamment avec son homologue afghan Hamid Karzaï de la situation politique et militaire dans le pays.
Paris n’entend pas “donner le signal du départ”, a souligné le président français, précisant que “nous ne devons pas perdre” la “guerre contre le terrorisme”. Un exercice qui confine à la méthode coué, car, si cette guerre n’est pas encore perdue, elle est loin d’être gagnée.
Pour des raisons de sécurité, cette visite d’une journée n’avait pas été annoncée à l’agenda officiel du chef de l’Etat, dont l’avion s’est posé dans la matinée à l’aéroport de Kaboul, la capitale. Nicolas Sarkozy, n’aura passé que six heures sur place. Il est vrai qu’il n’y a pas, à Kaboul, de yacht privé, ni de jacuzzi, ni autres Carla Bruni. Pas de quoi s’éterniser, donc.
Le président français a déclaré à Hamid Karzaï que la France avait un intérêt politique et militaire à long terme en Afghanistan, le même que celui des américains.
Pourtant, il y a un an, Paris avait annoncé son intention de retirer 200 soldats des forces spéciales d’Afghanistan, mais c’était avant le revirement de la diplomatie française qui, depuis l’accession de Sarkozy, n’est plus que subordonnée aux USA.
La France n’entend pas “donner le signal du départ”, a souligné Nicolas Sarkozy samedi, évoquant même la possibilité d’un renforcement de la présence française.
“Il s’agit que l’Afghanistan ne devienne pas un Etat qui tombe aux mains des terroristes comme nous l’avons vu avec les talibans”, a-t-il dit devant les journalistes. Les Talibans sont donc des terroristes ? Voilà une nouveauté parmis d’autres. Mais que pourrions nous attendre de plus de la part d’un chef d’Etat qui est incapable de faire la différence entre l’Islam chiite et sunnite ?
“La contribution première des forces armées françaises, c’est d’aider à la formation d’une armée afghane, d’une police afghane, aider à la formation d’un Etat afghan, d’une administration afghane, d’une justice afghane”, a ajouté, sans rire, le président français.
Au cours de leur rencontre, MM. Karzaï et Sarkozy se sont entretenus de deux sujets qualifiés par les services du président afghan de principaux défis pour l’Afghanistan: l’insécurité et les stupéfiants. Cette année, c’est dans ce pays que 93% de l’opium mondial a été produit. Ce qui est le seul vrai changement intervenu dans ce pays depuis le début de l’intervention américaine. C’est vrai qu’il y a de quoi se féliciter.
Matthias Königstein





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