Le numéro 2 – Ayman Rabi Muhammad al-Zawahiri naît le 19 juin 1951 au Caire. Il est issu d’une famille bourgeoise, installé dans une maison cossue, 7 El Nasr St., dans la partie ouest de Maadi, banlieue chic du Caire. Aujourd’hui, la demeure la plus proche de l’ancienne maison familiale est la résidence de l’ambassadeur d’Israël. Le clan tient ses racines dans la tribu de Harbi al-Zawahir, petite ville en Arabie Saoudite, située dans la région de « Badr » où la première bataille entre le prophète Muhammad et les infidèles a été combattue et gagnée par les musulmans. Le scheik Ibrahim Al-Zawahiri est venu en Egypte en 1860 et s’est installé à Tanta, dans le delta du Nil. Il fut l’imam d’une mosquée qui porte toujours son nom .
Le grand père paternel de Ayman al-Zawahiri, cheik Al-Ahmadi Al-Zawahiri, était un des Imam de la mosquée Al-Azhar. Son père, Muhammad Al-Zawahiri était un professeur de la pharmacologie à l’université Ein Shams. Son grand père maternel, Abd Al-Wahab Azzam, était un professeur littérature oriental à l’université du Caire. Il a également été ambassadeur d’Egypte au Pakistan, en Arabie Saoudite, et au Yémen. Le frère de son grand-père, Abd al-Rahman Azzam, a été le premier secrétaire général de la Ligue Arabe.
En 1966, Ayman adhère à Jama’a al-Sunna Ansar al-Muhammadiyya, cellule radicale des Frère Musulman, dirigée par le scheik Mustafa Al-Fiqqi. Il obtient son diplôme de fin d’études en 1968 à l’école secondaire de Maadi. Il s’inscrit ensuite en faculté de médecine à l’Université du Caire, obtient son diplôme de médecin en 1974, puis effectue ensuite une maîtrise de chirurgie en 1978.
Il est ensuite immédiatement engagé comme chirurgien sur dans une base militaire du Caire. Parallèlement, il travaille bénévolement pour le centre médical Sayyeda al-Zaynab (Embaba) des Frères Musulmans.
Il se marie avec sa première femme en 1979. Elle s’appelle Azza Ahmad Nuwair, elle est étudiante en philosophie. Ayman achète un appartement dans le quartier de Giza, 35 Nadi El Said St. (Dooki) , juste en face de l’Oman Gardens. Le couple aura un garçon en 1982 et une fille en 1987. Sa première épouse vit toujours dans cet appartement.
La même année, Ayman al-Zawahiri fusionne la Jammaat islamya qu’il dirige avec quatre autres groupes clandestins afin de former le Jihad islamique égyptien. Zawahiri crée la cellule militaire de l’organisation.
Entre mars et juin 1980 il exerce bénévolement quatre mois dans une clinique provisoire du Croissant Rouge pour le compte des Ikhwan à Peshawar.
L’année suivante, Zawahiri projette l’organisation d’un coup d’Etat en Egypte. Il recrute un colonel du renseignement militaire, Aboud al-Zumar, ainsi qu’un autre officier de l’armée, Issam al-Qamari, qui aura pour mission le recrutement de combattants ainsi que d’obtenir les appuis logistiques (armements, explosifs, etc).
L’attentat à lieu 6 octobre 1981 et Sadate est assassiné, mais par une autre cellule du Jihad Islamique. Ayman al-Zawahiri est tout de même arrêté le 6 octobre 1981 et condamné à dix ans de prison. Toutefois, il n’en fera que trois.
À sa sortie de prison, il part travailler comme médecin à Djeddah, en Arabie Saoudite, ou il fait la rencontre d’Oussama Ben Laden. Ayman al-Zawahiri devient son médecin traitant (Ben Laden souffre, entre autres, de problèmes rénaux) et l’accompagne en Afghanistan.
Son frère cadet, Mohammed al-Zawahiri, se déplace en Suisse et ouvre un compte à numéro à la C******k de Genève le 12 mars 1989 avec un premier dépôt de 50′000 CHF (somme minimum pour ouvrir un compte à numéro).
La guerre contre les Soviétique étant terminée, les différents dirigeants de groupes combattant afghans se réunissent le 8 novembre 1989 dans un camp de moudjahidin de Khost. Sous l’impulsion du chef de groupe des Irakiens, Abou Ayoub, il est décidé de fusionner les différents groupes « Afghans-Arabes » sous le leadership du Jihad Islamique égyptien. La direction générale en est donnée à Ben Laden, mais Ayman al-Zawahiri garde le contrôle opérationnel. L’objectif est de mener le Jihad au-delà des frontières de l’Afghanistan. Toutefois il y a à ce moment un désaccord entre cheikh Abdullah Azzam, Khaled al-Islambuli (frère de l’assassin de Sadate) et Ayman al-Zawahiri qu’ils accusent de détourner l’argent du Jihad pour son compte personnel et d’avoir des contacts secrets de financement avec l’Iran. Également, le scheik cheikh Abdullah Azzam est fortement opposé aux projets terroristes de Ben Laden d’engager les troupes dans d’autres conflits.
De manière à faire taire les rumeurs, Zawahiri ordonne l’assassinat scheik Abdullah Azzam. fortement opposé à continuer d’engager les troupes dans d’autres conflits. Il est tué le 24 novembre 1989 dans l’explosion de sa voiture.
En avril 1990, Ayman al-Zawahiri effectue un premier voyage aux USA en compagnie de Ali Abdul Saoud Mohamed , ancien officier de l’armée égyptienne devenu agent de la CIA. Ils effectuent une tournée dans des organisations islamiques mises en place par la CIA durant le conflit en Afghanistan, et qui servait à récolter les fonds des musulmans américains et au recrutement.
1990 (décembre) > 6,5 millions de CHF ont transité sur le compte numéroté de lla C******k à Genève depuis avril.
Ayman al-Zawahiri réside 3 semaines à Genève entre avril et mai 1991. Il ouvre un deuxième compte bancaire toujours à la C******k, avec un passeport suisse au nom de Amine Othman. Il y transfère 300′000 CHF depuis le premier compte.
En décembre 1991, il effectue un deuxième voyage aux USA, en Californie, toujours en compagnie de Ali Abdul Saoud Mohamed. Les documents de son visa indiquent qu’il est un représentant du Croissant rouge koweïtien. Il se rend ensuite en Iran au début 1992.
En mai de la même année, Zawahiri rejoint Ben Laden à Khartoum. De là, il organise les premiers passages de moudjahidin en Bosnie.
En 1993, il finance et organise trois camps d’entraînement au Yémen : Badr, Al-Qadisiyya, et Maraqesha, qui accueille des volontaires d’Egypte, du Soudan, d’Afghanistan et de quelques pays africains subsaharien. Les combattants sont appelés « Al-Fath de Talaï» (les têtes d’avant-garde de la victoire). Ils reçoivent des formations d’instructeurs spécialisés dans les conflits de guérilla et d’activités de sabotage. Ils iront ensuite se battre en Bosnie.
Ayman al-Zawahiri se fait délivrer un passeport Bosniaque à l’ambassade de Bosnie de Vienne, le 12 mai 2003.
Sur ordre de Zawahiri, le Jihad Islamique en Egypte organise un attentat au Caire afin d’éliminer le ministre de l’Intérieur en août 1993. C’est un échec, ils ne tueront que le président de l’Assemblée nationale égyptienne.
Ayman al-Zawahiri séjourne 2 mois à Genève entre juillet et septembre 1993. Il fait transiter le solde le premier compte bancaire de Genève sur un compte de la C******k à Londres. Un peu plus de 30 millions de CHF auront transités depuis l’ouverture du compte en 1991.
Entre 1993 et 1995 il effectue plusieurs déplacements en Bosnie, dirige des opérations et participe aux combats sur le terrain. Il installe un quartier général à Sofia pour coordonner les actions des « Afghans » du Jihad Islamique en ex-Yougoslavie et dans les Balkans, ou il finance et organise plusieurs camps d’entraînement.
Il retrouve Oussama Ben Laden à Karthoum (Soudan) en 1996 (mars). Plusieurs incidents se produisent, dont le meurtre de deux adolescent de 15 et 16 ans, fils d’un comptable de Ben Laden, soupçonnés de transmettre des informations aux services des Mukhabarat al-Ammah. Les autorités soudanaises demandent à Ben Laden de quitter leur territoire. Ils louent loue un jet et emmènent famille et entourage à Jalalabad, en Afghanistan. Des membres du Jihad Islamique suggèrent à Zawahiri de rentrer en Égypte, après s’être fait refaire le visage par un chirurgien esthétique. Il refuse.
1996 (Avril, mai juin) Al-Zawahiri séjourne à nouveau à Genève, puis aux Pays-Bas, avec le projet d’y monter une chaîne de télévision islamique dans le but de contrer la toute nouvelle Al-Jazeera. L’affaire ne se réalise pas car les investisseurs arabes se rétractent.
1996 (décembre) Al-Zawahiri voyage en Tchétchénie (c’est le cessez-le-feu, et les Russes se sont alors partiellement retirés).
1996 (23 décembre) Zawahiri et deux de ses lieutenants sont arrêtés par la police russe après avoir essayé de passer au Daghestan. Ils ne sont pas reconnus. Pourtant, on trouve sur lui de faux passeports. Il est jugé en avril 1997 : il dit ne pas savoir qu’il était illégal de passer la frontière, et qu’il est simplement venu enquêter en Tchétchénie « sur le marché du cuir, des médicaments, et de divers biens ». Zawahiri et ses deux acolytes écopent de six mois de prison, qu’ils ont déjà presque effectués en préventive.
1997 (juin) Al-Zawahiri rejoint Ben Laden dans les montagnes de l’Hindu Kusch. Il organise un système de camps retranchés, où affluent par centaines les militants du monde entier et fonde le « Front International islamique pour le Jihad contre les Juifs et les Croisés ». Cette alliance regroupe des représentants de groupes jihadistes d’Afghanistan, d’Algérie, d’Arabie saoudite, d’Azerbaïdjan, du Bangladesh, de Bosnie, du Cachemire, de Croatie, de Djibouti, d’Érythrée, du Kenya, du Liban, du Pakistan, de Palestine, des Philippines, de Somalie, du Soudan, du Tadjikistan, de Tchétchénie, de Tunisie et du Yémen. Le tout financé par Ben Laden qui fait jouer la concurrence entre Téhéran et Washington.
Ali Abdul Saoud Mohamed
Ali Abdul Saoud Mohamed est Egyptien (né en 1952) et a servi dans les Mukhabarat El-Khabeya (services secrets militaires EG) de 1971 à 1984. Recruté par la CIA il déménage aux USA en 1985 et en obtient immédiatement la nationalité américaine. En 1986 il est, parallèlement, engagé par les Forces Spéciales à Fort Bragg. Il donne des cours aux officiers militaires au sein du Special Warfare Center sur les services secrets des pays du Moyen-orient. En 1988 il part combattre en Afghanistan. Avril 1990 il effectue un premier voyage aux USA avec Ayman al-Zawahiri. En mars 1991 il accompagne Ben Laden au Soudan quand ce dernier s’y installe. Décembre 1991 il effectue un second voyage avec al-Zawahiri aux USA.
Spencer Delane | spencer@zipolite.com





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