Grande Messe judéo chrétienne contre le monde musulman

En ce mois de Mai 2008 en Israël, c’est la “grand’messe judéo-chrétienne”, à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de la création d’Israël.

Une grand’messe rassemblant le gotha de l’Organisation sioniste mondiale ainsi que les parrains et complices occidentaux de l’Etat sioniste, les Etats-Unis en tête.

Une grand’messe qui a les allures d’un véritable défi, lancé à plus de un milliard et demi d’hommes formant la grande Communauté des peuples musulmans à travers le monde. Un défi doublé d’une véritable forfaiture de la conscience morale, quand on pense qu’à quelques dizaines de kilomètres de là - à Gaza -, plus de un million et demi de palestiniens croupissent depuis des mois, dans le dénuement et la faim, dans la maladie et la misère, sous le blocus infâme d’une armée d’occupation criminelle, encouragée dans ces exactions quotidiennes par une indifférence internationale quasi-totale, qui se nourrit en premier chef, de la lâcheté inqualifiable des dirigeants politiques de nos pays arabes.
Des dirigeants politiques félons et corrompus, plus soucieux de préserver la pérennité sans gloire de leur pouvoir illégitime que de défendre leur dignité vis-à-vis des jugements sans appel de l’Histoire.

A commencer par l’exemple inqualifiable des dirigeants égyptiens qui ont lâchement fermé leur frontière aux palestiniens en se soumettant honteusement aux injonctions de leurs maîtres, les Etats-Unis et Israël.

Dans de telles conditions, comment ose-t-on encore parler ici ou là, de cette comédie des “négociations de paix” israélo-palestiniennes quand chacun sait qu’Israël est sourd à toute offre de paix depuis plus de trente ans, en prenant pour point de départ l’offre solennelle de paix exprimée en Avril 1974 par le défunt président palestinien M. Arafat - alors leader incontesté de la résistance palestinienne -, dans son mémorable discours prononcé du haut de la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Une comédie des négociations donc, qui a aujourd’hui sa propre partition: les pseudo “Accords d’Oslo”. Qui a son livret musical: “la feuille de route”. Et qui a même son “quartet”, en l’occurrence les Etats-Unis, l’Europe, la Russie et les Nations Unies….Une comédie des négociations en vérité, dont les paroles inavouables et les objectifs non écrits n’ont jamais fait de doute pour personne, à savoir:

1) donner bonne conscience aux gouvernements occidentaux, vis-à-vis de leur propre
opinion publique en escamotant leur complicité avec l’Etat sioniste;
2) tromper l’opinion publique internationale afin de la détourner de la tragédie vécue au
quotidien parle peuple palestinien;

3) donner le temps nécessaire à l’occupation israélienne pour lui permettre de consolider
ses extensions territoriales à travers l’implantation acharnée de nouvelles colonies de
peuplement en territoire occupé, afin de rendre totalement impossible l’édification
d’un Etat palestinien sur une multitude de bantoustans séparés par le serpentin du
mur de la honte et de l’apartheid;

4) casser la Résistance palestinienne et la discréditer aux yeux de son peuple, en lui
faisant porter la responsabilité des opérations criminelles lancées quasi
quotidiennement par l’armée sioniste à coup de bombardements aveugles, aériens et
terrestres, contre des populations civiles, tuant sans distinction, hommes femmes et
enfants.

C’est assez dire, qu’en dehors des crétins et des niais - et ils sont légion hélas -, il ne se trouvera pas un seul homme sensé, pour accorder le moindre crédit à cette farce des négociations dont les “parrains” - sans jeu de mots -, sont autant de courtiers patentés, au service d’Israël.
Il suffit de rappeler que Mme Rice, la Secrétaire d’Etat US, vient d’effectuer récemment son 15ème et tout aussi vain voyage dans la région, pour continuer à donner l’illusion - y compris à cette pauvre chose qu’on appelle “autorité palestinienne” -, qu’il y a encore quelque chose à négocier. Pas plus qu’il ne faille accorder la moindre importance, ni à cette baudruche qu’on appelle “initiative de paix arabe”, proposée par le quasi protectorat des Etats-Unis qu’est l’Arabie Saoudite, ni aux gesticulations simiesques des représentants d’une Ligue Arabe qui n’a même pas la dignité de protester, même pour le principe du geste, contre cette commémoration en grande pompe - et quasi internationale -, du 60ème anniversaire de la création de l’Etat juif.
Un Etat dont la raison d’être originelle a été - et demeure toujours -, de constituer dans cette région géostratégique du monde à plus d’un titre, qu’est le Moyen-Orient arabe, une zone d’instabilité permanente, dont les buts les plus évidents sont:

1.) Fragmenter les populations grâce au précepte éprouvé, “diviser pour régner” pour empêcher toute évolution socio politique et encore moins, tout processus institutionnel pouvant conduire à terme les pays arabes à une quelconque union politico économique - à l’image de l’Union Européenne par exemple -, malgré l’atout des puissants facteurs d’unité spirituelle et d’homogénéité linguistique et culturelle que représentent pour ces pays, l’Islam et l’Arabité;

2.) Favoriser l’accès de l’Occident, en tant que partenaire léonin, aux immenses ressources pétrolifères - 60% des réserves mondiales aujourd’hui -, ainsi que son contrôle sur les grandes voies géostratégiques d’approvisionnements maritimes - Détroit de Gibraltar, Canal de Suez et Détroit d’Ormuz entre autres - qui passent toutes par des pays arabes, de l’Atlantique à l’Océan Indien, via la Méditerranée et la Mer Rouge.

Aussi loin que l’on puisse remonter dans l’Histoire en effet, on est toujours sûr de marcher sur les traces en rouge et en noir, d’un Occident belliqueux et conquérant. Une Histoire qui, depuis les interminables Croisades contre le monde musulman en Orient (1096 - 1270) est parsemée de conquêtes, de crimes et de massacres collectifs de populations innocentes. Il en a été ainsi pour les dizaines de millions d’Amérindiens exterminés dans les deux Amériques; il en a été ainsi pour les millions d’esclaves noirs de l’Afrique, morts d’épuisement sous leurs chaînes dans les plantations du Nouveau Monde; il en a été ainsi pour les millions d’autochtones massacrés tout au long des 5 siècles de la nuit coloniale en Afrique, en Asie ou en Australie.

Il suffit de rappeler les crimes de la colonisation française en Algérie.
Un Occident disions-nous, qui en moins d’un siècle de sionisme, de mensonges et de propagande, s’est découvert comme par enchantement, “judéo-chrétien” au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et à la veille de la spoliation de la Palestine. Comme pour effacer de l’Histoire, les crimes de cet Occident “très chrétien”, celui des Inquisitions et des pogroms contre les “juifs déicides”.

Comme pour faire oublier les camps d’extermination nazis et les chambres à gaz qui n’étaient pas le fait des Arabes et/ou Musulmans, mais des crimes commis par de bons chrétiens germaniques et autres européens, blancs aux yeux bleus…..Et c’est le peuple arabe de Palestine, soumis à la terreur, aux massacres et à l’exil, qui va servir de compensation expiatoire, non seulement gratuite mais “utile” pour un Occident impérialiste et cynique, qui n’a aucun état d’âme, en commettant une infamie pour réparer une autre infamie.

Un Occident dont la conscience - à supposer qu’il lui en reste -, doit probablement le torturer, devant la dignité exemplaire et la résistance inflexible du peuple palestinien toujours debout - 60 ans après la “nakba” -, malgré l’oppression et les crimes quasi quotidiens de l’armée d’occupation sioniste. Une dignité et une résistance qui forcent l’admiration, le respect et la fierté de toutes nos populations arabes, en suscitant chez elles une profonde aspiration à la dignité, à la liberté et une formidable stimulation de leur volonté de résister à toutes les formes d’arbitraire, de tyrannie et d’oppression, avec en prime, un ressentiment légitime qui va grandissant, aussi bien contre le sionisme et ses suppôts de l’Occident que contre nos propres régimes politiques, définitivement discrédités.

Des régimes arabes dont le silence lâche et la félonie manifeste, aussi bien à l’égard de la cause palestinienne qu’à l’égard des guerres en Irak, en Afghanistan ou au Liban, ont fini par encourager une poignée de gourous éthyliques, mués en prêtres du sionisme chrétien et néoconservateur, officiant dans les officines de Washington ou de Londres, de Tel Aviv ou de Paris; à concocter des projets qui prétendent redessiner à leur manière, les cartes de “leur Grand Moyen-Orient” à la gloire d’Israël, mais aussi - et probablement surtout -, à la gloire des “majors” des grandes multinationales du pétrole et des industries des canons et de la mort. Le tout, soigneusement emballé dans cette hallucinante théorie messianique et eschatologique du sionisme chrétien.

Oubliés bien sûr, “les juifs déicides” de la catéchèse d’antan, la haine - doublée de crainte - de la renaissance de l’Islam aidant.
Même ce pauvre président français M. Sarkozy y est allé de sa propre nouvelle carte, en proposant lui, un projet d’Union Méditerranéenne, manifestement destiné à faire diversion, en créant de fausses attentes et de fausses “négociations” sur du vide sidéral….
Se laissant même aller l’autre jour, jusqu’à étaler publiquement à Tunis, les ratés de la grande intelligence qu’on lui prête, en se livrant au jeu favori du coq gaulois juché sur un tas de fumier et chantant sur le mode “les français n’ont pas de pétrole mais ont des idées”….Navrante attitude insultante, de la part d’un Chef d’Etat - même s’il est coutumier de la chose -, une attitude qui laisse en tout cas planer de sérieux doutes sur la qualité de cette “intelligence française” que M. Sarkozy se propose de troquer contre la main d’œuvre maghrébine, de ce coté-ci de la Méditerranée. Comme quoi, ce cher George Bernard Saw avait bien raison de noter dans l’une de ses “Maxims for Révolutionists”:

“On ne naît pas roi. On le devient par une hallucination collective”….

Mais revenons plutôt à cette magnifique Résistance de ce peuple palestinien qui refuse de désespérer de reconquérir tôt ou tard, ses droits légitimes sur ses territoires spoliés. Tant il est vrai qu’Israël n’est ni plus ni moins qu’un fait colonial.

Même en considérant que nous avons affaire ici à un fait colonial spécifique, dans le sens où cet Etat - greffon pratique une espèce de colonisation mercenaire, c’est à dire “par procuration”, pour le compte de l’Occident et de ses intérêts stratégiques, en entretenant un état permanent de crises et de désordres socio politiques dans la région.

A charge bien entendu pour ses commanditaires occidentaux, de lui assurer la couverture stratégique - à l’exemple de l’aide française à l’armement nucléaire d’Israël -, ainsi que le potentiel militaire avec sa logistique, en plus des aides économiques et financières de toutes sortes et dont les Etats-Unis fournissent plus des trois quarts et les pays de l’Union Européenne le reste. Le tout se montant selon certaines revues spécialisées, à plus de 13 milliards de Dollars (moyenne annuelle depuis l’année 2002), mis à part les aides non déclarées.

C’est assez dire qu’il ne s’agit pas ici de spéculations. Nous sommes réellement en présence du déroulement d’un véritable projet de domination géopolitique et stratégique de longue main préparé.
Il suffit de convoquer l’Histoire en rappelant en effet, comment en 1907, le Président du Conseil Britannique Camille Bitterman a constitué une Commission officielle dont les membres étaient d’éminents historiens et sociologues européens.
Cette Commission avait pour mission d’étudier les moyens susceptibles de perpétuer la prépondérance impérialiste britannique dans le monde. Lors de la première réunion de cette Commission, Bitterman prononça une allocution. Il y déclara notamment ceci:

“Les empires se forment, s’agrandissent et se stabilisent un tant soit peu, avant de se désagréger et de disparaître….Avons-nous un moyen d’empêcher cette chute, cet effondrement ? Nous est-il possible de freiner le destin du colonialisme européen actuellement à son point critique ? En fait, l’Europe est devenue un vieux continent aux ressources épuisées et aux intérêts émoussés, alors que le reste du monde encore en pleine jeunesse, aspire à plus de science, d’organisation et de bonheur….” (”Le conflit israélo-arabe” in - Numéro Spécial de la Revue Les Temps Moderne n°253 Bis, page 225 - Juin 1967).

En réponse à cette question qui exprimait clairement les craintes des impérialistes britanniques quant à leur avenir, la Commission élabora un important rapport. Celui-ci soulignait

“la nécessité de lutter contre l’union des masses populaires dans la région arabe ou l’établissement de tout lien intellectuel, spirituel ou historique entre elles” (ibid) - et préconisait - “la recherche de tous les moyens pratiques pour les diviser autant que possible”.(ibid).
Comme moyen d’y parvenir, le rapport suggérait:

“l’édification d’une barrière humaine puissante et étrangère à la région - pont reliant l’Asie à l’Afrique - de façon à créer dans cette partie du monde, à proximité du canal de Suez, une force amie de l’impérialisme et hostile aux habitants de la région.”
(ibid)

Plus tard, à l’issue de la deuxième Guerre Mondiale, c’est Winston Churchill, apôtre de l’impérialisme britannique - qui venait de passer le témoin aux Etats-Unis -, qui devait déclarer de son coté:

“Si nous avions la chance d’assister de notre vivant à la naissance d’un Etat juif, non seulement en Palestine, mais sur les deux rives du Jourdain, nous verrions se produire un évènement absolument conforme aux intérêts réels de l’Empire.” (ibid)
Bien entendu ce vœu aura été largement exaucé depuis….Car, si le Nouvel Empire n’est plus britannique à présent mais américain, ses intérêts et ses objectifs restent les mêmes et sont aujourd’hui d’autant plus clairement affichés que l’ère de “la guerre froide” née de la bipolarité idéologique et géostratégique d’antan, a laissé place à un quasi monopole de superpuissance aux Etats-Unis dont la propension impérialiste naturelle a été exacerbée avec la prise du pouvoir politique suprême par cette véritable secte des néoconservateurs.
Une prise du pouvoir à la hussarde, par suite du mémorable coup de force institutionnel et procédurier qui a gravement entaché la crédibilité morale des élections présidentielles américaines de novembre 2000, qui allaient faire George W. Bush le Président qui allait inaugurer le 21ème Siècle. C’était comme si les gourous du clan des néoconservateurs avaient quelque rendez-vous impératif et secret, d’ordre éminemment eschatologique avec l’Histoire….Du moins l’ont-ils laissé accroire.

Et en fait d’Histoire, il y a eu les attentats du 11 Septembre 2001, qui allaient donner le signal du déclenchement de cette nouvelle ère des Croisades qu’on appelle commodément aujourd’hui, “la guerre contre le terrorisme” - avec ou sans qualificatif d’islamiste ou d’international, selon les besoins du moment…..Une espèce de “slogan-argument” qui n’en finit pas de faire recette depuis.

Un slogan-argument qui n’en finit de justifier en effet, toutes les horreurs des guerres de l’Occident en Afghanistan ou en Irak, au Liban ou en Somalie et au Darfour.
Un slogan-argument qui n’en finit pas de justifier toutes les violations des Droits de l’Homme et toutes les tortures physiques et morales comme dans le Camp de Concentration de Guantanamo ou dans la prison d’Abou Ghraïb.
Mais aussi hélas, dans tous les centres de détention et autres lieux de torture implantés dans nos propres pays arabes..

Un slogan-argument qui n’en finit pas d’être invoqué par l’armée d’occupation sioniste en Palestine pour se livrer quasi quotidiennement à des assassinats programmés, ciblant les leaders et les résistants palestiniens, ainsi qu’à des crimes de guerre caractérisés, contre les populations civiles innocentes, y compris des femmes et des enfants.
Un slogan-argument enfin, qui constitue du pain béni pour nos régimes dictatoriaux et mafieux qui - jouant contre leurs propres peuples, de l’appui implicite de leurs protecteurs occidentaux -, n’hésitent plus aujourd’hui, à lancer l’anathème de terrorisme contre tout opposant sérieux, contre toute tentative citoyenne de constituer dans nos pays, de vrais mouvements démocratiques et d’authentiques partis d’opposition qui ne soient pas des partis godillots, à la solde du pouvoir, comme dans notre propre pays, l’Algérie.

Impérialismes mafieux et dictatures corrompues du monde entier, unissez-vous contre les peuples ! Tel semble être aujourd’hui le credo de l’idéologie dominante….

Cependant, et contrairement à l’impression de pessimisme qui pourrait se dégager d’une telle analyse de la situation d’injustices et de violences, prévalant aujourd’hui dans le monde, on a confusément le sentiment que “çà ne peut plus durer”

Et que ni les lamentations et les pleurs des centaines de palestiniennes penchées sur les cadavres de leurs enfants - voire de leurs bébés -, déchiquetés par des obus de chars ou des roquettes d’avions; ni les corps blessés et meurtris dans les camps de la torture, en Israël ou en Europe, à Guantanamo ou en Irak, ni les enlèvements massifs suivis d’exécutions extra judiciaires par des brigades de la mort, sévissant dans la plupart de nos propres pays; ni les attentats préfabriqués tuant aveuglément des centaines d’innocents; ni tant d’autres infamies qui semblent s’acharner contre les faibles de ce monde…ne pourront rester sans expiation historique.

Il y aura nécessairement à travers le monde - et en tout cas dans nos régions -, des bouleversements socio politiques radicaux dont nul ne peut prévoir, ni l’ampleur, ni l’intensité, ni la durée. Mais une chose est sûre, ces bouleversements socio politiques seront à la mesure des injustices, de l’arbitraire et des infamies à réparer. C’est ce qu’on appelle la Justice Immanente. Et cette Justice-là, passera.

C’est une nécessité incontournable qui n’a jamais été démentie par les enseignements de l’Histoire.

Une roquette s’abat sur Israël au moment où Bush parle d’optimisme

Le président George W. Bush a été, peu après son arrivée mercredi à Jérusalem, confronté aux violences israélo-palestiniennes. “Les Etats-Unis se tiendront fermement aux côtés d’Israël aussi bien qu’aux côtés des Palestiniens qui ne partagent pas (la) vision” du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza depuis la mi-juin 2007, a déclaré Bush dont c’est la deuxième visite en Israël depuis le 9 janvier.

Venu à la fois participer aux célébrations du 60ème anniversaire d’Israël et tenter de convaincre Israéliens et Palestiniens de conclure un accord de paix avant la fin de son mandat, en janvier 2009, il a donné en exemple la démocratie israélienne comme un modèle pour le Proche-Orient. “Ce qui s’est passé ici est possible partout ailleurs”, a-t-il proclamé.

Mais sur le terrain, une roquette tirée de la bande de Gaza s’abattait sur un centre commercial d’Ashkelon (sud d’Israël) et faisait 14 blessés, dont trois graves, selon les services de secours israéliens.

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et les Comités de résistance populaire (CRP) ont revendiqué dans des communiqués cette attaque, saluée par la branche militaire du Hamas.

La Maison Blanche a condamné l’attaque “terroriste”. “Il est clair que faire la paix ou aider les gens de Gaza à vivre mieux n’intéresse pas le Hamas”, a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe. “Israël ne pourra tolérer la poursuite d’attaques contre des civils innocents”, a dit de son côté Ehud Olmert à l’issue d’entretiens avec Bush, peu avant l’attaque.

Il a également lancé un sévère avertissement en “espérant” qu’Israël n’aurait pas à utiliser toute la force militaire dont il dispose.

Quatre Palestiniens, dont trois membres du Hamas, ont été tués plus tôt lors d’opérations de l’armée d’occupation à Gaza, selon les services d’urgence palestiniens.

La participation de Bush aux 60 ans d’Israël a en outre suscité des réactions indignées chez les Palestiniens et les Arabes israéliens.

La visite de trois jours de Bush en Israël s’annonçait déjà sous de sombres auspices, avec des négociations de paix qui piétinent, les nouveaux soupçons de corruption qui pèsent sur M. Olmert et d’alarmantes tensions chez le voisin libanais.

A l’occasion de ses entretiens avec Shimon Peres et Olmert, Bush a décrit un accord de paix comme une “vision” à laquelle adhèreraient les Palestiniens “raisonnables”, à la différence de ceux du Hamas dont “l’objectif déclaré (…) est la destruction d’Israël”.

Il a inscrit un tel accord dans le contexte plus large de l’engagement des Etats-Unis en faveur de la démocratie au Proche-Orient.

Il a aussi assuré Israël du soutien des Etats-Unis, Israël face à la “menace existante d’une arme nucléaire iranienne”, et le gouvernement pro-occidental libanais face au Hezbollah, organisation soutenue par l’Iran et la Syrie.

“Le Hezbollah, qui est soi-disant le protecteur des Libanais contre Israël, s’est maintenant retourné contre son propre peuple”, a dit Bush qui a dénoncé la situation au Liban comme une entreprise iranienne pour “déstabiliser cette jeune démocratie”.

>Liban : Encore un coup manqué pour les Américano-sionistes et leurs complices libanais

Ce qui vient de se passer à Beyrouth fait partie d’un plan fomenté par les américano sionistes et leurs complices au sein du gouvernement illégal de la Bande des 4, Saniora, Saad Hariri, Samir Geagea et Walid Jumblatt, pour plonger le Liban dans une nouvelle guerre civile. Les américano sionistes n’ont pas digéré la défaite de l’armée israélienne l’été dernier, contrecarrant sérieusement leur plan hégémonique au Moyen Orient et ont redoublé d’efforts depuis pour déstabiliser le Liban, car pour Tel Aviv comme pour Washington, la route de Téhéran passe toujours par Beyrouth et Damas.

D’abord il y a eu l’assassinat par le Mossad de l’un des principaux dirigeants du Hezbollah, le commandant en chef Imad Moghniyeh, en Syrie début 2008, avec notamment la complicité d’un dirigeant libanais qui, selon l’ancien chef des services secrets israéliens, Aaron Zeevi Farkash, leur a fourni une photo du vrai visage de Moghniyeh (ce dernier était connu pour adopter, par mesure de sécurité afin de déjouer toute tentative d’assassinat, de multiples déguisements et maquillages). Le garde du corps de ce dirigeant libanais avait été formé par Moghniyeh. Lorsqu’on a demandé à Farkash si c’était Jumblatt, il a répondu « pas de commentaire ». Pourtant plusieurs analystes israéliens ont parlé du rôle joué par Jumblatt dans cet assassinat, disant qu’il avait fourni à Israël des informations sur les déplacements de Moghniyeh, via un officier libanais, un de ses fidèles, employé dans un service de sécurité. Le commentateur TV israélien, expert sur le Moyen Orient, Ehud Yaari, a corroboré ce qu’a sous entendu Farkash en disant : «un parti anti-Hezbollah libanais, ainsi que le chef des forces de protection de Walid Jumblatt, Hisham Nasreddine, ont joué un rôle dans l’assassinat du commandant en chef de la Résistance libanaise, Imad Moghniyeh, Jumblatt attaquant verbalement ce dernier, 3 jours avant son assassinat par le Mossad ». Un autre expert israélien pour le Moyen Orient, Benhas Anbar, a confirmé cette information en disant : « il n’y a pas l’ombre d’un doute, le Mossad a assassiné Moghniyeh grâce à une vaste coopération de certains groupes libanais qui ont des intérêts qui rejoignent les intérêts israéliens, dont Walid Jumblatt, qui a violemment attaqué Moghniyeh. »

Ensuite, en avril 2008, plus précisément le 25 avril 2008, les Sionistes avaient prévu d’assassiner le Secrétaire Général du Hezbollah, Sayyed Hasan Nasrallah, mais cette opération, impliquant des forces spéciales libanaises et des services secrets étrangers, a été annulée à la dernière minute. Ces forces spéciales libanaises avaient pour mission de traquer et diriger des tirs israéliens aériens sur la « cible «. Un officier de haut rang israélien a confirmé que les forces aériennes de même que des unités navales anti missiles avaient reçu des ordres d’état d’alerte maximum ce 25 avril. Cette information vient confirmer ce que la chaîne de TV israélienne TV10 a révélé. Elle a dit qu’Israël a annulé au dernier moment une opération extrêmement secrète, seulement connue d’un nombre très restreint de responsables de l’armée et des services secrets. L’expert militaire israélien, Shai Hazkani, a dit à TV 10 que le Hezbollah avait eu vent de l’opération via des écoutes téléphoniques, ce qui a poussé ensuite l’armée israélienne à interdire l’utilisation de téléphones portables par les officiers et soldats israéliens. Farkash, interrogé sur l’annulation de cette opération visant à assassiner le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hasan Nasrallah, a répondu « je ne sais pas pourquoi, mais tuer Nasrallah n’était pas impossible, étant donné la présence de milliers d’informateurs libanais travaillant pour les Américains. Tout est perdu maintenant. 3 ans d’efforts par des groupes internationaux et arabes pour collecter des renseignements ont été anéantis en une nuit. La plupart des agents de renseignements ont quitté Beyrouth, et les Libanais ne sont plus en mesure de se déplacer sous couvert de leurs activités quotidiennes, chacun selon son rang, dans les services de sécurité. L’Occident a perdu énormément quand le Hezbollah a surpris leurs alliés.

Walid Jumblatt et Samir Geagea se sont rendus récemment aux Etats-Unis, ce dernier ayant été reçu en grande pompe par le lobby pro sioniste juif américain. Les « Forces Libanaises » de Geagea - qui a un long passé fasciste, lui et ses Phalanges Chrétiennes, de collaboration avec les Sionistes pendant la guerre du Liban 1982-2000, et notamment dans les massacres de Sabra et Shatila -ont été formées par l’armée israélienne, comme l’a dit l’ancien chef des renseignements israéliens Farkash, annonçant d’ailleurs ce qui s’est passé ces derniers jours « Israël a fourni aux hommes des forces Libanaises (de Samir Geagea) le meilleur entraînement qu’il soit et ils apparaîtront dans les confrontations futures. Les combattants des Forces Libanaises tiendront le plus longtemps possible face au Hezbollah, mais elles seront finalement vaincues ». Walid Jumblatt quant à lui, a participé à des rencontres secrètes à Washington avec le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, et Moshe Kaplinski, sous chef d’état major. Lors de ces rencontres, Jumblatt s’est plaint auprès des Israéliens qu’ils n’aient pas réussi à écraser le Hezbollah lors de la guerre de l’été 2006.

Walid Jumblatt rend d’énormes services aux renseignements israéliens

Jumblatt est à la tête du parti druze libanais, le Parti Socialiste Progressif, ce qui explique le soutien dont il bénéficie de la part de l’Internationale Socialiste et des socialistes français qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez en matière de politique étrangère en ce qui concerne le Liban, comme on la vu avec les déclarations récentes de soutien à Jumblatt de Bertrand Delanoé.

Jumblatt a souvent publiquement fourni des informations sensibles concernant la Résistance Libanaise à Israël, par médias interposés. Ses discours constituent depuis longtemps une forme de collaboration ouverte avec le renseignement israélien, tant sur le plan politique que sur le plan militaire. L’étincelle qui a provoqué l’embrasement de ces derniers jours, c’est lui qui l’a allumée. Jumblatt quelques jours avant les violents accrochages à Beyrouth, a accusé la semaine dernière le Hezbollah d’avoir crée un réseau parallèle de communications, livrant des détails de ce réseau. « Des communications relient Beyrouth au Sud Liban à la Bekaa à l’Ouest et à la région de Jizzeen de même qu’à Baalbek et Hermel ». « La chose la plus dangereuse c’est que le ministre des télécommunication libanais a découvert que le Hezbollah a étendu son réseau de communications à travers le Liban pour protéger le Hezbollah des écoutes US et israélienne. » a révélé l’expert israélien sur le Moyen Orient, Oded Granot, en écho aux déclarations de Jumblatt.

Le Hezbollah considère ce réseau de communications comme une protection contre des attaques américano sionistes, notamment contre ses cadres, et comme une stratégie indispensable à la Résistance Libanaise, ce qui lui a d’ailleurs été particulièrement utile l’année dernière lors de l’attaque israélienne contre le Liban. C’est la décision du gouvernement fantoche de Saniora de déclarer ce réseau illégal, et d’exiger son démantèlement qui a déclanché les affrontements, le Secrétaire Général du Hezbollah répondant qu’il s’agissait là d’une déclaration de guerre. Le provocateur c’est bel et bien Jumblatt, c’est lui qui, en jetant de l’huile sur le feu, a suscité la réaction de ce gouvernement dont lui et Geagea tirent les ficelles en coulisse pour le compte des américano sionistes.

Une autre information que Jumblatt a fourni aux israéliens sur un plateau d’argent, concernait l’acheminement d’armes à la Résistance libanaise, via la Syrie, Jumblatt exigeant que le contrôle de la frontière entre la Syrie et le Liban passe sous contrôle international. Au cours de l’une de ses nombreuses interviews, Jumblatt s’est interrogé tout haut : « hier, quelques 20 camions remplis d’armes sont entrés au Liban. Pourquoi ses armes et munitions sont-elles envoyées au Liban via la frontière libano syrienne ? » Bien sûr les israéliens n’ont pas manqué de se saisir de cette information pour envoyer des avions de reconnaissance, un prétexte pour violer une nième fois la souveraineté aérienne du Liban, et en écho aux déclarations de Jumblatt, d’exiger plus de fermeté de la part du CSONU.

La rhétorique détaillée utilisée par Jumblatt sert de base aux discussions stratégiques militaires entre l’armée sioniste et américaine. Ainsi Jumblatt a-t-il évoqué des zones de sécurité et des points de passage entre la Bekaa et le Sud : «Le Sud est une zone, Baalbek-Hermel en est une autre, et c’est la même chose pour Jizzeen et le Mont Liban ». Le ministre des transport israélien, Shaul Mofaz, qui a été ministre de la Défense sous Ariel Sharon et avant cela chef d’état major de l’armée israélienne, a utilisé ces informations au cours de sa récente visite à Washington pour ses entretiens avec les militaires américains dans le cadre des rencontres dites de « dialogue stratégiques » qui ont lieu régulièrement.

C’est aussi Jumblatt qui a le premier attirer l’attention sur l’aéroport de Beyrouth, accusant le Hezbollah d’avoir place une caméra pour espionner la piste d’envol utilisée par les jets privés de hauts responsables, et de contrôler ainsi le trafic aérien sur cette piste, insinuant qu’il pourrait s’y produire des incidents sécuritaires voire des assassinats. Samir Geagea avait fait les mêmes allusions auparavant. Ces prophéties semble plutôt une indication que les forces étrangères avec la complicité de certains collaborateurs libanais sont de nouveau à l’œuvre pour planifier de tels actes et les exécuter en pointant un doigt accusateur en direction du Hezbollah, qui visé, pourrait être traduit devant le Tribunal International prévu pour juger l’affaire Hariri et d’autres affaires d’assassinat au Liban. Cette accusation de Jumblatt a conduit le gouvernement fantoche de Saniora à demander la révocation du brigadier général à la tête de la sécurité de l’aéroport, Wafiq Shqeir, réputé proche du Hezbollah. C’est la deuxième étincelle qui a mis le feu aux poudres et provoqué les affrontements.

Les médias ont accusé le Hezbollah d’être à l’origine de ces affrontements relayant la propagande américano sioniste, mais, si on suit la chaîne des évènements et discours des agents provocateurs libanais, Geagea et Jumblatt, et les complicités dont ils bénéficient chez leurs partenaires de la Coalition actuelle au pouvoir dite du 14 mars, Saniora et Saad Hariri, on voit qui sont les vrais responsables et coupables. Mais comme l’a dit Farkash : « nous avons conseillé la CIA de ne pas compter sur Walid Jumblatt ou Saad Hariri, parce que nous les avons testé en 2006, et ils se sont révélés incapables face au Hezbollah ». Et c’est effectivement ce qui s’est passé ces derniers jours, leur tentative pour déclancher une deuxième guerre civile au Liban, en accusant le Hezbollah d’en être responsable, a échoué.

Ce qui s’est joué sur le terrain se résume ainsi: mercredi des manifestations pour protester contre l’augmentation des prix ont dégénéré en affrontements entre factions des différents partis. Le gouvernement de Saniora en a profité pour prendre ces décisions hostiles au Hezbollah (illégalité du système téléphonique, ordre de démantèlement, et révocation du brigadier général Wafiq Shqeir). Le secrétaire général du Hezbollah a aussitôt répondu en disant qu’il s’agissait d’une déclaration de guerre. La Coalition au pouvoir du 14 mars a essayé de donner à ses affrontements un caractère ethnique, alors que les affrontements ont eu lieu principalement entre les forces armées de Saad Hariri, celles de Geagea et Jumblatt, et les combattants du Hezbollah qui ont vite pris le dessus, plus vite même que ce qu’avait prévu Farkash, laissant ensuite l’armée libanaise occuper les endroits nettoyés dans Beyrouth Ouest.

Ce « coup » raté est un échec cuisant pour le gouvernement fantoche de Saniora, incapable de diriger le Liban, seulement d’organiser des coups foireux pour obéir à ses commanditaires américano sionistes. Cela rappelle le coup raté de Mohammed Dahlan et Mahmoud Abbas de l’OLP, contre le Hamas l’année dernière à Gaza, les planificateurs étant les mêmes.

Saniora vient d’ordonner à l’armée de se déployer et de rétablir l’ordre, ce que celle-ci avait déjà entrepris de faire. L’armée libanaise, sous les ordres du général Suleiman, qui devrait normalement être élu comme président du Liban si les américano sionistes n’avaient pas jusqu’à présent empêché cette élection, a donné l’ordre aux groupes armés d’évacuer les rues et s’est déployée dans les endroits sensibles. L’armée Libanaise a révoqué les deux mesures prises par le gouvernement illégal de Saniora, rétablissant dans ses fonctions le brigadier général Wafiq Shqeir, et assurant la Résistance libanaise que son réseau de communication ne serait pas démantelé. Le général Michel Aoun, à la tête du Free Patriotic Movement, a déclaré que « ce qui s’était passé est une victoire pour le Liban et sa Constitution ». Il assuré les Libanais que personne ne serait visé «mais que certains responsables devront faire face à leurs responsabilités politiques ».

Echec américano sioniste

Ces affrontements ont eu lieu à quelques jours de la visite du président US George W. Bush au Moyen Orient. L’un des objectifs de Bush dans la région c’était de « stabiliser » la Liban. Ces deux dernières années, l’Administration Bush a dépensé 1.3 billions de dollars pour soutenir le gouvernement Saniora, dont 400 millions destinés à renforcer les forces de sécurité libanaises. Bush devait rencontrer Saniora au Caire à la fin de sa visite, mais ce n’est pas certain que cette rencontre puisse avoir lieu, Saniora n’étant pas assuré de pouvoir quitter Beyrouth, toujours pour l’instant retranché dans le « Grand Sérail ». Incapable de faire progresser la résolution du conflit israélo palestinien parce que se refusant à faire pression sur Israël, confronté à son échec en Irak, et ce « coup » raté au Liban, avec en plus un pétrole à 126 dollars le baril, c’est un échec cuisant pour l’Administration Bush.

Côté israélien, le premier ministre Ehud Olmert est sur le point d’être inculpé pour des malversations financières, il est peut probable que des élections anticipées puissent avoir lieu, car les différents partis au pouvoir et dans l’opposition ne sont pas prêts à affronter le verdict des urnes.

Les deux administrations, américaine et israélienne, sont aux abois, donc dangereuses, car elles peuvent choisir la fuite en avant en s’engageant dans une guerre avec l’Iran qui embraserait toute la région et aurait des conséquences mondiales. Les médias avertissent déjà les opinions publiques mondiales en pronostiquant un baril de pétrole à 200 dollars, simple mise en condition mentale.

Le Magazine Américan Conservative vient de publier un cours article de Philip Giraldi intitulé « la guerre contre l’Iran pourrait être plus proche que ce que vous pensez » et avertit que le Conseil de Sécurité Nationale US a donné son accord de principe pour mettre à exécution un plan d’attaque d’un camp iranien dirigé par les forces armées iraniennes Al Qods, près de Téhéran. Le seul haut responsable US à s’être opposé à cette décision dans l’immédiat c’est l’actuel secrétaire à la défense US, Robert Gates. Selon cet article, la décision de lancer cette attaque serait liée à la dégradation de la situation au Liban, l’Administration Bush craignant que le Hezbollah ait main mise sur la situation politique suite aux évènements de ces derniers jours. Cette attaque devrait être aussi ciblée et précise que possible, visant essentiellement Al Qods. La décision d’exécution du plan d’attaque n’est pas définitive, le président doit encore en donner l’ordre, après la fin de tous les préparatifs.

La presse israélienne (Jérusalem Post), elle, fait état du feu vert donné par George Bush au gouvernement israélien, pour lancer une grande offensive contre le Hamas à Gaza, une fois son voyage au Moyen Orient terminé.

Planete non-violence

>Déluge de menaces américaines contre l’Iran

Lors d’une conférence de presse mardi, le président américain George Bush a rendu parfaitement claire la menace contre l’Iran, contenue dans le communiqué de la CIA, la semaine dernière, sur un prétendu réacteur nucléaire syrien. Tout en lançant un avertissement à la Syrie, et à la Corée du Nord qui selon le rapport aurait aidé à la construction du bâtiment, il a déclaré que les États-Unis « lançaient un message à l’Iran, et en fait au monde entier, concernant la déstabilisation que causerait une prolifération nucléaire au Moyen-Orient. »

Alors que Bush n’a pas expliqué en quoi consistait le « message », le contexte le rend parfaitement clair. En septembre dernier, des chasseurs israéliens avaient démoli ce bâtiment lors d’une agression délibérée, sans qu’il y ait eu provocation, qui aurait pu déclencher une guerre plus importante. L’administration des États-Unis, qui à n’en pas douter avait donné le feu vert à l’attaque, a fait état la semaine dernière d’informations non corroborées impliquant que ce bâtiment abritait un réacteur inachevé et que la Syrie essayait de construire une arme nucléaire. La menace implicite contre Téhéran est la suivante : les États-Unis et Israël sont également prêts à détruire des installations iraniennes.

Aucune des informations américaines et israéliennes rendues publiques la semaine dernière n’implique Téhéran dans le projet de réacteur nucléaire attribué à la Syrie. Alors, pourquoi réserver un commentaire spécifique à l’Iran ? En ce qui concerne la prolifération nucléaire, Israël est le seul pays de la région qui ait un stock d’armes nucléaires, et les alliés des États-Unis dans la région - l’Arabie Saoudite, l’Égypte et la Turquie - ont tous annoncé des projets de réacteur nucléaire. En nommant l’Iran, Bush a non seulement souligné l’hypocrisie de sa position, mais il a aussi confirmé que Téhéran figurait en tête de liste des cibles américaines.

Le « message » envoyé à l’Iran est arrivé le jour même où un second porte-avions américain, l’USS Abraham Lincoln, arrivait dans le golfe Persique, accompagné d’une flottille comprenant deux destroyers lance-missiles, l’USS Momsen et l’USS Shoup. L’USS Harry Truman a quitté le Golfe, mais il reste dans la zone couverte par l’US Central Command [Commandement interarmées de combat] qui englobe le Moyen-Orient et l’Asie centrale.

Le secrétaire à la défense, Robert Gates, a minimisé le déploiement en disant qu’il était prévu depuis longtemps. « Je ne pense pas que nous aurons deux porte-avions là-bas pendant une longue période. Donc, je ne le considère pas comme une escalade », a-t-il dit, mais il a ajouté d’un ton plein de sous-entendus que cela pouvait être vu comme un « rappel » adressé à l’Iran. Vendredi dernier encore, le président du Comité des chefs d’états-majors interarmées, l’amiral Michael Mullen, a qualifié Téhéran d’« influence de plus en plus mortelle et pernicieuse » en Irak et a insisté sur le fait que « ce serait une erreur [pour l'Iran] de penser que nous sommes à court de capacités de combat ».

Le potentiel des États-Unis à créer une provocation maritime dans le golfe Persique a été mis en lumière en janvier lorsque l’administration Bush a délibérément exagéré une rencontre entre des navires de guerre américains et des hors-bord iraniens. En s’appuyant sur un compte-rendu américain très douteux de l’incident, le président Bush a accusé l’Iran d’un « acte de provocation » et l’a averti des « conséquences dangereuses » si des navires de guerre américains étaient attaqués.

Vendredi dernier, une équipe de la sécurité maritime américaine à bord d’un navire de transport - le Westward Venture, engagé par les États-Unis - a effectué des tirs d’avertissement sur deux bateaux non identifiés qui approchaient du navire. Les bateaux ont quitté la zone après ce que la marine américaine a décrit comme « quelques rafales » de mitrailleuses. Plus tôt ce mois-ci, l’armée américaine avait affirmé que trois petits bateaux iraniens avaient approché l’USS Typhoon « d’une manière menaçante », l’un d’eux jusqu’à moins de 200 mètres, avant d’être rappelés. Les autorités iraniennes ont rejeté les allégations américaines.

Les remarques de Mullen sur « l’influence mortelle et pernicieuse » de Téhéran en Irak constituent une autre allégation américaine sans fondement, régulièrement recyclée comme prétexte possible pour une attaque contre l’Iran. Alors que Washington accuse l’Iran d’armer et d’entraîner de prétendus groupes spéciaux pour qu’ils attaquent les troupes américaines et irakiennes en Irak, les seules preuves rendues publiques à ce jour consistent en un étalage d’armes de facture iranienne, prétendument fournies par la force Al-Quds des Gardiens de la révolution iraniens (GRI).

Plusieurs journaux américains ont déjà rapporté que le commandant américain en chef en Irak, le général David Petraeus, a ordonné la constitution d’un nouveau « dossier » sur les interférences iraniennes en Irak. Cependant, d’après ce qui est décrit, les nouvelles preuves ne seront pas plus concluantes que les anciennes, un étalage d’armes de facture iranienne récente qui prouvent difficilement l’implication du régime iranien dans une région inondée par les marchés d’armes illégales.

Il a été annoncé la semaine dernière que le général Petraeus remplacera l’amiral William Fallon en tant que chef de l’US Central Command. Fallon avait démissionné le mois dernier après avoir fait montre de son opposition à peine voilée aux menaces d’action militaire répétées de l’administration Bush contre l’Iran. Petraeus, qui a joué un rôle essentiel dans la stratégie américaine des « renforts » (surge) en Irak, a mis en évidence son attitude belliciste lorsqu’il a admis pendant un témoignage devant le congrès au début du mois que l’Iran était « responsable de la mort de centaines de soldats américains ».

Vendredi dernier, Asia Times a rapporté que Petraeus tenait en fait le rôle de chef du Central Command depuis des mois. Il s’est rendu dans cinq pays du Moyen-Orient depuis septembre dernier, - la Jordanie, le Koweït, Bahreïn, la Turquie et les Émirats arabes unis - une tâche qui aurait normalement dû être accomplie par Fallon.

Un concert de menaces

Les Etats-Unis émettent un concert croissant d’accusations et de menaces contre l’Iran à tout propos, depuis ses « ingérences » en Irak et son hypothétique programme d’armes nucléaires jusqu’aux liens de Téhéran avec des groupes comme l’organisation chiite libanaise du Hezbollah et le groupe palestinien Hamas, qui sont considérés par Washington comme des « terroristes. » Tout le monde dans l’administration Bush et au Pentagone semble chanter le même refrain.

Dimanche, en Irak, le porte-parole de l’armée américaine, le contre-amiral Patrick Driscoll a accusé à nouveau l’Iran d’armer et d’entraîner des groupes qui tiraient des roquettes depuis les lotissements de Sadr City à Bagdad. Sans avancer l’ombre d’une preuve, il a déclaré : « Les Iraniens continuent à entraîner les Irakiens et à financer leurs réseaux et cela va continuer à se développer avec le temps… Donc, avec le temps, s’ils poursuivent cette activité cela va créer une plus grande influence et cela va mener à plus d’interférences dans les affaires internes de l’Irak. »

Lundi, le directeur de la CIA, Michael Hayden, a évoqué le spectre d’une Syrie disposant de l’arme nucléaire pour justifier le raid israélien de septembre dernier. Aucune preuve concluante n’a été rendue publique qui démontrerait que le bâtiment détruit était un réacteur, ou qu’il était près d’être achevé. La CIA n’a pas expliqué où Damas irait se fournir en combustible nucléaire, ni n’a fourni de preuves de ce que la Syrie voulait construire une bombe. Pourtant, selon Hayden, « au terme d’une année de fonctionnement [après qu'ils aient alimenté le réacteur en combustible] ils auraient produit assez de plutonium pour une ou deux armes ». La remarque ne visait pas tant la Syrie que l’Iran, qui a refusé de se plier aux exigences américaines de fermer ses installations d’enrichissements d’uranium et de mettre fin à la construction d’un réacteur de recherche.

Le même jour, dans un rapport au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur américain Zalmay Khalilzad a demandé à nouveau que « l’Iran et la Syrie… arrêtent l’afflux d’armes et de combattants étrangers en Irak, et leur influence pernicieuse en Irak ». Il a répété les allégations selon lesquelles la force Al-Quds persistait « à armer, entraîner et financer des groupes armés illégaux en Irak », déclarant : « cette aide mortelle fait peser une menace sérieuse sur les forces irakiennes et multinationales et sur la stabilité et la souveraineté de l’Irak ».

Mardi, dans des remarques adressées au Comité juif américain, la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice a apporté un soutien complet au refus israélien de négocier avec le Hamas, déclarant « A notre plus grande inquiétude, les dirigeants du Hamas servent de plus en plus de combattants de l’ombre à un régime iranien qui déstabilise la région, cherchant à obtenir une capacité nucléaire et proclamant le désir de détruire Israël. » Elle s’en est prise à une « ceinture de l’extrémisme » qui s’étendrait du Hamas et du Hezbollah à l’Irak et l’Afghanistan, qui serait « soutenue principalement par l’Iran et dans une certaine mesure par la Syrie, mais particulièrement l’Iran ». Elle a prévenu que « [Cela] donne à ce conflit une dimension régionale qu’il n’avait pas auparavant ».

Mercredi, le département d’État américain a publié un rapport classant l’Iran comme le « plus actif » et le « plus important » des États qui soutiennent le terrorisme. Tout en mentionnant aussi la Syrie, la Corée du Nord, Cuba et le Soudan, le rapport souligne le soutien allégué de l’Iran au « terrorisme », affirmant qu’il visait à « dissuader les attaques américaines ou israéliennes, faire diversion et affaiblir les États-Unis, augmenter l’influence régionale de l’Iran par l’intimidation, et aider à expulser les États-Unis hors du Moyen-Orient ».

Le déluge croissant de la propagande américaine ressemble à s’y méprendre aux mensonges utilisés pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003. La technique du mensonge le plus gros, la répétition sans fin d’accusations non fondées comme s’il s’agissait de faits, est à nouveau employée. Un dossier de la CIA sur le réacteur nucléaire de la Syrie doit être suivi par un autre sur les interférences iraniennes en Irak. Les alliés de droite de l’administration Bush et qui se font entendre, proclament déjà que la Maison-Blanche doit répliquer à cette « guerre par personnes interposées » de l’Iran contre les États-Unis en Irak.

Des plans de guerre sont en train d’être dépoussiérés et refaits. Lors de ses commentaires de vendredi dernier, le président du Comité des chefs d’états-majors interarmées, l’amiral Michael Mullen, a révélé que le Pentagone dressait des plans pour « de potentiels programmes d’actions militaires » contre l’Iran. Un article dans le New York Times de samedi relatait que « l’administration Bush a, en fait, envisagé d’attaquer les camps d’entraînement, les abris et les dépôts d’armes en Iran » utilisés pour entraîner les insurgés irakiens. Le journal affirmait que les raids américains contre l’Iran étaient hors de question « pour l’instant ».

CBS News a cependant publié mardi un rapport qui fait froid dans le dos, indiquant que le délai pour des raids sur l’Iran pouvait être assez court. Citant un officier américain resté anonyme, l’article affirmait que le Pentagone avait donné des ordres pour développer de nouvelles options pour attaquer l’Iran. Il a ajouté : « Les cibles comprendraient tout ce qui va des usines où sont fabriquées les armes aux quartiers généraux de l’organisation qui se fait appeler la Force Al-Quds qui dirige les opérations en Irak. »

Selon CBS : « plus tard dans la semaine, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki doit présenter aux Iraniens des preuves de leurs ingérences et en demander la fin. Si cela ne produisait aucun résultat, le département d’État a commencé à élaborer un ultimatum ordonnant aux Iraniens d’y mettre fin - sinon… »

Un porte-parole du Pentagone a officiellement rejeté ce rapport. Pourtant, il ne fait aucun doute que la campagne de propagande actuelle contre l’Iran indique la suite des événements : le risque que l’administration Bush lance une nouvelle guerre d’agression criminelle au Moyen-Orient dans une folle tentative d’asseoir les intérêts économiques et stratégiques américains dans cette région riche en ressources énergétiques.

Al-Qaeda assassine 6 soldats dans une embuscade en Algérie

Un groupe terroriste appartenant à la première région d’Al Qaïda a assassiné 6 soldats dans une embuscade à Médéa, et il s’est emparé de leurs armes et de leur tenue militaire. Selon des sources sécuritaires, l’opération terroriste a été perpétrée afin de desserrer l’étau sur les terroristes encerclés dans les fiefs de Boumerdés.

Des sources de la région de Derrak, située sur les frontières entre Médéa et Aïn Defla, ont indiqué qu’un groupe terroriste au nombre important a tendu, avant-hier après-midi, une embuscade à une patrouille de l’armée qui effectuait une mission de routine sur la route reliant Derrak à Aïn Dalia, à l’extrême-ouest de Médéa.

Les sources ont précisé que l’embuscade a causé la mort de six soldats, alors que d’autres s’en sont sortis sains et saufs, après une courte altercation armée avec les assaillants, qui ont pu quitter les lieux de l’opération.

Les sources ont ajouté, se rapportant à des témoins de la région, que les agresseurs se sont emparés des armes des soldats assassinés qu’ils ont déshabillés, pour utiliser leurs vêtements dans des faux barrages. Les mêmes sources ont ajouté que des renforts militaires ont rejoint les lieux, quelques minutes après l’embuscade, et l’on a entendu plusieurs coups de feu; il s’est avéré plus tard que l’armée a repris ses affrontements avec les terroristes à l’intérieur de la forêt.

Des sources de Médéa, qui suivent l’activité des terroristes, ont indiqué que l’embuscade a été tendue par des éléments de la première région de l’organisation d’Al Qaïda au Maghreb islamique, qui comprend les deux wilayas de Aïn Defla et Médéa principalement. Ces sources pensent que l’opération a été concoctée par l’ « émir » de la région « Assem Abou Hiyane », qui dirige les éléments du Groupe sunnite de la prédication et l’information, qui était commandé par Ahmed Souane, et qui a annoncé son unification avec le Groupe Salafiste pour la prédication et le combat en 2004.

Source : El-Khabar

Israël et les Etats-Unis ont voulut assassiner Hassan Nasrallah le 25 avril dernier

Le gouvernement de Fouad Sanioura a commis une erreur grave, plutôt mortelle, en prenant à la hâte des décisions concernant la Résistance et le Hezbollah, dont la plus importante est l’arrêt du réseau téléphonique qui fut concédé à la résistance pour des raisons stratégiques. Pourquoi ces décisions furent-elle fatale? Parce qu’elles ont fait suite à des nouvelles parues en Israël sur l’échec d’une opération contre la Banlieue sud de Beyrouth qui aurait dû avoir lieu le 25 avril et dont le but était l’assassinat de Hassan Nasrallah et de son état-major… Opération passant justement par l’Aéroport international de Beyrouth.

Il est à penser que ce sont les Etats-Unis qui ordonnèrent de telles mesures, même si c’est Walid Joumblat qui mit le feu à la poudre en menant une campagne outrancière contre le réseau de communications du Hezbollah et en demandant, en plus, le départ d’un officier de l’armée ami de ce parti, par suite de la présence d’une caméra dirigée vers la piste 17 de l’AIB…

En effet, comme je l’avais signalé alors, la venue de David Walsh, conseiller de Condoleeza Rice, avait exacerbé les tensions déjà existantes. De même, il ne faut pas oublier ni les agissements de certains gouvernements européens, dont celui de Berlusconi, qui demandent un changement radical dans le rôle de la Finul renforcée et son déploiement sur les frontières avec la Syrie, ni les changements opérés sur le terrain par la Finul dans certains secteurs du Liban sud (je vous avais parlé de cela aussi).

D’ailleurs, aujourd’hui, et pendant que les ministres arabes des affaires étrangères étaient réunis, le même David Walsh est venu en hâte au Caire où il a rencontré Amro Moussa pour demander une décision musclée contre le Hezbollah et la Syrie concernant les événements sanglants du Liban. Il faut dire que Washington voudrait faire payer au Liban, au Hezbollah surtout, la cuisant défaite de l’été 2006; et comme Israël n’est pas prêt à recommencer, la consigne est de faire en sorte que ses amis libanais et arabes (les Saoudiens, Egyptiens, Jordaniens et autres) puissent faire en sorte de mettre ce parti hors d’état de nuire. C’est ainsi que nous comprenons l’assassinat de Imad Moghnieh, l’opération du 25 avril et toutes les violations qui se font quotidiennement contre notre territoire, en plus des campagnes virulentes menées par Saad Hariri et Walid Joumblat contre Damas, Téhéran et le Hezbollah.

Bien entendu, l’opposition est aussi fautive, parce que la réaction de Hassan Nasrallah, si elle est compréhensible quant à sa volonté de défendre ses armes, a abouti à ce de quoi nous avions peur depuis la fin de l’agression israélienne en 2006, à savoir : une guerre sunnite-chiite, ou ce que j’avais appelé, il y a deux ans, l’irakisation du Liban, surtout que les fondamentalistes sunnites, dont Al Qaëda et autres factions du genre, sont désormais bien présents au Liban (cf. ce qui s’est passé à Nahr elBared avec le Fath alIslam).

Les combats font tache d’huile; et, même s’ils s’arrêtent, les esprits sont survoltés et l’engrenage est déjà mis en route. La guerre civile ou une de ses formules a commencé, même si les opposants à Sanioura disent que c’est une guerre de la Résistance contre le projet étasunien dans la région.

La seule issue possible, qui doit être rapide, est un retour au dialogue, mais nous pensons qu’un dialogue interconfessionnel ne va pas aboutir ou, s’il aboutit, ne fera pas long feu.

Il faut ouvrir le dialogue à toutes les forces politiques, dont les forces non confessionnelles, et à tous les représentants de la société civile (dont, surtout, les syndicats). Les bases de ce dialogue seront:

1. L’élection d’un nouveau président de la République.

2. La formation, au même moment, d’un gouvernement de transition dont la tâche sera:

- La formation de la Haute commission pour la suppression du confessionnalisme, selon le contenu de l’Accord de Taëf.

- L’instauration d’une nouvelle loi électorale non confessionnelle.

- La restauration du Conseil économique et social afin d’étudier les mesures nécessaires pour faire sortir le Liban de la crise dans laquelle il se trouve.

- La mise au point d’une vision claire sur les relations syro libanaises.

Ce gouvernement aura six mois pour réaliser la mission qui lui échoit.

Nous pensons que ces points constitueront le minimum possible. Sinon, le Liban va sombrer, une fois de plus, dans le chaos.

Il est nécessaire que les forces politiques de la gauche européenne, que le PCF surtout, fassent campagne dans ce sens.

Source : Parti Communiste Libanais

La visite de Bush au Proche-Orient suscite peu d’espoir

George W. Bush revient au Proche-Orient à partir de mardi pour tenter d’obtenir un accord de paix israélo-palestinien avant de quitter la Maison Blanche en janvier. Mais les négociations n’ont guère avancé depuis que Bush les a relancées en novembre 2007 et les espoirs alors soulevés sont largement retombés.

Si les rencontres quasi quotidiennes entre les négociateurs israéliens et palestiniens constituent les premières discussions substantielles depuis plus de sept ans, elles se déroulent dans un contexte difficile, même sans prendre en compte l’explosion de violence au Liban voisin.

Les Palestiniens considèrent comme autant de provocations les projets israéliens de construction à Jérusalem et en Cisjordanie, et les Israéliens critiquent les services de sécurité palestiniens, ce qui fournit des arguments aux “faucons” opposés à la paix dans les deux camps.

En outre, les dirigeants sont fragilisés. Ehoud Olmert est mis en cause dans de nouvelles affaires politiques qui pourraient le forcer à la démission, et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne contrôle plus que la Cisjordanie depuis que le Hamas s’est emparé de la Bande de Gaza en juin 2007. L’objectif de parvenir à un accord de paix définitif pour la fin de l’année, accepté par les deux hommes lors de la conférence d’Annapolis aux Etats-Unis en novembre, paraît donc de moins en moins réaliste.

Condoleezza Rice s’est d’ailleurs montrée prudente sur les chances de succès lors de sa visite dans la région il y a plus d’une semaine. Elle a souligné que Washington, qui ne s’était jamais autant impliqué dans le dossier depuis l’arrivée de Bush à la Maison Blanche en 2001, n’intervenait qu’en tant que médiateur et non architecte de la paix. Elle n’a présenté aucune proposition spécifique, mais plusieurs pistes se dessinent.

L’une d’elles consisterait pour les négociateurs à élaborer une déclaration d’étape décrivant les progrès réalisés dans les discussions et fournissant, dans l’idéal, des précisions sur les frontières du futur Etat palestinien. Rice a laissé entendre que cette question pourrait se révéler relativement simple à régler si chaque partie renonce à certaines de ses revendications territoriales.

George Bush et Ehoud Olmert devraient évoquer cet objectif de tracé d’un Etat palestinien dans un discours public. Bush rencontrera Mahmoud Abbas en Egypte à la fin de son voyage, mais aucun rendez-vous tripartite n’est inscrit à son programme officiel, ce qui suggère qu’ils n’escomptent pas une percée immédiate.

De toute façon, il pourrait être mal vu pour Olmert de se rendre dans un Etat arabe en plein 60e anniversaire de la création d’Israël, tout comme l’image de M. Abbas pourrait souffrir d’un déplacement dans l’Etat hébreu 60 ans après ce que les Palestiniens qualifient de “Catastrophe”. Ils commémorent la “Naqba” le 15 mai, le jour où le président Bush s’exprimera au Parlement israélien, la Knesset.

George Bush ne dispose plus que de quelques mois pour régler l’un des conflits les plus complexes de la planète. Mais même s’il obtenait un accord de paix israélo-palestinien, sa mise en oeuvre serait limitée, voire impossible, tant que le Hamas dirige la Bande de Gaza et que ses miliciens tirent des roquettes sur Israël. Un haut responsable du renseignement égyptien essayait lundi d’arracher une trêve de six mois pour la Bande de Gaza.

Source : Al-Oufok

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